« Tuer Khamenei cette semaine » : l’avertissement explosif de l’ex-ambassadeur américain qui secoue Washington et Jérusalem

Une déclaration rare, presque brutale, venue d’un diplomate chevronné. Dan Shapiro, ancien ambassadeur des États-Unis en Israël sous l’administration Obama et ex-responsable au sein du gouvernement Biden, estime publiquement que le président américain pourrait tenter d’éliminer le guide suprême iranien Ali Khamenei dès cette semaine. Une évaluation qui, même formulée avec prudence, marque un tournant dans le discours stratégique américain et illustre la gravité du moment.

Shapiro a publié cette analyse sur les réseaux sociaux, en s’appuyant sur une combinaison de signaux politiques et militaires : les déclarations récentes de Donald Trump, la rhétorique agressive venue de Téhéran et le déploiement militaire américain au Moyen-Orient. Selon lui, ces éléments convergent vers un scénario de confrontation directe sans précédent entre Washington et le régime iranien.

Des mots qui préparent les actes

Au cœur de l’analyse de Shapiro figure une phrase prononcée par Trump lors d’un entretien accordé à Politico : « Il est temps de chercher une nouvelle direction en Iran ». Pour l’ancien ambassadeur, ce n’est pas une formule rhétorique anodine, mais un message politique lourd de sens, destiné autant aux Iraniens qu’aux cercles du pouvoir à Téhéran.

Dans le même temps, le guide suprême Ali Khamenei a multiplié les attaques verbales contre Trump sur le réseau X, accusant les États-Unis d’être responsables des troubles internes et des pertes humaines en Iran. Cette escalade verbale, publique et assumée, réduit selon Shapiro la marge de manœuvre diplomatique et rapproche dangereusement les deux camps d’un point de non-retour.

Un dispositif militaire déjà en place

L’un des éléments centraux de cette évaluation concerne le positionnement militaire américain. Shapiro souligne que la présence d’un groupe aéronaval américain, centré autour d’un porte-avions déployé dans la région, donne aux États-Unis une capacité opérationnelle immédiate. Cela permettrait non seulement des frappes aériennes étendues contre des cibles stratégiques en Iran, mais aussi une préparation rapide à une riposte iranienne, qu’elle soit directe ou via des acteurs alliés.

Dans ce contexte, une tentative de frappe ciblée contre le guide suprême n’apparaît plus comme une hypothèse théorique, mais comme une option militairement envisageable, si une décision politique était prise à Washington.

Une promesse tenue… au prix d’un chaos possible

Selon Shapiro, une telle opération permettrait à Trump de revendiquer la tenue de ses engagements envers les manifestants iraniens, à qui il a adressé des messages de soutien explicites ces dernières semaines. En frappant directement le sommet du régime, le président américain pourrait affirmer qu’il fait payer à Téhéran le prix de la répression sanglante des protestations.

Mais l’ancien ambassadeur tempère immédiatement cette lecture. Il insiste sur un point clé : l’élimination de Khamenei ne signifierait pas la chute immédiate du régime. Au contraire, elle pourrait provoquer un scénario redouté depuis longtemps par les analystes : une prise de contrôle totale du pouvoir par les Gardiens de la Révolution, renforçant encore la dimension militaire et répressive de l’État iranien.

Pas de changement de régime automatique

Shapiro est catégorique : un assassinat ciblé, aussi spectaculaire soit-il, ne produirait pas à lui seul un changement de régime. Il rappelle que le système politique iranien repose sur des institutions solides, profondément enracinées, capables d’absorber même la perte de leur figure centrale.

Un véritable changement, affirme-t-il, ne peut venir que du peuple iranien lui-même, et nécessiterait un soutien international durable, principalement par des moyens non militaires. Pressions diplomatiques, isolement économique, soutien aux droits humains et aux flux d’information : autant de leviers jugés indispensables, mais absents d’une simple frappe ponctuelle. « Cela ne se fera pas par une attaque unique », souligne-t-il.

Entre encouragements et hésitations américaines

Ces propos interviennent alors que l’Iran connaît depuis plusieurs semaines des manifestations massives, accompagnées de rapports faisant état de milliers de morts. Trump a publiquement encouragé les protestataires et évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’un changement de leadership à Téhéran. Toutefois, selon les informations rapportées, le président aurait récemment adouci son ton, après avoir été informé que l’intensité des violences aurait diminué.

Cette oscillation entre fermeté verbale et prudence tactique alimente l’incertitude. Les alliés des États-Unis, à commencer par Israël, observent avec attention chaque déclaration, conscients qu’une décision prise à Washington pourrait redessiner l’équilibre régional en quelques heures.

Une semaine décisive ?

En affirmant que Trump pourrait agir « dès cette semaine », Dan Shapiro ne prédit pas un événement certain, mais met en lumière le niveau de tension atteint. Son analyse, venant d’un diplomate expérimenté et bien connecté, est prise au sérieux dans les cercles politiques et sécuritaires.

Elle pose une question centrale, lourde de conséquences : les États-Unis sont-ils prêts à franchir le seuil ultime de l’affrontement direct avec l’Iran, en ciblant son guide suprême ? Et si oui, le monde est-il prêt à en assumer les répercussions ?


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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