S’inscrire à une koupat holim est l’une des premières démarches effectuées à l’arrivée en Israël. Beaucoup de francophones pensent alors être “entièrement couverts”. Cette impression de sécurité est trompeuse. En pratique, la couverture de base est limitée, et de nombreux olim découvrent trop tard que certains soins essentiels ne sont pas inclus, ou seulement partiellement remboursés.
La couverture de base : ce qui est réellement garanti
Toutes les caisses de santé appliquent le même panier de soins de base défini par l’État. Ce panier inclut :
- consultations médicales standards,
- hospitalisations nécessaires,
- soins d’urgence,
- médicaments figurant sur la liste officielle.
Cette couverture minimale est identique chez Clalit, Maccabi, Meuhedet et Leumit. Le choix de la caisse ne change donc pas les bases… mais tout change au-delà.
Là où les mauvaises surprises commencent
Les zones grises concernent précisément ce que beaucoup considèrent comme “normal” :
- spécialistes avec longs délais,
- examens avancés,
- soins dentaires,
- lunettes et optique,
- médecine alternative,
- certaines chirurgies non urgentes.
Sans couverture complémentaire, une grande partie de ces frais reste à la charge du patient.
Les assurances complémentaires : utiles, mais mal comprises
Chaque koupat holim propose des programmes complémentaires. Beaucoup d’olim :
- ne les souscrivent pas immédiatement,
- ne comprennent pas leur fonctionnement,
- pensent pouvoir les activer “quand ils en auront besoin”.
Erreur fréquente : certaines garanties ne sont accessibles qu’après une période d’attente, parfois longue. Attendre un problème de santé pour s’inscrire revient souvent à payer plus… pour moins de droits.
Soins dentaires et optique : les angles morts classiques
Deux postes reviennent systématiquement dans les mauvaises surprises :
- les soins dentaires adultes,
- les lunettes et lentilles.
Contrairement à la France, ces soins sont très partiellement couverts en Israël. Sans complément adapté, les coûts peuvent rapidement devenir significatifs, notamment pour les familles.
Médecins privés et choix du praticien
Beaucoup de francophones découvrent tardivement que :
- tous les médecins ne sont pas accessibles via la caisse,
- le choix du spécialiste peut être limité,
- les consultations privées sont parfois la seule option rapide.
Les assurances complémentaires permettent, dans certains cas, de consulter en privé avec remboursement partiel, mais uniquement si le contrat a été souscrit à temps.
Pourquoi les olim sont plus exposés que les natifs
Plusieurs facteurs expliquent ce décalage :
- comparaison erronée avec le système français,
- barrière linguistique dans les contrats,
- confiance excessive dans les discours commerciaux,
- absence d’accompagnement à long terme.
Des plateformes officielles comme Ministère de la Santé et Kol Zchut expliquent pourtant clairement les droits réels, mais elles sont rarement consultées avant qu’un problème n’apparaisse.
Ce qu’il faut vérifier dès maintenant
Sans entrer dans une démarche complexe, chaque résident devrait :
- identifier précisément son niveau de couverture,
- vérifier les délais d’attente des compléments,
- comprendre ce qui est remboursé et ce qui ne l’est pas,
- comparer les options proposées par sa caisse.
Ces vérifications simples permettent d’éviter des dépenses imprévues et du stress inutile.
Conclusion
La koupat holim est un pilier du système de santé israélien, mais elle ne couvre pas tout. Pour les olim francophones, l’erreur la plus fréquente consiste à croire que l’inscription suffit. En réalité, comprendre les limites de la couverture et agir à temps permet non seulement de mieux se soigner, mais aussi de maîtriser son budget santé sur le long terme.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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