Le drame survenu dans un Romema, quartier de Jérusalem, continue de bouleverser profondément l’opinion publique israélienne, en particulier au sein du public haredi. Après ce que beaucoup qualifient désormais de « catastrophe du jardin d’enfants », les deux nourrissons décédés ont été inhumés, laissant derrière eux des familles brisées et une communauté sous le choc.
Parmi les témoignages les plus bouleversants figure celui de Hani Katz, la mère du petit Ari Katz ז״ל. Une conversation téléphonique, devenue publique, résume l’horreur de l’instant. « Hein ? Ari, mon Ari ? Où est-il ? », répète-t-elle, incrédule, dans un échange que personne ne peut écouter sans frissonner. Une phrase courte, mais qui concentre toute la violence d’un monde qui s’effondre en quelques secondes.
L’incident s’est produit dans un jardin d’enfants du quartier de Romema, fréquenté par de très jeunes enfants. Les circonstances exactes font toujours l’objet d’une enquête, menée par la police israélienne. À ce stade, la propriétaire de la structure ainsi qu’une employée sont toujours placées en détention, pendant que les autorités tentent d’établir les responsabilités.

La communauté locale est profondément partagée. D’un côté, la douleur immense face à la perte de deux bébés, une tragédie qui réveille des peurs fondamentales liées à la sécurité des tout-petits. De l’autre, une volonté farouche, chez certains parents, de ne pas transformer le drame en chasse aux sorcières avant la fin de l’enquête judiciaire.
La rue menant à l’entrée du jardin d’enfants, habituellement animée par les allées et venues des familles, est devenue un lieu de recueillement silencieux. Des voisins, des proches et de simples anonymes viennent s’y arrêter, bouleversés, cherchant à comprendre comment une telle tragédie a pu se produire au cœur d’un quartier familial et soudé.
La journaliste Vered Feldman, auteure du reportage diffusé par Haredim 10, souligne que l’enquête est encore loin d’être terminée et appelle à la prudence. Les résultats des expertises et des auditions seront déterminants pour établir si des manquements professionnels ont eu lieu, et à quel niveau.
En attendant, une certitude demeure : pour Hani Katz et les familles endeuillées, rien ne sera jamais plus comme avant. La question qu’elle a posée ce jour-là — « Où est mon Ari ? » — restera à jamais suspendue dans l’air, comme un symbole de la fragilité de la vie et de la douleur insondable d’un parent confronté à l’impensable.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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