L’armée israélienne a confirmé, le 17 janvier 2026, une série de frappes ciblées à travers la Bande de Gaza, menées en réponse directe à une violation flagrante du cessez-le-feu survenue plus tôt dans la semaine à l’ouest de Rafah. Selon un communiqué conjoint de Tsahal et du Shin Bet, plusieurs terroristes appartenant au Hamas et au Jihad islamique palestinien ont été éliminés.
Cette opération, soigneusement documentée et désormais autorisée à la publication, illustre la fragilité persistante du cessez-le-feu et la détermination d’Israël à neutraliser toute tentative de reprise des attaques armées contre ses forces.
Une attaque armée à Rafah déclenche la riposte
Selon les informations officielles, l’incident initial s’est produit dans la région occidentale de Rafah, lorsqu’un groupe de terroristes armés a ouvert le feu sur un véhicule blindé de Tsahal, en violation directe des engagements du cessez-le-feu en vigueur.
Cette attaque n’a pas été interprétée comme un incident isolé, mais comme un acte délibéré visant à tester les limites de la trêve et à rétablir une capacité offensive sur le terrain. Tsahal et le Shin Bet ont alors déclenché une réponse ciblée, proportionnée et immédiate, conformément aux règles opérationnelles définies dans le cadre de l’accord.
Des cibles de haut niveau éliminées
L’opération israélienne a permis l’élimination de plusieurs figures clés des structures terroristes opérant dans le centre de la bande de Gaza.
Parmi les terroristes neutralisés figure Muhammad Hamed Muhammad Khuli, commandant du département des opérations des camps centraux du Hamas. Présent depuis des décennies au sein de la brigade des camps centraux, Khuli occupait un rôle stratégique majeur dans la planification et la coordination des activités militaires du Hamas dans la région.
Selon Tsahal, il a été profondément impliqué dans les préparatifs du massacre du 7 octobre, et supervisait également les terroristes responsables de l’attentat du 6 février 1995 au barrage routier de Nahal Oz, au cours duquel Yevgeny Gromov avait été assassiné.
Un coup dur pour les capacités de roquettes du Jihad islamique
Une autre cible majeure éliminée lors des frappes est Ashraf Adnan Muhammad al-Khatib, commandant de l’arsenal de roquettes et de missiles du Jihad islamique palestinien dans la zone des camps centraux.
Ce responsable était directement chargé du déploiement, de la maintenance et de l’amélioration des capacités balistiques de l’organisation terroriste, destinées à frapper Israël. Son élimination constitue, selon les services de sécurité israéliens, un affaiblissement significatif de la capacité de nuisance du Jihad islamique dans le centre de la bande de Gaza.
Neutralisation d’un expert du tir de précision
Parmi les autres terroristes éliminés figure également Saeed Khaled Ali Abd al-Rahman, chef de l’unité de sniping du bataillon Deir al-Balah du Hamas, au sein de la brigade des camps centraux.
Décrit comme une source de savoir opérationnel essentielle, Abd al-Rahman formait et coordonnait des équipes spécialisées dans les tirs de précision contre les forces israéliennes. Sa neutralisation prive le Hamas d’une capacité tactique critique, notamment dans le cadre d’attaques ciblées contre des unités déployées en zone sensible.
Démantèlement d’infrastructures terroristes en reconstruction
Dans une frappe distincte, Tsahal a également éliminé deux terroristes du Hamas qui opéraient à la reconstruction d’infrastructures terroristes, en violation directe des termes du cessez-le-feu.
Selon le communiqué, ces infrastructures étaient destinées à restaurer des capacités opérationnelles détruites précédemment, démontrant que malgré les engagements officiels, les organisations terroristes poursuivent activement leurs préparatifs militaires.
Un message clair : la trêve n’est pas une immunité
Tsahal souligne que ces éliminations ont considérablement dégradé la capacité du Hamas à planifier des attaques et à porter atteinte aux forces israéliennes déployées dans la région, conformément au cadre du cessez-le-feu.
Le message adressé aux organisations terroristes est sans équivoque :
👉 le cessez-le-feu ne constitue pas une zone d’immunité.
👉 Toute violation armée entraînera une réponse immédiate et ciblée.
Cette doctrine vise à empêcher l’érosion progressive de la trêve par des attaques ponctuelles, souvent utilisées comme prélude à une reprise plus large des hostilités.
Une réalité sécuritaire inchangée
Cet épisode démontre que, malgré les accords diplomatiques et les annonces politiques, la réalité sécuritaire sur le terrain reste extrêmement volatile. Les organisations terroristes continuent de tester la détermination israélienne, tandis que Tsahal maintient une posture de vigilance maximale et de dissuasion active.
Les frappes du 17 janvier rappellent que la guerre contre les infrastructures terroristes n’est pas terminée, même en période de cessez-le-feu, et que la stabilité ne peut être maintenue que par une application stricte des lignes rouges sécuritaires.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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