Après que la classification IPC (Integrated Food Security Phase Classification), soutenue par l’ONU, a déclaré en août 2025 l’existence d’une famine à Gaza, le responsable onusien Tom Fletcher avait tenu des propos empreints de colère et de suffisance moralisatrice au sujet d’une prétendue famine délibérément infligée par Israël à la population de Gaza.
L’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Danny Danon, exige désormais des excuses, à la lumière des conclusions de l’UNICEF selon lesquelles il n’y aurait jamais eu de malnutrition infantile aiguë à Gaza.
Une méthodologie contestée derrière la déclaration de famine
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Pour parvenir à sa déclaration de famine, l’IPC avait modifié ses critères habituels. Dans l’incapacité d’obtenir un score poids-taille standardisé (WHZ), l’organisme avait eu recours à une mesure de la circonférence du haut du bras (MUAC). Pour qu’une famine puisse être déclarée, 30 % des enfants doivent normalement ne pas atteindre le score WHZ requis.
L’IPC a alors estimé que, la mesure MUAC détectant environ deux fois moins de cas de malnutrition, son taux MUAC de 15 % équivalait en réalité à un taux WHZ de 30 % — permettant ainsi de déclarer une famine à Gaza.
Une vidéo relative à cette controverse circule en ligne : https://jewishbreakingnews.com/wp-content/uploads/2026/08/ssstwitter.com_1787844728098.mp4
La nouvelle étude de l’UNICEF vient bouleverser ce récit : elle établit que le taux de malnutrition infantile à Gaza pendant la guerre était comparable à celui observé dans des pays développés, et nettement inférieur à celui de ses voisins l’Égypte et la Jordanie en temps de paix.
« Nous attendons des excuses », déclare l’ambassadeur israélien
« Il y a un an, le rapport de l’IPC déterminait que Gaza faisait face à une famine. De hauts responsables de l’ONU ont immédiatement soutenu ces conclusions, et le chef humanitaire de l’ONU, Tom Fletcher, avait même qualifié les preuves d’ »irréfutables » », a écrit Danon dans une déclaration publiée sur X. « Aujourd’hui, les nouvelles données de l’UNICEF dressent un tableau complètement différent. Nous attendons les excuses du responsable de l’ONU Fletcher, et une explication de la part de l’organisation », a-t-il ajouté.
Fletcher a répliqué avec dédain, se présentant comme au-dessus de la mêlée face à ce qu’il a qualifié d’échange « putaclic » indigne de lui. « J’évite (à nouveau) un échange indigne relevant du putaclic », a-t-il rétorqué. « Nous avons réduit la faim par rapport aux niveaux dont je parlais l’an dernier, car le plan du président Trump et le soutien de la région, des États-Unis et de l’Europe nous ont permis d’acheminer plus d’un million de repas par jour. Je soutiens pleinement l’UNICEF. » « Nous ne nous laisserons pas distraire de notre mission : sauver des vies », a-t-il ajouté.
En mai 2025, Tom Fletcher avait prédit que 14 000 bébés à Gaza mourraient de faim dans les 48 heures suivantes — une prédiction qui ne s’était jamais concrétisée.
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