Tatouages nazis, transition de genre et meurtre familial : le tireur du match de hockey aux États-Unis

Les tatouages nazis, la transition de genre et le meurtre familial constituent les éléments troublants au cœur de l’enquête sur la fusillade qui a endeuillé l’État du Rhode Island. Le drame, survenu dans une patinoire de la ville de Pawtucket, a profondément choqué l’opinion publique américaine. Ce qui devait être un simple match de hockey junior s’est transformé en scène de guerre, laissant derrière lui deux morts, plusieurs blessés et une famille brisée.

Selon les premiers éléments confirmés par les autorités locales et relayés par la presse américaine, le tireur, Robert Dorgan, âgé de 56 ans, a ouvert le feu en pleine rencontre sportive à laquelle participait l’un de ses fils. L’homme a abattu son ex-épouse Rhonda ainsi que leur fils Aiden avant de blesser trois autres personnes, dont des membres de la famille, puis de se suicider sur place.

Une attaque planifiée dans un contexte familial explosif

Les enquêteurs privilégient la piste d’un acte prémédité lié à un conflit familial ancien et particulièrement violent. La cheffe de la police locale a déclaré qu’il s’agissait « d’un événement ciblé pouvant être lié à un différend interne à la famille ». Les faits semblent confirmer cette hypothèse.

La fusillade s’est produite alors que des adolescents disputaient un match sur la glace. Le fils cadet du suspect, Colin, âgé de 17 ans, jouait au moment des tirs. Sa sœur Eva, étudiante en soins infirmiers, se trouvait également dans l’enceinte sportive. Tous deux sont désormais orphelins. Robert Dorgan était père de six enfants.

Des témoins ont décrit une scène d’extrême chaos. Un parent d’un joueur aurait réussi à désarmer Dorgan une première fois. Mais celui-ci aurait sorti une seconde arme à feu avant de continuer à tirer. Les caméras de surveillance ont enregistré une série d’au moins onze coups de feu. Des spectateurs et des joueurs ont fui en hurlant vers les sorties.

Divorce conflictuel et transition de genre

Un élément marquant du dossier concerne le parcours personnel du tireur. En 2020, Robert Dorgan avait entamé une transition de genre et utilisait également le nom de Roberta Esposito. Cette décision aurait joué un rôle central dans la dégradation de son mariage.

Son ex-épouse avait déposé une demande de divorce la même année, invoquant notamment la transition de genre et des traits de personnalité narcissique. La séparation a été officialisée en 2021, mais les tensions judiciaires et familiales auraient perduré pendant plusieurs années.

La fille du suspect a déclaré aux médias que son père souffrait de graves troubles psychologiques et qu’il était « très malade ». Cette dimension psychiatrique pourrait peser lourd dans l’analyse du mobile, même si l’enquête reste en cours.

Une radicalisation idéologique inquiétante

Au-delà du drame familial, l’enquête s’est rapidement orientée vers le profil idéologique du suspect. Les autorités examinent actuellement son activité sur les réseaux sociaux. Selon plusieurs sources médiatiques, Dorgan aurait publié au fil des années des contenus à caractère raciste et suprémaciste.

Il aurait relayé des messages prônant la supériorité blanche, partagé des symboles nazis et tenu des propos antisémites. Certains messages évoquaient également des théories complotistes visant Israël et les services de renseignement israéliens, accusés dans ses publications d’être à l’origine de manipulations internationales.

L’un des éléments les plus troublants est la présence d’un tatouage représentant le symbole SS, accompagné du crâne « Totenkopf », emblème historiquement associé aux unités paramilitaires nazies. Selon l’Anti-Defamation League (ADL), ce symbole est aujourd’hui couramment utilisé par des groupes néo-nazis et des organisations extrémistes d’extrême droite.

Une tragédie aux ramifications multiples

À ce stade, aucun mobile officiel définitif n’a été établi. Toutefois, les autorités évoquent un faisceau de facteurs combinant conflit familial aigu, radicalisation idéologique et dégradation psychologique.

Ce drame soulève une nouvelle fois aux États-Unis la question de l’accès aux armes à feu, de la surveillance des profils radicalisés en ligne et de la prise en charge des troubles mentaux. L’attaque, survenue dans un lieu public fréquenté par des mineurs, renforce le sentiment d’insécurité dans les enceintes sportives et scolaires.

Au-delà du contexte américain, la présence de symboles nazis et de discours antisémites dans le profil du suspect interpelle également la communauté internationale. L’extrémisme violent, nourri par les réseaux sociaux et les idéologies complotistes, demeure un facteur de déstabilisation dans de nombreuses sociétés occidentales.

Une communauté en état de choc

À Pawtucket, les habitants tentent encore de comprendre l’ampleur de la tragédie. Des veillées ont été organisées en mémoire des victimes. Les écoles de la région ont mis en place un soutien psychologique pour les élèves et les familles.

Le monde du hockey local est profondément marqué. Plusieurs entraîneurs ont déclaré que les enfants présents lors des tirs auront besoin d’un accompagnement durable. L’impact traumatique d’une fusillade dans un cadre sportif, supposé être un espace de sécurité et de cohésion, est considérable.

Les autorités ont promis une enquête complète et transparente. L’analyse balistique, les expertises psychiatriques et l’examen approfondi des communications numériques du suspect devraient permettre d’éclaircir les motivations exactes de l’auteur.

Dans un pays déjà confronté à une multiplication des fusillades, cette affaire s’inscrit dans une série de violences qui interrogent sur l’état du tissu social et politique américain. Entre fractures idéologiques, radicalisation numérique et drames familiaux, le profil de Robert Dorgan illustre la convergence de tensions profondes.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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