L’Organisation mondiale de la santĂ© fixe chaque annĂ©e Ă la fin du mois de Juillet, la journĂ©e mondiale de l’hĂ©patite C. En IsraĂ«l cette annĂ©e, en raison des hostilitĂ©s de cet Ă©tĂ©, et suite Ă l’opĂ©ration « Rocher Puissant », ces activitĂ©s avaient Ă©tĂ© reportĂ©es Ă une date ultĂ©rieure.
La poursuite de cette initiative est la «JournĂ©e de l’hĂ©patite C Ă la Knesset, » qui se tient aujourd’hui, le 25 Novembre, et se concentrera sur les aspects sociaux, Ă©conomiques et sociales de la maladie, les fondements financiers de la politique, des entreprises pharmaceutiques, les dĂ©penses publiques sur l’innovation dans le « panier de mĂ©dicaments » et l’intĂ©rĂŞt de la sociĂ©tĂ© Ă ces questions.
Ces questions seront discutĂ©es Ă l’initiative de Amut « Arrow » (Association contre l’hĂ©patite C) lors des rĂ©unions des quatre comitĂ©s de la Knesset: – La Commission sur l’immigration et l’intĂ©gration :
– La Commission de la santĂ©, du travail et du bien-ĂŞtre
– Le ComitĂ© des finances
– La Commission de lutte contre la toxicomanie et l’alcoolisme.
RĂ©cemment, le ministère israĂ©lien de la SantĂ© a dĂ©cidĂ© de mettre en Ĺ“uvre un programme national pour la prĂ©vention et la dĂ©tection de l’hĂ©patite C, conformĂ©ment aux recommandations de l’OMS. Dans le cadre de la journĂ©e de l’hĂ©patite C Ă la Knesset, l’organisation israĂ©lienne pour les maladies du foie et Amut « Arrow » (Association contre l’hĂ©patite C) demandent de se concentrer sur les points suivants :
– Aspects Ă©conomiques.
L’HĂ©patite est un lourd fardeau pour le système de santĂ©. Pour Ă©viter la crise Ă©conomique dans ce domaine, l’Etat au cours des cinq prochaines annĂ©es devrait prendre en compte un traitement immĂ©diat des patients. Les Ă©tudes montrent que le coĂ»t du système de soins de santĂ© dans le traitement des complications causĂ©es par l’hĂ©patite C chronique va augmenter de manière significative dès 2024, malgrĂ© la baisse du nombre de patients.
– Aspect public.
Jusqu’Ă aujourd’hui, la maladie arrive par hasard. Cette maladie nĂ©cessite un changement fondamental dans le mode de vie et le traitement immĂ©diat, sinon la maladie va progresser et mener Ă des lĂ©sions hĂ©patiques importantes. Le Ministère israĂ©lien de la SantĂ© a reconnu la nĂ©cessitĂ© d’un diagnostic prĂ©coce de l’hĂ©patite C. Un groupe de travail spĂ©cial pour Ă©laborer un plan national pour le dĂ©pistage (enquĂŞte) pour une population Ă risque. Il est nĂ©cessaire d’allouer des ressources spĂ©cifiques pour Ă©radiquer cette maladie. Un membre de la Knesset, Ministre de la SantĂ© a dĂ©clarĂ©: « Au cours des dernières annĂ©es, grâce Ă de nouveaux dĂ©veloppements, il est devenu possible d’Ă©radiquer complètement l’hĂ©patite C. Le ministère israĂ©lien de la SantĂ© dĂ©veloppe un programme national pour la dĂ©tection et le traitement des porteurs du virus de l’hĂ©patite C . Le programme comportait diverses organisations: les compagnies d’assurance de santĂ©, des experts et des reprĂ©sentants des patients dont le programme devrait ĂŞtre pleinement articulĂ©s dans l’annĂ©e Ă venir ».
Le Professeur Zeev Ben-Ari, directeur du Centre pour les maladies du foie au Centre Medical « Saba », le prĂ©sident du programme national pour l’Ă©radication de l’hĂ©patite C au All-israĂ©lienne Conseil pour gastro-entĂ©rologie, les maladies du foie et de la nutrition, prĂ©sident de l’association « Arrow » ont confirmĂ© que 2% de la population d’IsraĂ«l (environ 100 000) sont infectĂ©es par l’hĂ©patite C, 75% d’entre eux ne sont pas conscients de ce diagnostic, et 30% de tous les porteurs du virus peuvent Ă©voluer en une cirrhose qui mène Ă la dysfonction du foie puis au cancer du foie. Dans de tels cas, une greffe du foie, devient un lourd fardeau financier pour le système de santĂ©. Aujourd’hui, avec l’avènement de nouveaux mĂ©dicaments, il est possible de parvenir Ă une guĂ©rison complète de la maladie chez la plupart des patients, et finalement Ă©radiquer la maladie. Au cours des dernières annĂ©es, il y a eu des progrès significatifs dans le traitement de cette maladie comme les nouveaux mĂ©dicaments anti-viraux qui seront disponibles dans les prochaines annĂ©es, c’est un vĂ©ritable Ă©vĂ©nement dans l’histoire de la mĂ©decine, parce que l’hĂ©patite C a Ă©tĂ© dĂ©couvert il y a seulement 27 ans »- ajoute le professeur Zeev Ben-Ari.
