Le ministère des Finances est sur le point de délivrer des injonctions au tribunal du travail qui mettra fin à la grève dans le système éducatif le 1er septembre, selon des sources du ministère des Finances qui se sont entretenues avec Israel Hayom.
Le TrĂ©sor travaille depuis longtemps sur les ordonnances restrictives, et s’il est dĂ©cidĂ©, le bureau du procureur les soumettra. Les nĂ©gociations Ă ce stade sont dans une impasse, et Ă seulement quatre jours de la rentrĂ©e les Ă©carts entre les parties sont encore importants et nombreux.
Le ministère des Finances affirme qu’il fera tout pour que l’annĂ©e scolaire puisse commencer, y compris le dĂ©pĂ´t d’ordonnances restrictives.
Rappelons que le ministre des Finances Avigdor Lieberman n’a pas exclu la possibilitĂ© de soumettre des injonctions contre la fermeture du système Ă©ducatif et Ă la question de savoir si les ordonnances seraient soumises, il a rĂ©pondu : « Il n’y a aucun doute, mais nous allons d’abord essayer d’Ă©puiser les nĂ©gociations. »
Lieberman a ajoutĂ©: « Le plus simple est de suivre les conseils qu’ils me donnent – verser de l’argent, et tout le monde applaudirait et viendrait Ă Zion Goel. Je ne veux pas en garder plus. Je ne vais pas signer tout ce dont je ne suis pas satisfait. »
Selon le ministre des Finances, « C’est très important d’empĂŞcher une grève, mais pas au prix qu’on y renonce. La convention collective avec le syndicat des enseignants a expirĂ© en 2016, ce n’est pas par hasard qu’ils n’ont pas pu prolonger depuis lors. Je ne sais pas quand la prochaine opportunitĂ© se prĂ©sentera.
« Dommages pĂ©riphĂ©riques Ă l’Ă©conomie »
Le tribunal israĂ©lien a reconnu les sanctions des travailleurs et la grève comme un droit qui leur est rĂ©servĂ© en vertu du fait qu’IsraĂ«l est un pays dĂ©mocratique oĂą la libertĂ© de manifestation est lĂ©gale. Les tribunaux ont reconnu les organisations de travailleurs comme ayant le pouvoir d’annoncer des sanctions, mĂŞme si les travailleurs eux-mĂŞmes ne s’y intĂ©ressent pas ou n’ont pas du tout Ă©tĂ© interrogĂ©s Ă ce sujet. Mais les organisations de travailleurs, en l’occurrence les organisations d’enseignants, n’ont pas le dernier mot.
Le ministère des Finances et le ministère de l’Éducation ont le droit de demander aux tribunaux du travail une ordonnance qui empĂŞchera la grève du comitĂ© ouvrier. D’abord comme une ordonnance temporaire, et après l’audience judiciaire mĂŞme une ordonnance permanente. Il existe plusieurs critères selon lesquels le tribunal Ă©mettra une injonction et empĂŞchera une grève. D’abord, la lĂ©galitĂ© de la grève qui dĂ©coule de la partie qui l’a annoncĂ©e et la nature de ses prĂ©tentions par rapport Ă des ententes antĂ©rieures avec l’employeur ou des prĂ©tentions nouvelles et raisonnables concernant des demandes de nouvelles conditions.
Le deuxième test et celui qui occupe actuellement le discours public est le test de la balance des dommages. Une grève causera toujours des dommages Ă l’employeur, mais dans certaines circonstances, elle causera des dommages au public lui-mĂŞme. Le tribunal doit examiner la proportionnalitĂ© du prĂ©judice et s’il n’est pas trop Ă©levĂ© par rapport aux prĂ©tentions des manifestants. La Haute Cour de justice l’a dĂ©terminĂ© et l’a formulĂ© ainsi : « Le prĂ©judice qui peut ĂŞtre causĂ© au public doit ĂŞtre considĂ©rĂ© et pris en compte, car il y a un prĂ©judice au public qui dĂ©passe le poids et l’effet nĂ©gatif du dommage causĂ© Ă l’individu. »
La grève du syndicat des enseignants cause d’Ă©normes dommages Ă l’État d’IsraĂ«l et des dommages pĂ©riphĂ©riques Ă©tendus Ă l’Ă©conomie. Cela s’ajoute au fait de nuire aux Ă©lèves eux-mĂŞmes. C’est ainsi que le ministère des Finances devrait prĂ©tendre et ajouter qu’en pĂ©riode de rĂ©cession, il faut faire preuve de retenue avec l’outil de la grève et Ă©puiser les nĂ©gociations.




