Le porte-parole de Zaka, Moti Bukchian, s’est effondrĂ© hier soir (lundi) et a Ă©tĂ© hospitalisĂ©. Bukchian, la quarantaine, est l’un des principaux bĂ©nĂ©voles de l’organisation active dans la bande de Gaza depuis deux semaines. Sa famille a dĂ©clarĂ© qu’il Ă©tait en bon Ă©tat et qu’ils demandent de prier pour son rĂ©tablissement – Mordechai ben Golda.
Les volontaires de Zaka sont exposĂ©s dans leur travail aux horribles atrocitĂ©s commises par les terroristes du Hamas dans les localitĂ©s environnantes de la bande de Gaza. Lors d’une conversation avec « IsraĂ«l Hayom » il y a quelques jours, un journaliste a dit Ă Moti : « prends-tu soin de toi dans cette ambiance difficile ? , et il a rĂ©pondu : « Maintenant, nous travaillons et faisons ce qui est nĂ©cessaire. Ensuite, nous nous en occuperons. Ensuite, nous prendrons soin de nous. Nous n’avons pas le temps. Nous n’avons pas le temps. Nous sommes dans une course contre la montre. L’état des corps se dĂ©grade et temps passe de jour en jour. »
(Dans la vidĂ©o, il raconte, le cas de femmes enceintes Ă©ventrĂ©es et leur bĂ©bĂ© sortit du ventre et poignardĂ©, des enfants avec les doigts coupĂ©s, d’autres avec les pieds tranchĂ©s, d’autres attachĂ©s et brulĂ©s vivants, des dizaines de bĂ©bĂ©s brulĂ©s vivants ….mĂŞme les animaux ne se comportent pas ainsi …)
Hanan Greenwood
La semaine dernière, Moti Bukchian a dĂ©crit Ă Israel Hayom ce qu’il a vĂ©cu depuis le dĂ©but de la guerre des « ÉpĂ©es de Fer » : « Les spectacles horribles que nous avons rencontrĂ©s dans les kibboutzim sont des spectacles jamais vus auparavant. Des enfants, des bĂ©bĂ©s, au lit, dans une poussette, abattus et brĂ»lĂ©s. Ils ont attachĂ© les gens Ă une chaise avec leurs mains dans le dos ou les ont attachĂ©s les uns aux autres alors qu’ils Ă©taient Ă terre, puis ont mis le feu au bâtiment dans lequel ils se trouvaient alors qu’ils Ă©taient encore en vie. « C’est très difficile. Chaque maison est plus horrible que l’autre. Dans la zone de la fĂŞte Ă©galement, il y avait des jeunes qui ont explosĂ© par les grenades lancĂ©es par les terroristes. Nous avons trouvĂ© de nombreux jeunes abattus dans des tranchĂ©es.
« On ne parle pas beaucoup de ce qu’on voit, on se tait, on ne partage pas entre nous. Quand un bĂ©nĂ©vole sent qu’il n’en peut plus, je lui dis d’attendre dehors. Il y a ceux qui s’effondre pendant le travail, alors je leur demande de rentrer chez eux pour se renforcer . »





