La presse iranienne dévoile le plan de guerre du régime contre les États-Unis

La presse iranienne a révélé un plan de guerre en cinq étapes que le régime des ayatollahs envisage en cas de conflit armé avec les États-Unis. Selon ce plan, l’Iran miserait sur une combinaison de missiles à longue portée, de cyberattaques et sur l’activation de ses nombreux groupes proxy à travers le Moyen-Orient.
D’après Téhéran, cette stratégie permettrait à la République islamique de tenir tête — voire de vaincre — l’armée la plus puissante du monde.

L’agence de presse Tasnim News Agency, identifiée comme proche des Corps des gardiens de la révolution islamique, a publié ce jeudi les grandes lignes de ce plan. Le quotidien britannique The Telegraph a analysé cette publication ainsi que les scénarios possibles de réaction américaine et du régime iranien.
Selon cette analyse, le plan repose sur cinq phases détaillées, censées permettre à l’Iran de compenser son infériorité militaire conventionnelle.


Phase 1 : attaque américaine contre l’Iran

Le scénario iranien débute par des frappes aériennes et de missiles américaines visant des sites nucléaires, des installations militaires et des bases des Gardiens de la Révolution, dont beaucoup se situent dans des zones densément peuplées.

Selon la projection iranienne, l’armée américaine lancerait ces attaques depuis des porte-avions, dont le USS Abraham Lincoln, actuellement déployé dans la région. Des bombardiers stratégiques décolleraient du territoire américain ou de bases en Europe, et possiblement depuis des systèmes terrestres situés dans des pays alliés.

L’Iran estime que ces frappes incluraient des avions furtifs, des munitions de précision et des attaques coordonnées destinées à neutraliser la défense aérienne iranienne, tout en limitant les pertes américaines. Les progrès américains en matière d’armes hypersoniques et de guerre électronique sont perçus comme un avantage décisif.

Face à cela, Téhéran affirme s’être préparé par la dispersion et le durcissement de ses infrastructures, la création de centres de commandement alternatifs et le développement de vastres installations souterraines capables de survivre à une première vague de frappes. L’objectif n’est pas d’éviter les dégâts, mais de préserver une capacité de riposte suffisante.


Phase 2 : riposte iranienne et activation des proxies

La réponse iranienne élargirait immédiatement le conflit au-delà de ses frontières. Le plan prévoit des salves de missiles balistiques et de drones contre des bases militaires américaines au Moyen-Orient, notamment la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar, qui abrite le quartier général avancé du CENTCOM.

Selon Tasnim, l’Iran ne se considère pas comme un « îlot isolé », mais comme le centre d’un réseau régional de confrontation. L’objectif serait de saturer les systèmes de défense américains par des centaines, voire des milliers de missiles lancés simultanément.

Parallèlement, « l’axe de la résistance » serait activé sur plusieurs fronts :
le Hezbollah au Liban lancerait des roquettes contre Israël,
les Houthis au Yémen intensifieraient les attaques contre la navigation en mer Rouge, Israël et les bases américaines,
et des milices irakiennes viseraient des installations diplomatiques et militaires américaines.

L’Iran avertit que tout pays apportant un soutien logistique ou territorial aux États-Unis serait considéré comme une cible légitime.


Phase 3 : guerre cybernétique

Le régime prévoit des cyberattaques contre les infrastructures américaines jugées vulnérables : transports, énergie, systèmes financiers et communications militaires.
Selon l’analyse britannique, Téhéran espère ainsi perturber la logistique, le commandement et la cohésion des alliés des États-Unis.

Toutefois, les capacités cybernétiques américaines sont décrites comme nettement supérieures à celles de l’Iran, avec la possibilité de frappes de représailles paralysant les réseaux électriques, les systèmes de guidage de missiles et les communications iraniennes.


Phase 4 : paralysie de l’approvisionnement mondial en pétrole

L’arme stratégique majeure de l’Iran serait le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 21 millions de barils de pétrole par jour, soit près de 21 % de la consommation mondiale.
Téhéran envisage le minage du détroit, des attaques de pétroliers et le blocage délibéré de voies maritimes.

Selon cette vision, une flambée des prix du pétrole — jusqu’à 200 dollars le baril ou plus — provoquerait une pression économique mondiale forçant Washington à négocier.
Le Telegraph souligne toutefois que cette stratégie ferait également peser un risque majeur sur l’économie iranienne, extrêmement dépendante des exportations de pétrole.


Phase 5 : le « jeu final »

L’Iran parie sur une stratégie d’endurance asymétrique : incapable de vaincre militairement les États-Unis, il cherche à rendre le conflit trop coûteux pour être soutenable à long terme.

Ce calcul repose sur l’hypothèse que Washington préférera la désescalade à une destruction massive des capacités iraniennes. Mais le journal britannique avertit que les dynamiques de guerre sont imprévisibles, et qu’une hausse importante des pertes américaines pourrait entraîner une réponse écrasante.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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