Il y a des images qui résument une époque.
Première scène.
À la frontière de Gaza, Tsahal et le Shabak poursuivent les responsables du massacre du 7 octobre. Des chefs terroristes sont ciblés. Pendant que les tensions secouent l’intérieur du pays, Tsahal et le Shabak poursuivent méthodiquement leur mission sur le front extérieur.
Ces dernières heures, les forces israéliennes ont éliminé le chef de la cellule Nukhba du Jihad islamique opérant dans les camps centraux de Gaza. Cet individu commandait les terroristes ayant participé aux attaques du 7 octobre lors de Sim’hat Torah.
Dans la même opération, a également été neutralisé Ahmed Bioukh, impliqué dans l’attaque contre le camp de Re’im.
Il ne s’agit pas d’opérations symboliques. Il s’agit d’une stratégie claire : démanteler les structures responsables du massacre, empêcher toute reconstitution des capacités terroristes, et envoyer un message sans ambiguïté.
Deuxième scène.
À Bnei Brak, des véhicules de police renversés. Une moto incendiée. Des soldates contraintes de fuir face à une foule hostile. Des uniformes israéliens pris pour cible — non pas par le Hamas, mais au cœur d’une ville israélienne.
Ces deux scènes se déroulent au même moment.
Dans le même pays.
Sous le même drapeau.
Et le contraste est brutal.
Pendant que certains se battent contre la barbarie…
Sur la frontière de Gaza, les soldats affrontent une réalité simple : l’ennemi veut détruire Israël. Les opérations ciblées ne sont pas symboliques. Elles visent des individus qui ont commandé ou participé à des massacres.
Les hommes et les femmes en uniforme ne font pas de politique. Ils exécutent une mission : protéger le pays.
Chaque neutralisation d’un chef terroriste est un message clair : le 7 octobre ne restera pas impuni.
… d’autres affrontent l’uniforme à l’intérieur
À Bnei Brak, l’image est différente.
Des forces de sécurité israéliennes encerclées par des manifestants israéliens.
Des soldates venues accomplir une mission administrative obligées de se cacher.
Des scènes de chaos dirigées contre ceux-là mêmes qui protègent le pays.
Il ne s’agit pas ici de pointer du doigt une communauté entière. La majorité du monde haredi ne participe pas à la violence. Beaucoup la condamnent.
Mais il ne s’agit pas non plus d’un simple « incident isolé ».
Dans une communauté structurée, disciplinée, organisée autour de l’autorité rabbinique, rien ne prospère sans climat.
Et c’est là que la question devient centrale.
Où est la parole claire ?
Israël est en guerre.
Ce n’est pas une formule. C’est une réalité stratégique.
Les menaces régionales sont réelles. Les fronts sont multiples. Les soldats tombent.
Dans ce contexte, chaque fracture interne affaiblit l’ensemble.
Dans le monde haredi, la parole des rabbanim structure la société. Un psak halakha clair interdisant toute violence contre Tsahal aurait un effet immédiat. Une directive sans ambiguïté stopperait net les débordements.
La question n’est donc pas idéologique.
Elle est morale et stratégique.
Les גדולי הדור peuvent-ils dire clairement :
Toute violence contre des soldats est interdite.
Toute confrontation physique est contraire à la Torah.
En période de guerre, l’unité est une obligation.
Deux scènes, une responsabilité
Ce qui choque aujourd’hui, ce n’est pas seulement la violence.
C’est la simultanéité.
Pendant que des soldats affrontent le Hamas aux portes de Gaza, des forces de sécurité doivent affronter des Israéliens dans les rues d’Israël.
Ce décalage est insoutenable.
L’ennemi extérieur observe. Il analyse. Il exploite chaque fissure.
Israël a toujours été capable d’unité dans l’épreuve. Mais l’unité ne se décrète pas. Elle se construit par des décisions claires.
La cocotte-minute nationale
Nous ne sommes pas au bord d’une guerre civile.
Mais nous sommes sous pression.
Pression sécuritaire.
Pression identitaire.
Pression politique.
Dans ce contexte, minimiser les événements serait une erreur. Les exagérer serait une autre erreur.
La seule réponse efficace est la responsabilité.
Responsabilité politique.
Responsabilité sécuritaire.
Responsabilité spirituelle.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
© 2025 – Tous droits réservés
Publicité & Partenariats – Infos-Israel.News
📢Voir nos formats & tarifs publicitaires📢









