C’est une histoire de fuite précipitée, de peur et de recommencement à zéro. Une famille haredi de cinq personnes a réussi à s’échapper de Iran, quittant en urgence Téhéran pour rejoindre Israël, après un périple dangereux à travers plusieurs frontières. Arrivés à la fin de la semaine dernière, les parents et leurs enfants ont atterri en Israël totalement démunis, sans argent, sans valises, sans biens personnels, uniquement avec les vêtements qu’ils portaient sur eux.
Selon les informations révélées, la décision de fuir a été prise dans un contexte de tensions extrêmes à l’intérieur de l’Iran. Les violences contre les manifestants, la répression brutale du régime et la crainte grandissante d’un embrasement régional ont poussé les parents à prendre une décision radicale : abandonner leur entreprise familiale, leur logement et toute leur vie en République islamique afin de sauver leur avenir et celui de leurs enfants. Ce choix, lourd de conséquences, a marqué le début d’un voyage risqué vers l’inconnu.
Le trajet de la famille s’est déroulé en plusieurs étapes, chacune comportant son lot de dangers. Ils ont d’abord quitté clandestinement l’Iran par voie terrestre, franchissant une frontière sous haute tension pour rejoindre l’Arménie. De là, ils ont poursuivi leur route vers la Géorgie, cherchant à brouiller les pistes et à éviter toute interception. Ce n’est qu’après ce long détour qu’ils ont pu embarquer sur un vol direct à destination d’Israël.
Jeudi soir, l’avion s’est posé à aéroport Ben Gourion. À leur arrivée, les autorités ont constaté l’état de détresse totale dans lequel se trouvait la famille. Sans bagages, sans ressources financières, sans documents autres que l’essentiel, ils ont débarqué « sans rien », laissant derrière eux des années de travail et de stabilité matérielle. Pour eux, la fuite n’était pas une migration planifiée, mais une échappée vitale.
Conformément aux procédures habituelles, les services de l’État ont proposé à la famille d’être accueillie dans un centre d’intégration, afin de leur fournir un hébergement temporaire et un accompagnement administratif. Cependant, en raison de leur mode de vie strictement haredi, les parents ont décliné cette offre. Ils craignaient qu’un cadre général ne soit pas adapté à leurs exigences religieuses et éducatives, et ont préféré chercher une solution au sein d’un environnement correspondant à leurs convictions.
La famille a ainsi choisi de s’installer dans une ville à forte population haredi, où elle tente désormais de reconstruire son existence à partir de rien. Mais la réalité économique est rude. D’après les informations disponibles, l’aide gouvernementale promise se limite à une allocation mensuelle d’environ 3 000 shekels. Une somme très insuffisante pour subvenir aux besoins d’une famille de cinq personnes qui doit tout acheter : vêtements, meubles, nourriture, fournitures scolaires et équipements de base.
Face à cette situation, la solidarité communautaire s’est rapidement mise en mouvement. Dans la ville où la famille s’est installée, des habitants se sont mobilisés dès les premières heures pour leur venir en aide. Des collectes de dons ont été lancées afin de fournir des vêtements, de la nourriture, du mobilier et un soutien financier minimal. L’objectif est de permettre à la famille de traverser les premières semaines critiques, le temps de trouver une stabilité minimale.
Pour les membres de la communauté, cette histoire est bien plus qu’un simple fait divers. Elle symbolise la fuite d’un régime oppressif, le courage de tout abandonner pour protéger ses enfants et la capacité de la société israélienne à accueillir ceux qui arrivent dans la détresse la plus totale. Les proches de la famille soulignent que, malgré la pauvreté matérielle actuelle, le sentiment de sécurité et de liberté qu’ils ressentent aujourd’hui n’a pas de prix.
Dans les jours à venir, l’effort communautaire devrait se poursuivre, avec l’espoir de trouver des solutions plus durables : logement stable, intégration éducative des enfants et accompagnement administratif. Pour cette famille, le chemin vers une nouvelle vie en Israël ne fait que commencer, après avoir échappé à la peur et à l’oppression pour rejoindre un pays qu’ils considèrent désormais comme leur refuge.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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