Le commentateur politique israélien Amir Segal a surpris ses abonnés ce week-end, non pas avec une révélation politique, mais avec une confession beaucoup plus personnelle. Dans une vidéo publiée sur son compte Instagram à la sortie de Shabbat, Segal a enfin répondu à une question que de nombreux téléspectateurs se posent depuis des années : comment parvient-il à arriver à temps pour l’émission en direct du samedi soir, Meet the Press, alors qu’il observe le Shabbat ?
Dès les premières secondes de la vidéo, Segal s’adresse directement au public : « Beaucoup de gens me demandent comment je fais pour arriver à l’émission à la sortie de Shabbat ». Il explique que la réponse dépend largement de la période de l’année. En été, lorsque Shabbat se termine tard, l’émission est généralement enregistrée à l’avance. En hiver, en revanche, la sortie plus précoce de Shabbat permet une organisation plus simple et une arrivée plus détendue en studio.
Mais ce sont surtout les saisons intermédiaires – le printemps et l’automne – qui posent problème. « C’est précisément à cette période que cela devient le plus compliqué », confie-t-il. La marge de manœuvre est alors réduite à quelques minutes. Tout doit être préparé à l’avance : les vêtements, le trajet, le timing. « Il faut aller très vite, se changer immédiatement et entrer en studio quasiment au dernier moment », explique Segal, dévoilant une mécanique parfaitement huilée, loin de toute improvisation.
La vidéo ne se contente pas d’explications théoriques. Segal se filme en temps réel, depuis les coulisses jusqu’à son entrée dans le studio. Le moment le plus frappant est sans doute la transition brutale entre le ton intime du récit personnel et le passage soudain au direct, lorsqu’il prend place à l’antenne aux côtés de son partenaire habituel, Ben Caspit. En quelques secondes, l’homme privé disparaît pour laisser place au journaliste incisif du prime time.
Segal précise également que, lors du dernier week-end, l’organisation a été facilitée par un contexte familial particulier. La famille séjournait dans un hôtel situé près de l’entrée de Jérusalem, ce qui a considérablement raccourci le temps de trajet. « Le Shabbat en famille a rendu les choses beaucoup plus simples », explique-t-il, soulignant l’importance de l’équilibre entre vie familiale, respect des traditions religieuses et exigences professionnelles.
Au-delà de l’anecdote, cette vidéo met en lumière une réalité rarement montrée à l’écran : la tension permanente entre un mode de vie religieux ou traditionnel et les contraintes implacables du monde des médias. Segal ne cherche ni à se justifier ni à donner des leçons. Il décrit simplement une réalité faite de compromis, d’anticipation et parfois de course contre la montre.
Les réactions sur les réseaux sociaux ont été nombreuses. Beaucoup d’internautes ont salué la transparence et l’authenticité de la démarche. D’autres ont noté qu’il n’existait, en fin de compte, aucun « truc » secret ni arrangement particulier : seulement de la discipline, une organisation rigoureuse et une volonté claire de concilier des univers souvent perçus comme incompatibles.
À une époque où la confiance envers les médias est régulièrement mise à l’épreuve, cette parenthèse personnelle a eu un effet inattendu : humaniser une figure médiatique très exposée. Plutôt qu’un commentateur apparaissant soudainement à l’écran, Segal se montre comme un homme soumis aux mêmes contraintes de temps et de choix que beaucoup de ses téléspectateurs.
Le « secret » qu’il révèle est finalement d’une grande simplicité. Il n’y a pas de raccourci ni de magie. Il y a une préparation minutieuse, un engagement profond et une capacité à passer, en quelques instants, du silence de Shabbat à l’intensité d’un débat politique en direct. Et c’est précisément cette simplicité qui semble avoir touché le public.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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