Le Professeur Rifat Safdie, Ă la tĂŞte de la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne pour l’Ă©tude du foie s’est aussi exprimĂ© : « Maintenant, il est très simple pour diagnostiquer l’hĂ©patite C, de sorte que le problème principal – pour convaincre le grand public et ceux qui sont Ă risque, faire des analyses, car la plupart des porteurs du virus ne sont pas conscients du fait qu’ils sont malades. Nous espĂ©rons beaucoup, que grâce Ă la coopĂ©ration de tous les professionnels dans ce domaine, nous pouvons Ă©lever le niveau de sensibilisation et Ă©liminer complètement la maladie en IsraĂ«l ».
La plupart des porteurs du virus en IsraĂ«l ignorent qu’ils ont dans leur corps une « bombe Ă retardement ». Au risque d’inclure tout le monde par une transfusion sanguine comme avant 1992 (seulement en 1992 a commencĂ© Ă tester les dons de sang pour le virus de l’hĂ©patite C), les immigrants des pays de la CEI, oĂą il n’y avait pas une bonne stĂ©rilisation des instruments et Ă©quipements mĂ©dicaux, et les toxicomanes. Le diagnostic prĂ©coce de l’hĂ©patite C peut prĂ©venir la propagation de l’infection, conduire Ă une bonne hygiène de vie (par exemple, l’abstinence d’alcool) et obtenir un traitement anti-viral appropriĂ©.
En dĂ©pit de la propagation de l’hĂ©patite C en IsraĂ«l, le diagnostic est souvent fait par hasard ou par l’initiative personnelle des patients. MalgrĂ© le fait que les Ă©chantillons de sang ou de salive, le diagnostic est assez simple, il est inclus dans le «panier de la santé », cette analyse n’a pas encore Ă©tĂ© faite Ă tous ceux qui sont Ă risque.
Les symptômes les plus communs sont les suivants : Perte d’appétit, douleur musculaire et articulaire, perte de poids, fatigue, insomnie, hypersomnie, nausées, vomissement, diarrhée, maux de tête, troubles dépressifs, humeur changeante rapidement et de façon sporadique, impression d’avoir la grippe, jaunisse…
Le « Jour de l’hĂ©patite C » de cette annĂ©e aura lieu pour la première fois Ă la Knesset prĂ©sidĂ© par un membre Knessset, Abraham Michaeli. Des discussions auront lieu lors de la session plĂ©nière de la Knesset et dans les divers comitĂ©s parlementaires. Dans le cadre de la « JournĂ©e de l’hĂ©patite C Ă la Knesset, » se tiendra le diagnostic prĂ©coce pour dĂ©tecter l’hĂ©patite C avec un simple test salivaire.
Dans le monde environ 350 millions de personnes sont chroniquement infectĂ©es par le virus de l’hĂ©patite B, environ 170 millions de personnes sont atteint du virus de l’hĂ©patite C chaque annĂ©e, environ 1,4 millions de cas d’hĂ©patite A. L’hĂ©patite virale est la cause la plus commune du cancer du foie, la deuxième dans le nombre de victimes du cancer.
L’hĂ©patite virale n’a souvent aucun symptĂ´me. Alors que beaucoup de gens ont beaucoup plus peur de contracter le sida, dans la rĂ©alitĂ© chaque annĂ©e un demi-million de personnes dans le monde meurent de l’hĂ©patite B ou C, plus vite qu’ils seraient morts du sida. En Avril de cette annĂ©e, l’AssemblĂ©e mondiale de la SantĂ© a publiĂ© de nouvelles recommandations pour le traitement de l’hĂ©patite C. En mai, les dĂ©lĂ©guĂ©s de 194 pays, l’OMS a adoptĂ© une rĂ©solution sur l’amĂ©lioration de la prĂ©vention, le diagnostic et le traitement de l’hĂ©patite virale. Cette rĂ©solution demande Ă nouveau Ă ceux qui façonnent la politique de la santĂ©, les mĂ©decins et le public Ă rĂ©flĂ©chir Ă nouveau sur ce «tueur silencieux».




