« Des gens vomissaient du sang, il est interdit d’en parler » : Trump révèle l’arme secrète utilisée lors de la capture de Maduro

Le président américain Donald Trump a relancé une vive controverse internationale en affirmant, lors d’un entretien accordé au New York Post, qu’une arme secrète américaine aurait joué un rôle décisif dans l’opération ayant conduit à l’arrestation du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro. Selon Trump, ce dispositif inédit aurait paralysé des systèmes militaires entiers et empêché le lancement de missiles russes et chinois au moment critique de l’opération.

L’intervention américaine, menée début janvier à Caracas, a abouti à la capture de Maduro et de son entourage rapproché, sans qu’aucune perte ne soit enregistrée du côté des forces américaines, selon les déclarations du président. Trump a attribué ce succès à ce qu’il a appelé une arme baptisée « The Discombobulator » — « le Désorganisateur » — dont il a volontairement refusé de dévoiler la nature exacte. « Il m’est interdit d’en parler », a-t-il affirmé depuis le Bureau ovale. « J’aimerais beaucoup, mais je ne peux pas. Ce que je peux dire, c’est que leur équipement ne fonctionnait plus. Ils appuyaient sur les boutons, et rien ne marchait. »

D’après le récit présidentiel, lorsque les hélicoptères de l’armée américaine ont atteint Caracas le 3 janvier, les forces loyales à Maduro étaient en état d’alerte maximale et disposaient, selon Trump, de missiles d’origine russe et chinoise. « Ils étaient prêts à nous affronter », a-t-il insisté. « Et pourtant, ils n’ont pas pu tirer un seul missile. Pas un. » Il n’a cependant fourni aucun élément technique ou document officiel venant corroborer ces affirmations.

Les déclarations de Trump font écho à des témoignages attribués à des membres de l’équipe de sécurité de Maduro, cités par plusieurs médias. L’un d’eux aurait décrit une situation de chaos soudain au sein des forces vénézuéliennes. « Tout à coup, nos systèmes radar se sont éteints sans explication », aurait-il déclaré après son arrestation. « Ensuite, nous avons vu apparaître de nombreux drones au-dessus de nos positions. Nous ne savions pas comment réagir. »

Selon ce même témoignage, quelques hélicoptères — « à peine huit », transportant environ vingt soldats américains — auraient alors pénétré la zone. C’est à ce moment-là que l’arme mystérieuse aurait été utilisée directement contre les gardes du dirigeant vénézuélien. « Ils ont déclenché quelque chose », a raconté l’agent de sécurité. « C’était comme une onde sonore extrêmement puissante. J’ai eu l’impression que ma tête allait exploser de l’intérieur. Nous avons commencé à saigner du nez, certains vomissaient du sang. Nous sommes tombés au sol, incapables de bouger. »

Ces descriptions spectaculaires ont immédiatement ravivé le débat autour de ce que l’on appelle parfois le « syndrome de La Havane », un ensemble de symptômes neurologiques et physiologiques signalés depuis plusieurs années par des diplomates et agents américains en poste à l’étranger. Trump a été interrogé sur des informations selon lesquelles l’administration précédente aurait acquis ou étudié des technologies susceptibles de provoquer de tels effets. Il n’a ni confirmé ni infirmé de lien direct, se contentant de répéter que l’arme utilisée lors de l’opération au Venezuela était « extrêmement efficace » et qu’elle avait permis d’éviter un affrontement armé.

Très peu d’éléments vérifiables sont disponibles à ce stade. Les autorités américaines n’ont publié aucun rapport officiel décrivant l’arme évoquée, ni confirmé son existence sous la forme présentée par Trump. Les informations disponibles reposent exclusivement sur des déclarations du président, des témoignages rapportés par la presse et des sources anonymes citées par des médias internationaux.

Après son arrestation, Nicolás Maduro a été transféré aux États-Unis. Il est actuellement détenu dans une prison fédérale à Brooklyn, où il attend son procès. Les autorités américaines l’accusent notamment de narcoterrorisme, de possession illégale d’armes et d’importation de cocaïne. À Caracas, sa vice-présidente Delcy Rodríguez a été investie présidente par intérim. Selon un reportage du quotidien britannique The Guardian, Rodríguez aurait fait savoir avant l’opération qu’elle était prête à coopérer avec l’administration Trump une fois Maduro écarté du pouvoir.

Depuis l’arrestation de l’ancien dirigeant, Trump a affirmé à plusieurs reprises que les relations entre Washington et Caracas étaient « positives » et « constructives ». Il a également déclaré que du pétrole vénézuélien avait déjà commencé à arriver dans des raffineries américaines, notamment à Houston. « Le pétrole arrive dans nos raffineries », a-t-il affirmé lors de l’entretien, ajoutant que les États-Unis prévoyaient de vendre jusqu’à 50 millions de barils au prix du marché. Ces déclarations n’ont pas été accompagnées de données officielles confirmant les volumes ou les accords commerciaux évoqués.

L’épisode a également pris une dimension symbolique lorsque la figure de l’opposition vénézuélienne María Corina Machado a offert à Donald Trump la médaille de son prix Nobel de la paix. Trump, qui n’a jamais obtenu ce prix malgré ses multiples tentatives et déclarations à ce sujet, a ironisé sur ce cadeau. « Je réfléchis encore à l’endroit où l’accrocher à la Maison-Blanche », a-t-il déclaré. Sur les réseaux sociaux, il s’est félicité de ce geste, parlant d’« une marque de respect mutuel ».

Sur le plan international, les propos de Trump suscitent à la fois scepticisme et inquiétude. Plusieurs experts militaires et analystes en sécurité soulignent qu’en l’absence de preuves concrètes, il est impossible de déterminer si l’arme évoquée relève d’une technologie réellement déployée ou d’un élément de communication stratégique destiné à renforcer l’image de puissance américaine. D’autres mettent en garde contre l’impact potentiel de telles déclarations, qui pourraient encourager une course aux armements non conventionnels ou exacerber les tensions entre grandes puissances.

Pour l’instant, aucune confirmation indépendante n’est venue étayer l’existence ou l’utilisation opérationnelle de « The Discombobulator ». Les autorités américaines se sont abstenues de tout commentaire officiel, laissant planer une part de mystère soigneusement entretenue par le président lui-même. Comme souvent avec Trump, le récit mêle démonstration de force, opacité assumée et messages politiques destinés tant à l’opinion intérieure qu’aux adversaires extérieurs.

Ce qui est certain, en revanche, c’est que la capture de Nicolás Maduro marque un tournant majeur pour le Venezuela et pour la politique américaine en Amérique latine. Quant à l’arme secrète évoquée, elle demeure, à ce stade, une affirmation présidentielle non documentée, au cœur d’un récit où la frontière entre dissuasion stratégique et communication politique reste volontairement floue.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
© 2025 – Tous droits réservés

Publicité & Partenariats – Infos-Israel.News

📢Voir nos formats & tarifs publicitaires📢