Sous le radar : l’IA face à la montée des contenus antisémites

La commission parlementaire sur l’intelligence artificielle, présidée par Orna Barbivai, se réunit aujourd’hui à la Knesset pour examiner la manière dont les systèmes d’IA traitent les contenus antisémites et antisionistes.

La discussion intervient à la suite de la publication d’un nouvel indice élaboré par la Anti-Defamation League (ADL), évaluant la capacité des grands modèles de langage à identifier, filtrer et réfuter des contenus haineux.


📊 Un audit à grande échelle

L’étude, menée entre août et octobre 2025 par le centre Technologie et Société de l’ADL, a analysé plus de 25 000 interactions couvrant :

  • des questions directes,
  • des conversations en plusieurs étapes,
  • des résumés de documents,
  • des interprétations d’images.

Trente-sept sous-catégories ont été examinées, regroupées en trois axes :
1️⃣ biais antijuif traditionnel,
2️⃣ biais antisioniste,
3️⃣ narratifs extrémistes.

Parmi les modèles évalués figuraient ChatGPT, Claude, Gemini, Llama, DeepSeek et Grok.


🏆 Résultats contrastés

Selon le rapport :

  • Claude a obtenu la meilleure note globale (80/100),
  • ChatGPT a obtenu 73/100,
  • Gemini 65/100,
  • Llama 57/100,
  • DeepSeek 53/100,
  • Grok 50/100.

Le rapport souligne des performances relativement solides dans la réfutation des stéréotypes antijuifs classiques, mais met en évidence des faiblesses notables :

  • difficulté accrue face aux narratifs antisionistes complexes ;
  • incohérences dans les résumés de documents ;
  • reproduction occasionnelle de discours problématiques sans contextualisation suffisante ;
  • tendance à refuser plus fréquemment des questions liées à Israël.

Des études complémentaires évoquent également des cas où des générateurs vidéo produisent des contenus haineux dans une proportion significative.


⚠️ Un risque de désinformation amplifiée

Le rapport avertit que les modèles d’IA s’appuient sur des données existantes en ligne. Lorsque ces données contiennent des récits haineux ou conspirationnistes, l’IA peut en amplifier l’écho si les mécanismes de filtrage ne sont pas suffisamment robustes.

Le directeur général de l’ADL, Jonathan Greenblatt, participera au débat, aux côtés de représentants européens chargés de la lutte contre l’antisémitisme et d’acteurs technologiques israéliens.


🏛️ Enjeu global

Selon la présidente de la commission, l’enjeu dépasse les frontières israéliennes :
les jeunes générations s’appuient désormais largement sur les outils d’IA pour s’informer, ce qui rend la lutte contre la désinformation et la haine particulièrement cruciale.

Le débat parlementaire vise à identifier des mécanismes de coopération entre régulateurs, entreprises technologiques et organisations civiles afin de renforcer les garde-fous éthiques et techniques.

 


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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