Une nouvelle polémique politique a éclaté en Israël après la publication, lundi soir, du logo officiel de la Commission pour la gestion de Gaza (NCAG). Le visuel diffusé comporte clairement le symbole de l’Palestinian Authority, déclenchant une vague de critiques et de soupçons quant au rôle réel de l’Autorité palestinienne dans « le jour d’après » à Gaza.
Peu avant minuit, le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a réagi officiellement, affirmant que le logo présenté au public n’était pas celui qui avait été montré à Israël lors des discussions préalables. « Le logo de la Commission de gestion de Gaza présenté à Israël était totalement différent de celui publié ce soir. Israël n’acceptera pas l’utilisation du symbole de l’Autorité palestinienne, et l’Autorité palestinienne ne sera pas partenaire dans la gestion de Gaza », a déclaré la chancellerie.
La controverse est d’autant plus sensible qu’elle intervient en contradiction apparente avec l’engagement répété de Netanyahou selon lequel « le jour d’après à Gaza ne verra ni le Hamas ni l’Autorité palestinienne ». Or, selon plusieurs sources citées par la presse israélienne, une part significative des 15 membres nommés au sein de la commission entretient des liens étroits avec Ramallah.
Le chef du parti Israël Beitenou, Avigdor Lieberman, a vivement attaqué le gouvernement après la diffusion du logo. Dans un message publié sur X, il a accusé l’exécutif d’avoir « remis le contrôle de Gaza à l’Autorité palestinienne », dénonçant ce qu’il qualifie de « honte totale » après la promesse d’une « victoire absolue ». Il a appelé au renversement rapide de l’actuelle direction politique.
Selon des sources informées, la commission devrait entretenir des canaux de coordination avec le gouvernement palestinien de Ramallah, notamment pour la gestion des services publics et sociaux dans la bande de Gaza, tout en travaillant parallèlement avec des agences d’aide internationales et les Nations unies. Des responsables palestiniens précisent toutefois que la commission n’opère pas, à ce stade, depuis un siège fixe et ne prévoit pas d’en établir un dans un avenir proche.
D’après ces mêmes sources, son fonctionnement serait limité à des missions techniques et logistiques, sans réelles prérogatives de gouvernance. Les membres de la commission n’ont pas encore pénétré dans la bande de Gaza, et il est envisagé qu’environ la moitié d’entre eux opèrent depuis l’Égypte. Plusieurs sites à Gaza, notamment dans la ville de Gaza et dans la région de Khan Younès, pourraient servir de points d’activité temporaires, mais pas de quartier général officiel.
Cette affaire ravive les inquiétudes d’une partie de la classe politique israélienne, qui redoute un retour progressif de l’Autorité palestinienne à Gaza sous couvert d’une structure « technocratique » et d’un soutien international. Elle illustre également les profondes divergences entre les déclarations publiques du gouvernement israélien et les mécanismes actuellement mis en place sur le terrain.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
© 2025 – Tous droits réservés
Publicité & Partenariats – Infos-Israel.News






