Arrêt cardiaque : le cerveau peut-il continuer à fonctionner après la mort clinique ?

Et si le silence n’était pas immédiat ? Et si, quelques minutes encore… le cerveau écoutait ? Une étude médicale relance le débat sur les derniers instants de conscience.

Un arrêt cardiaque ne signifierait pas nécessairement une extinction immédiate de l’activité cérébrale.

Une étude internationale publiée dans la revue scientifique Ressuscitation suggère que le cerveau pourrait continuer à présenter une activité électrique organisée même après que le cœur a cessé de battre.

Certains patients réanimés rapportent même avoir perçu des sons, des voix ou des gestes médicaux pendant leur réanimation.

Ces données bousculent les conceptions médicales traditionnelles sur la frontière entre vie et mort.


Une étude menée dans 25 hôpitaux

Les travaux ont été dirigés par le Dr Sam Parnia du centre médical NYU Langone à New York.

L’étude a porté sur 53 survivants d’arrêt cardiaque, principalement aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Parmi eux :

  • environ 40 % ont déclaré des souvenirs ou pensées conscientes pendant l’événement ;
  • des enregistrements EEG ont montré une activité cérébrale détectable jusqu’à 35 à 60 minutes après l’arrêt du cœur.

Les ondes observées comprenaient des fréquences gamma, alpha, bêta, delta et thêta — associées à la perception, à la mémoire et à la conscience.


Mort clinique et activité cérébrale : une frontière plus floue ?

Traditionnellement, la médecine considère que le cerveau subit des lésions irréversibles après environ 10 minutes sans apport en oxygène.

Cependant, cette étude suggère que pendant la réanimation :

  • certaines régions cérébrales peuvent réactiver des circuits électriques ;
  • des phénomènes de récupération transitoire peuvent apparaître ;
  • l’activité enregistrée n’est pas toujours synonyme de conscience complète.

Le Dr Parnia évoque notamment un phénomène appelé désinhibition neuronale, où la perte temporaire de certains mécanismes régulateurs pourrait permettre une activation inhabituelle de souvenirs et perceptions.

Cela pourrait expliquer les témoignages de « revue rapide de la vie » décrits par certains patients.


Témoignages de patients : que rapportent-ils ?

Certains survivants d’arrêt cardiaque affirment :

  • avoir entendu des conversations médicales ;
  • se souvenir d’actions spécifiques du personnel soignant ;
  • avoir ressenti une perception accrue ou détachée de leur corps.

Il est important de souligner que ces récits restent hétérogènes.

Les chercheurs insistent :
ces observations ne constituent pas une preuve que la conscience se poursuit indéfiniment après la mort.

Elles indiquent simplement que la période suivant un arrêt cardiaque est plus complexe qu’on ne le pensait.


Implications médicales et éthiques

Ces résultats pourraient avoir des conséquences sur :

  • les protocoles de réanimation ;
  • la compréhension des expériences de mort imminente ;
  • la définition temporelle de la mort clinique.

Ils soulignent également l’importance d’améliorer les techniques de surveillance cérébrale pendant la réanimation.


FAQ

### Le cerveau reste-t-il conscient après la mort ?

L’étude ne prouve pas une conscience prolongée, mais montre une activité cérébrale détectable pendant la réanimation.

### Combien de temps cette activité peut-elle durer ?

Des signaux EEG ont été observés jusqu’à 35 à 60 minutes après l’arrêt cardiaque.

### Tous les patients se souviennent-ils de quelque chose ?

Non. Environ 40 % des survivants étudiés ont rapporté des souvenirs.

### Cela change-t-il la définition médicale de la mort ?

Pas immédiatement, mais ces données alimentent le débat scientifique.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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