Une enquête interne menée par le renseignement militaire israélien dans les semaines qui ont suivi le 7 octobre a mis en lumière un élément troublant : des membres du Hamas, dont des terroristes de l’unité Nukhba, auraient utilisé des emojis sur WhatsApp comme système de communication codé dans la nuit précédant l’attaque.
Selon les conclusions révélées, ces messages apparemment anodins – comprenant principalement des cœurs, des étoiles et des fleurs – auraient servi à transmettre des instructions opérationnelles, notamment des points de rassemblement et des horaires de départ pour l’offensive.
Des messages « innocents » devenus signal d’attaque
Dans la nuit du 6 au 7 octobre, de nombreux messages ont été échangés entre membres du Hamas à Gaza. À première vue, il s’agissait de conversations banales, ponctuées d’emojis courants.
Ce n’est qu’après l’attaque, lorsque des milliers de téléphones saisis ont été analysés, que les enquêteurs ont identifié un schéma répétitif : les mêmes emojis revenaient systématiquement dans les échanges de certains groupes.
D’après l’enquête, ces symboles constituaient en réalité un code préétabli. L’envoi d’un cœur, par exemple, pouvait indiquer à son destinataire qu’il devait se présenter à un point précis, comme une mosquée déterminée, en vue du lancement de l’attaque contre la division de Gaza.
Une détection impossible en temps réel ?
Un ancien haut responsable du renseignement militaire explique que ce type de communication était extrêmement difficile à détecter en temps réel.
« WhatsApp n’est pas un simple SMS. C’est une application chiffrée. L’accès au contenu est complexe, et dans un flux massif de messages, des emojis ne déclenchent pas nécessairement d’alerte », souligne-t-il.
Ainsi, au moment même des échanges, ces messages n’ont pas été identifiés comme suspects. Ce n’est qu’après coup, en reconstituant minutieusement la chronologie des communications, que leur signification opérationnelle a été comprise.
Le signal suspect découvert après coup
Un autre élément analysé a concerné ce que le renseignement militaire appelle le « renseignement sans contenu » – c’est-à-dire l’analyse du volume de communications sans examiner leur contenu précis.
Même sans accéder aux messages eux-mêmes, il est possible de mesurer l’intensité des échanges au sein d’un groupe donné. Or, selon des sources proches du dossier, le volume des communications à Gaza, et en particulier parmi les membres de la Nukhba, était anormalement élevé durant la nuit du 7 octobre.
« Vous ne voyez pas ce qu’ils se disent, mais vous voyez à quelle fréquence ils communiquent. Par rapport à une nuit ordinaire, il y avait une activité inhabituelle », explique une source informée.
Ce pic d’activité n’a été pleinement identifié qu’a posteriori. Il constitue aujourd’hui un élément supplémentaire des investigations internes menées après l’attaque surprise.
Une relecture complète des signaux d’alerte
L’ensemble de ces découvertes s’inscrit dans le cadre d’un vaste travail d’analyse réalisé par les services de renseignement après le 7 octobre.
La combinaison d’un langage codé dissimulé dans des messages apparemment innocents et d’une augmentation du trafic de communication interne soulève des questions sur les mécanismes d’alerte et la capacité à détecter des signaux faibles dans un environnement numérique chiffré.
Les emojis, devenus langage universel du quotidien, auraient ainsi servi de vecteur discret pour coordonner une opération d’envergure.
FAQ
Comment les terroristes auraient-ils utilisé les emojis ?
Selon l’enquête, certains emojis (cœurs, étoiles, fleurs) servaient de code pour signaler des points de rassemblement et le lancement de l’attaque.
Pourquoi ces messages n’ont-ils pas été détectés à temps ?
Les échanges se faisaient via WhatsApp, une application chiffrée, rendant l’accès et l’analyse du contenu difficiles en temps réel.
Qu’est-ce que le « renseignement sans contenu » ?
Il s’agit de l’analyse du volume et de la fréquence des communications sans examiner leur contenu précis.
L’augmentation du trafic était-elle visible ?
Oui, mais elle n’a été pleinement identifiée comme suspecte qu’après l’attaque, lors des analyses rétrospectives.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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