Arnona, vaad bait, charges : ce que vous pouvez légalement contester et réduire en Israël

En Israël, de nombreux francophones paient chaque année des charges locales excessives sans jamais les contester. Arnona trop élevée, frais de vaad bait mal justifiés, erreurs de surface, catégories fiscales inadaptées : dans une grande majorité des cas, les montants facturés ne sont pas intouchables. Le problème n’est pas l’absence de droits, mais leur méconnaissance.

Arnona : une taxe locale souvent mal calculée

L’arnona est une taxe municipale basée sur plusieurs critères : surface du logement, usage déclaré, localisation et catégorie du bien. Une erreur très fréquente consiste à croire que le montant reçu est définitif.

Or, les municipalités reconnaissent régulièrement :

  • des erreurs de métrage,
  • une mauvaise classification du logement,
  • l’application d’un tarif inadapté à la situation réelle du foyer.

Chaque commune applique ses règles, sous le contrôle du Ministère de l’Intérieur, mais le contribuable a le droit de contester dans des délais précis.


Vaad bait : des frais pas toujours justifiés

Le vaad bait (charges de copropriété) est souvent perçu comme une obligation sans discussion possible. En réalité, ces frais doivent respecter plusieurs principes :

  • transparence des dépenses,
  • proportionnalité,
  • conformité aux décisions collectives.

Un comité de copropriété ne peut pas imposer arbitrairement :

  • des travaux non votés,
  • des frais disproportionnés,
  • des pénalités non prévues.

Le cadre légal est encadré par le Ministère de la Justice, et de nombreux litiges ont déjà donné raison aux copropriétaires.


Surfaces, balcons, parkings : les erreurs classiques

Beaucoup de francophones découvrent trop tard que leur arnona inclut :

  • des balcons non fermés,
  • des surfaces communes mal attribuées,
  • des parkings ou caves comptabilisés à tort.

Ces erreurs peuvent représenter des milliers de shekels sur plusieurs années. Une simple vérification du plan cadastral permet parfois une correction rétroactive.


Réductions et exonérations souvent ignorées

Certaines catégories de population peuvent bénéficier de réductions partielles ou totales :

  • nouveaux olim pendant une période définie,
  • familles à revenus modestes,
  • seniors,
  • personnes en situation médicale particulière.

Ces droits ne sont pas toujours appliqués automatiquement. Ils doivent souvent être demandés explicitement auprès de la municipalité, avec justificatifs.

Des plateformes d’information comme Kol Zchut détaillent précisément ces droits, mais restent largement sous-utilisées.


Pourquoi les francophones paient plus que nécessaire

Les mêmes causes reviennent systématiquement :

  • difficulté à lire les avis municipaux en hébreu,
  • peur d’entrer en conflit avec la mairie ou le vaad bait,
  • croyance que “ça ne sert à rien de contester”,
  • manque d’information sur les délais de recours.

Dans la pratique, les contestations argumentées aboutissent plus souvent qu’on ne le pense.


Ce qu’il est possible de faire concrètement

Sans procédure lourde, un résident peut :

  • demander le détail du calcul de l’arnona,
  • vérifier les surfaces prises en compte,
  • déposer une demande de révision,
  • solliciter une réduction légale,
  • demander des comptes détaillés au vaad bait.

Ces démarches sont encadrées et prévues par la loi.


Conclusion

Arnona et charges ne sont pas des fatalités. En Israël, payer sans vérifier coûte souvent plus cher que contester. Pour les francophones, comprendre que certaines taxes peuvent être corrigées, réduites ou réajustées permet d’améliorer immédiatement le budget familial, sans fraude ni conflit, simplement en faisant valoir ses droits.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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