L’enquête sur la mort d’Eldar Dayan, dont le corps a été retrouvé jeudi dernier à proximité de la station-service où il avait été vu pour la dernière fois, continue de se ramifier. Ses amis, Maxim Berberman et Omri Peretz, soupçonnés d’être impliqués dans l’événement, ont rompu le silence lors de leur interrogatoire, par crainte qu’un chef d’accusation de meurtre ne leur soit imputé. Les enquêteurs se concentrent désormais sur les heures critiques durant lesquelles Dayan est resté seul dans la zone du Yarkon, sans que les secours n’aient été appelés. L’équipe d’enquête examine également si des casques retrouvés sur les lieux ont pu servir à l’agresser.
Une image complexe des heures critiques
Un rebondissement dramatique s’est produit dans l’enquête sur la mort d’Eldar Dayan, dont le corps avait été retrouvé jeudi dernier à proximité de la station-service où il avait été aperçu pour la première fois. L’interrogatoire de ses deux amis, Maxim Berberman et Omri Peretz, révèle une image complexe des heures critiques qui ont précédé sa mort. Les deux hommes, soupçonnés d’être impliqués dans l’événement ayant conduit à la mort de leur ami, ont commencé à coopérer avec l’enquête et ont expliqué pourquoi ils avaient fui les lieux sans appeler les secours — tandis que le système judiciaire examine s’il convient de continuer à leur imputer un soupçon de meurtre ou de modifier les chefs d’accusation retenus contre eux.
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Au cœur de l’enquête se trouve la question de savoir pourquoi Berberman et Peretz, qui savaient selon leurs propres dires que Dayan avait été gravement blessé lors d’une bagarre survenue dans la zone du Yarkon, l’ont abandonné sur place et ont pris la fuite sans composer le numéro des services d’urgence médicale ou de la police. Une source proche des détails de l’enquête a indiqué que les deux hommes avaient « rompu le silence » dans les salles d’interrogatoire, principalement par crainte que la police ne leur impute officiellement le meurtre de Dayan.
« Pourquoi l’avez-vous tué ? » — « Je ne l’ai pas tué, je le jure »
Chaîne 14 a obtenu des extraits de la transcription de l’interrogatoire de l’un des suspects, actuellement maintenu en détention, dans lequel l’accusation la plus brutale lui a été assénée directement. L’enquêteur : « Pourquoi l’avez-vous tué ? » Le suspect a répondu : « Je ne l’ai pas tué, je le jure, je le jure. » L’enquêteur a rétorqué : « Vous l’avez laissé mourir. Une non-assistance, ce n’est pas moins grave. » Le suspect a répondu : « Je ne savais pas qu’il allait s’effondrer. On s’est simplement cachés de la police, et quand je me suis relevé, je ne le voyais déjà plus. »
L’enquêteur a ensuite mis en garde le suspect : « Vous ne sortirez pas d’ici sans que nous puissions dire la vérité à la famille sur ce qui s’est passé là-bas », et après avoir frappé du poing sur la table, a exigé : « Vous feriez mieux de commencer à parler. » Le suspect a répondu : « C’est ce qui s’est passé, je le jure. Je n’aurais jamais tué mon ami. »
Des casques retrouvés sur les lieux examinés en laboratoire
À ce stade de l’enquête, aucune arme ni instrument classique d’agression n’a été retrouvé sur la scène où le corps a été localisé. Les enquêteurs ont toutefois découvert sur place deux casques, et cherchent à déterminer s’ils ont pu être utilisés pour frapper Dayan durant la bagarre. Des prélèvements médico-légaux ont été effectués sur ces casques en vue d’une analyse en laboratoire. La police continue de croiser les versions des suspects avec les preuves physiques recueillies, afin de comprendre précisément ce qui s’est produit entre le moment où Dayan a été blessé et celui où il s’est retrouvé seul.
Eldar Dayan a été inhumé aujourd’hui au cimetière d’Eilat, la ville où réside sa famille. Demain, Berberman et Peretz doivent comparaître à une nouvelle audience devant le tribunal, où la police demandera la prolongation de leur détention.
Vers une possible requalification des charges
L’enquête se concentre désormais sur la ligne de démarcation entre un soupçon de meurtre et des infractions de non-assistance, d’homicide par négligence ou de défaut de porter secours. La décision concernant les chefs d’accusation dépendra directement des conclusions du rapport pathologique, des résultats des analyses médico-légales sur les casques, et de la capacité à démontrer une intention homicide ou une conscience du risque encouru pour la vie de la victime.
Sur des sujets connexes, notre rédaction avait déjà suivi de près les enquêtes policières israéliennes portant sur des affaires de non-assistance et d’homicide impliquant des proches des victimes. Nous invitons également nos lecteurs à consulter l’ensemble de notre couverture de l’actualité judiciaire et criminelle sur la page d’accueil de notre site.






