La menace iranienne ne disparaît pas malgré les frappes et les pressions diplomatiques. Selon le colonel (rés.) Itamar Ya’ar, directeur général de l’organisation Commanders for Israel’s Security, Israël doit se préparer à un conflit prolongé si une confrontation éclate contre l’Iran. Dans un entretien accordé à Radio Nord 104.5 FM, il a averti que toute campagne militaire entraînerait un coût réel pour la population israélienne. La sécurité israélienne, face au nucléaire iranien et aux missiles balistiques, repose désormais autant sur la préparation stratégique que sur la résilience civile.
« L’illusion d’une neutralisation totale est dangereuse »
Itamar Ya’ar estime que croire qu’Israël aurait « neutralisé de manière décisive » la capacité de l’Iran à frapper le territoire israélien relève soit de la naïveté, soit d’une mauvaise lecture stratégique.
Selon lui :
« La menace est réelle. Ceux qui pensent que l’Iran ne peut plus nous frapper se trompent. »
L’Iran dispose toujours de capacités balistiques directes, en plus de son réseau de proxies régionaux.
Une guerre longue, pas une opération ponctuelle
Ya’ar souligne qu’en cas d’affrontement direct, le conflit ne se limiterait pas à quelques jours d’échanges de frappes.
Le scénario envisagé inclut :
- Missiles balistiques longue portée
- Activation du Hezbollah
- Tirs coordonnés depuis l’Irak et le Yémen
- Pression économique prolongée
Dans ce contexte, Israël devrait être prêt à soutenir un effort militaire étendu.
La vulnérabilité du front intérieur
L’ancien officier met en avant un point crucial : des millions d’Israéliens ne disposent pas d’abris renforcés adéquats.
Selon Tsahal, la résilience civile constitue un pilier stratégique. Mais les disparités d’infrastructures exposent certaines zones à un risque accru en cas de saturation du système antimissile.
La question n’est donc pas seulement militaire, mais sociétale.
Entre Washington, Téhéran et Jérusalem : une équation complexe
Ya’ar évoque aussi un facteur rarement mentionné : la prudence vis-à-vis des décisions américaines.
Le président Donald Trump privilégie officiellement la voie diplomatique dans les négociations internationales sur le nucléaire iranien. Mais une décision unilatérale américaine pourrait déclencher une réaction régionale immédiate.
Israël pourrait se retrouver en première ligne, même si l’initiative militaire venait de Washington.
Un avertissement stratégique
Le message d’Itamar Ya’ar n’est pas alarmiste, mais pragmatique.
Points clés :
- La menace iranienne reste intacte
- Une guerre serait longue et coûteuse
- Le front intérieur doit être renforcé
- L’illusion d’une victoire rapide est dangereuse
Dans le contexte actuel – tensions diplomatiques à Genève, pression militaire américaine et instabilité régionale – la prudence stratégique est prioritaire.
Analyse : préparation, dissuasion et résilience
Israël combine :
- Défense antimissile multicouche
- Supériorité aérienne
- Coopération stratégique avec les États-Unis
- Préparation du front intérieur
Mais dans un affrontement avec l’Iran, la gestion des pertes civiles et la capacité de maintenir la continuité nationale seraient déterminantes.
La guerre informationnelle et la pression psychologique feraient également partie intégrante du conflit.
FAQ
Pourquoi parle-t-on d’une guerre longue ?
Parce que l’Iran dispose de capacités balistiques directes et de proxies capables d’ouvrir plusieurs fronts simultanément.
Israël peut-il neutraliser rapidement la menace iranienne ?
Selon Itamar Ya’ar, croire à une neutralisation totale serait une erreur stratégique.
Les États-Unis influencent-ils le risque d’escalade ?
Oui. Une décision américaine pourrait provoquer une réaction iranienne impliquant Israël.
Le front intérieur est-il suffisamment protégé ?
Certaines zones restent vulnérables, notamment celles sans infrastructures renforcées.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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