JÉRUSALEM – Janvier 2026 | Face à la montée continue de l’antisémitisme en Europe et notamment en France, le gouvernement israélien a lancé un plan spécial Aliyah pour 2026. Ce programme vise à faciliter et accélérer l’immigration des Juifs d’Europe, avec un accent fort mis sur les candidats venant de l’Hexagone. Logement, aides financières, accompagnement personnalisé : Israël déploie un arsenal de mesures inédites pour encourager les Juifs francophones à franchir le pas.
Un contexte alarmant
Les statistiques d’antisémitisme en France publiées en janvier 2026 ont une nouvelle fois confirmé la tendance des dernières années : hausse des insultes, des violences physiques et des menaces en ligne. Cette pression sociale et sécuritaire croissante pousse un nombre croissant de familles juives à envisager un départ vers Israël.
🎙 Ofir Sofer, ministre israélien de l’Intégration :
« Nous ne pouvons pas rester passifs pendant que nos frères et sœurs vivent dans la peur. Ce plan est notre réponse concrète et fraternelle. »
Le contenu du plan Aliyah 2026
Le programme repose sur trois piliers majeurs :
1. Aides financières renforcées
- Prime d’installation augmentée de 30 % pour les olim venus d’Europe occidentale
- Bonus pour familles nombreuses et professions prioritaires (santé, tech, enseignement)
2. Logement garanti
- 6 mois de logement temporaire subventionné dans des villes d’accueil sélectionnées (Netanya, Ashdod, Jérusalem, Beer Sheva)
- Aide à l’achat ou location de logement permanent
3. Accompagnement personnalisé
- Accélération des démarches administratives (teoudat zehout, permis de conduire, ouverture de compte)
- Ulpan renforcé pour francophones (jusqu’à 10h par semaine en ligne ou en présentiel)
- Coaching professionnel pour insertion sur le marché du travail israélien
Une priorité : les Juifs francophones
Les Juifs de France sont au cœur de ce programme. Ils représentent depuis 2012 la première communauté juive d’Europe en nombre de départs vers Israël, et la deuxième dans le monde après les États-Unis.
Le gouvernement Netanyahou souhaite renforcer les liens avec cette diaspora stratégique, à la fois nombreuse, éduquée et culturellement proche d’Israël.
🎙 Yaël, 41 ans, enseignante à Marseille en procédure d’Aliyah :
« Ce programme m’a décidée. C’est la première fois qu’on se sent vraiment attendus, pas juste tolérés. »
Villes ciblées pour l’accueil
Israël a identifié des zones prioritaires pour éviter la surconcentration à Jérusalem ou Tel Aviv, et favoriser un développement équilibré du pays :
- Netanya : forte présence francophone déjà établie
- Ashdod : accès à la mer, logements plus abordables
- Beer Sheva : essor technologique et universités
- Tzfat (Safed) : pour les familles religieuses francophones
- Ma’alot-Tarshiha : proche de la nature, aide spéciale pour jeunes couples
Réactions en France : espoir et malaise
Si ce plan est accueilli avec enthousiasme par de nombreux candidats à l’Aliyah, il suscite aussi une forme de malaise dans les institutions juives françaises, notamment au CRIF, qui redoutent un effet d’aspiration.
« Nous ne voulons pas voir nos communautés se vider. Mais nous comprenons que certains n’en peuvent plus », a confié un responsable communautaire sous anonymat.
Certaines écoles juives et entreprises tenues par des francophones signalent déjà des difficultés à recruter, en raison du départ de dizaines de familles en cours d’année scolaire.
Objectif : 15 000 olim francophones d’ici fin 2026
Le ministère de l’Aliyah prévoit une hausse de 60 à 70 % des demandes francophones par rapport à 2025. L’objectif est clair : accueillir 15 000 nouveaux immigrants venus de France, de Belgique et de Suisse d’ici décembre 2026.
Le programme est également coordonné avec des associations comme Qualita, l’Agence juive, et l’Ofek israélien pour maximiser l’efficacité.
Une Aliyah nouvelle génération
Contrairement aux vagues des années 2010 marquées par l’urgence (attentats, peurs collectives), les candidats à l’Aliyah 2026 sont souvent jeunes, qualifiés, et très attachés à Israël. Beaucoup disent vouloir bâtir leur avenir dans un État juif, sans renoncer à leur identité francophone.
« Je veux que mes enfants parlent hébreu ET français. Ce n’est pas une fuite, c’est un choix positif. »
Avec son plan Aliyah 2026, Israël envoie un message fort : « Nous vous attendons à bras ouverts. » Pour les Juifs de France, cette proposition arrive à un moment charnière. Entre insécurité croissante en Europe et opportunités réelles en Israël, le choix n’a jamais été aussi clair — ni aussi assumé.





