L’Iran brandit une menace lourde : « Il existe des bombes nucléaires qui n’ont pas explosé »

L’Iran a ravivé les tensions régionales en formulant une déclaration particulièrement inquiétante sur son programme nucléaire et les récentes frappes ayant visé certaines de ses installations. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est exprimé dans le cadre des discussions indirectes entre Téhéran et Washington autour d’un éventuel accord nucléaire, affirmant avec fermeté que son pays n’acceptera en aucun cas de renoncer à l’enrichissement de l’uranium. Dans le même temps, il a révélé qu’« il existe des bombes qui n’ont pas explosé sur plusieurs sites nucléaires attaqués au mois de juin », une déclaration lourde de sous-entendus sécuritaires et politiques.

Selon Araghchi, l’insistance iranienne sur la poursuite de l’enrichissement de l’uranium repose sur un principe fondamental de souveraineté nationale. Il a expliqué que l’Iran considère cette capacité comme un droit inaliénable, affirmant que « personne n’a le droit de dire à l’Iran ce qu’elle doit posséder ou non ». À ses yeux, cette position s’inscrit dans un rejet total de toute forme de contrainte extérieure ou de domination imposée, qu’elle soit politique, militaire ou diplomatique. « C’est mon droit d’enrichir », a-t-il martelé, soulignant que cette ligne rouge serait maintenue même au prix d’un conflit armé.

Le chef de la diplomatie iranienne a également insisté sur le coût élevé payé par son pays pour maintenir un programme nucléaire qu’il qualifie de civil et pacifique. Il a affirmé que l’Iran a consenti à de lourds sacrifices, en grande partie en raison des besoins internes de l’État. Selon lui, l’enrichissement de l’uranium répond à des nécessités nationales essentielles, notamment dans des domaines tels que l’agriculture, la santé et la production d’énergie. Il a ajouté que cette capacité est indispensable à long terme pour garantir l’approvisionnement en combustible nucléaire et le fonctionnement de réacteurs civils, présentés comme cruciaux pour le développement futur du pays.

Araghchi a rappelé que, depuis des années, l’Iran fait face à des exigences répétées visant à imposer un enrichissement zéro. Il a rejeté catégoriquement cette exigence, déclarant que les inquiétudes internationales ne sauraient justifier une interdiction totale. Selon lui, Téhéran se dit prêt à répondre aux préoccupations, à fournir des explications et à instaurer des mécanismes de confiance, mais refuse toute injonction unilatérale fondée uniquement sur la volonté des puissances étrangères. « Vous êtes inquiets ? Nous sommes prêts à lever les inquiétudes », a-t-il déclaré, tout en rejetant toute tentative d’imposer des lignes rouges dictées de l’extérieur.

Sur le plan sécuritaire, le ministre iranien a tenu à minimiser l’impact des préparatifs militaires observés dans la région. Il a affirmé que l’Iran ne se laisse pas intimider par les démonstrations de force, soulignant que le pays se considère à la fois comme un acteur diplomatique et militaire. Il a précisé que cette posture ne signifie pas une recherche de confrontation, mais une préparation destinée à dissuader toute attaque. « Nous sommes des hommes de diplomatie, mais aussi des hommes de guerre », a-t-il affirmé, expliquant que l’Iran privilégiera la voie diplomatique si elle est empruntée avec respect, mais répondra par la force à toute tentative de coercition.

La déclaration la plus préoccupante reste toutefois celle concernant les frappes de juin contre des sites nucléaires iraniens. En affirmant que certaines bombes n’ont pas explosé, Araghchi a laissé entendre que des munitions intactes pourraient encore se trouver sur ou à proximité d’installations sensibles. Cette révélation soulève de nombreuses questions sur la nature exacte des frappes, leur efficacité réelle et les risques potentiels pour la sécurité régionale. Elle alimente également les spéculations sur l’ampleur des dommages subis par le programme nucléaire iranien et sur la capacité de Téhéran à poursuivre ses activités malgré ces attaques.

Dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, ces déclarations interviennent alors que les discussions autour d’un éventuel accord nucléaire restent fragiles et incertaines. L’Iran réaffirme ainsi sa détermination à défendre son programme nucléaire coûte que coûte, tout en adressant un message clair à ses adversaires : toute tentative de pression ou de recours à la force pourrait entraîner une escalade aux conséquences imprévisibles.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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