Après plusieurs jours d’angoisse et d’incertitude, Ashgara Mengistu, le frère d’Avera Mengistu, a été retrouvé vivant ce mercredi, mettant fin à une disparition qui avait profondément inquiété sa famille et les autorités. Quatre jours après avoir été vu pour la dernière fois alors qu’il quittait le domicile de sa mère à Maale Adumim, Ashgara Mengistu a été localisé dans un train en direction de Beersheva, grâce à la vigilance d’un citoyen qui l’a reconnu et a alerté la police.
L’information a été confirmée par les forces de l’ordre, qui ont indiqué que l’homme avait été repéré alors qu’il montait à bord d’un train à la gare de HaHagana, à Tel-Aviv. Le signalement rapide a permis une intervention coordonnée, évitant que la situation ne se prolonge davantage. Ashgara Mengistu a ensuite été escorté jusqu’à Kiryat Gat, d’où les policiers ont organisé son retour à son domicile familial à Ashkelon.
La disparition avait été signalée officiellement la veille de sa localisation. Selon les éléments communiqués, Ashgara Mengistu avait quitté le domicile de sa mère à Maale Adumim dimanche matin, et tout contact avec lui avait été perdu par la suite. Les premières informations faisaient état d’une présence dans le nord du pays le jour même de sa disparition, ce qui avait conduit les forces de sécurité à lancer des recherches étendues dans plusieurs régions d’Israël. Ces recherches se sont poursuivies pendant plusieurs jours, mobilisant policiers et volontaires, jusqu’à son identification dans le train.
Cette affaire a immédiatement suscité une forte attention médiatique, en raison du lien familial d’Ashgara Mengistu avec son frère Avera Mengistu, dont le nom est devenu tristement célèbre en Israël. Avera Mengistu, aujourd’hui âgé de 38 ans et originaire d’Ashkelon, a été retenu en captivité par le Hamas dans la bande de Gaza pendant plus de dix ans, avant d’être libéré et ramené en Israël dans le cadre d’un accord sur les otages en février 2025.
Le parcours d’Avera Mengistu reste l’un des épisodes les plus douloureux et controversés de l’histoire récente israélienne. En septembre 2014, il avait quitté son domicile à Ashkelon et s’était dirigé à pied vers la plage de Zikim. De là, il avait continué à marcher sur plusieurs kilomètres, jusqu’à atteindre la clôture de sécurité séparant Israël de la bande de Gaza. Malgré le fait qu’il ait été repéré par les forces de sécurité israéliennes, aucun dispositif n’avait alors empêché son franchissement de la barrière. Une fois entré sur le territoire de Gaza, il avait été capturé par le Hamas.
Pendant plusieurs années, l’affaire avait été entourée d’un strict silence médiatique. L’État d’Israël avait imposé un ordre de non-publication sur l’ensemble du dossier, et ce n’est qu’en 2015, soit plus d’un an après les faits, que l’opinion publique avait appris qu’Avera Mengistu était toujours en vie et détenu par le Hamas. Sa captivité prolongée, dans des conditions restées largement inconnues, avait suscité de nombreuses critiques, notamment sur la gestion du dossier par les autorités et sur le traitement différencié de certains cas de captifs israéliens.
Le retour d’Avera Mengistu en Israël, en février 2025, avait été accueilli avec soulagement mais aussi avec une grande émotion. Sa famille, marquée par plus d’une décennie d’attente, de silence et de douleur, tentait depuis de se reconstruire dans un contexte psychologique et social extrêmement fragile. C’est dans ce cadre que la disparition temporaire d’Ashgara Mengistu a ravivé des inquiétudes profondes, tant au sein de la famille que dans l’opinion publique.
Les autorités n’ont pas, à ce stade, communiqué de détails précis sur les circonstances de l’errance d’Ashgara Mengistu au cours des jours précédant sa localisation. Aucune infraction pénale n’a été signalée, et la police indique qu’il sera pris en charge de manière appropriée afin de s’assurer de son état de santé physique et psychologique. Les services sociaux pourraient également être impliqués, compte tenu de la sensibilité du contexte familial et des traumatismes accumulés au fil des années.
Cet épisode met une nouvelle fois en lumière la fragilité des familles touchées par des affaires de captivité prolongée et de terrorisme. Les séquelles ne disparaissent pas avec le retour du captif ; elles continuent de peser sur l’ensemble du cercle familial, parfois de manière imprévisible. Disparitions temporaires, ruptures de contact, épisodes d’errance ou de détresse sont autant de signaux d’alerte qui rappellent la nécessité d’un accompagnement durable.
La localisation rapide d’Ashgara Mengistu, rendue possible grâce à la coopération entre un citoyen attentif et les forces de sécurité, souligne également l’importance de la vigilance civile dans ce type de situations. Elle a permis d’éviter une issue plus grave et de ramener un homme vivant auprès de sa famille, après plusieurs jours d’inquiétude.
Alors que la famille Mengistu tente, une fois encore, de retrouver un semblant de stabilité, cet événement rappelle que les blessures laissées par des années de captivité et d’abandon ne se referment pas facilement. Il pose aussi la question du suivi à long terme des familles de captifs et d’ex-otages, un sujet qui reste largement insuffisant dans le débat public israélien.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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