Une mère israélienne voyageant avec ses trois enfants a découvert, à son retour des États-Unis, un message manuscrit haineux glissé dans l’une de ses valises enregistrées. La femme dit avoir ouvert ses bagages après avoir atterri à Tel-Aviv et être tombée sur un mot rédigé à la main portant l’inscription « F*** Israël ».
La passagère, identifiée par le média américain JNS comme Noa Sabar Dvoskin, 48 ans, originaire de Los Angeles et installée en Israël depuis deux ans, voyageait avec ses trois enfants, âgés de 9 à 16 ans. La famille avait séjourné à Seattle avant d’entamer son trajet de retour : un vol Alaska Airlines de Seattle à Los Angeles, suivi d’une correspondance sur un vol El Al reliant Los Angeles à Tel-Aviv. Grâce à l’accord de partage de codes entre les deux compagnies, l’ensemble du trajet s’effectuait sur une seule réservation, sans que les passagers aient besoin de récupérer puis de réenregistrer leurs bagages lors de l’escale à Los Angeles.
C’est en défaisant ses valises, à son domicile, que la mère de famille a découvert le mot, rédigé entièrement en lettres capitales. Elle a raconté avoir ressenti une peur intense et un profond malaise, ainsi qu’un sentiment de dégoût, décrivant l’expérience comme quelque chose de « sale ». Elle a immédiatement vérifié le reste du contenu de ses bagages afin de s’assurer que rien n’avait été dérobé ou endommagé, avant de prendre une photo du message.
À découvrir aussi :
L’incident soulève de sérieuses questions sur l’identité de la ou des personnes ayant pu accéder à la valise pendant son passage dans le circuit de traitement des bagages, entre les différents aéroports traversés. Plusieurs autorités américaines ont depuis été saisies de l’affaire : des plaintes ont été déposées auprès de l’aéroport international de Los Angeles (LAX), de l’aéroport de Seattle-Tacoma (SEA), de l’ambassade des États-Unis en Israël, de la Transportation Security Administration (TSA) ainsi que du département de la Sécurité intérieure (DHS). À ce stade, aucun suspect n’a été publiquement identifié, et Alaska Airlines n’a pas répondu aux sollicitations de la presse à ce sujet.
L’organisation américaine de surveillance de l’antisémitisme StopAntisemitism a réagi à l’incident en s’interrogeant sur les conséquences potentiellement plus graves d’une telle faille de sécurité, évoquant la possibilité qu’une personne malveillante profite un jour de la même opportunité pour dissimuler un objet dangereux dans les bagages d’un passager.
Cet épisode intervient six mois après un précédent incident impliquant également El Al sur la même liaison entre Los Angeles et Tel-Aviv. Un vol avait alors été retardé après que le personnel au sol eut découvert des autocollants « Free Palestine » apposés sur du matériel aéroportuaire, provoquant des inquiétudes quant à une possible altération des bagages et contraignant l’appareil à décoller sans les valises des passagers. Les forces de l’ordre avaient alors examiné les images de vidéosurveillance et identifié un employé d’un sous-traitant tiers, qui avait ensuite été licencié.
Cette nouvelle affaire relance les interrogations sur la sécurité des bagages des passagers israéliens et juifs transitant par les aéroports américains, dans un contexte de montée des actes et incidents à caractère antisémite visant des voyageurs se rendant en Israël ou en revenant.
Sur le même sujet, à lire aussi sur infos-israel.news : notre article sur les 57 passagers israéliens et juifs qui poursuivent United Airlines pour antisémitisme, ainsi que notre article sur une récente insulte antisémite visée contre des Israéliens dans un aéroport.






