L’Iran a considérablement augmenté son stock d’uranium hautement enrichi, s’approchant du niveau nécessaire pour construire une arme nucléaire, selon le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Le volume de la substance enrichie à 60% s’élève à 274,8 kg, soit 92,5 kg de plus qu’en novembre 2024.

Ce chiffre est très préoccupant pour les pays occidentaux, car l’uranium enrichi à 60 % n’est qu’à un pas technique du niveau de qualité militaire de 90 %. L’AIEA estime que si le matériau est développé à des fins militaires, il suffirait à produire six bombes nucléaires.

En outre, le stock total d’uranium enrichi de l’Iran a atteint 8 294,4 kg, soit une augmentation de 1 690 kg depuis novembre. Cela confirme les inquiétudes exprimées précédemment selon lesquelles Téhéran accélère son programme nucléaire.

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L’AIEA a déjà averti que l’Iran, en tant que seul pays sans armes nucléaires officielles et disposant de stocks d’uranium hautement enrichi, représente une menace pour la sécurité internationale. Cependant, Téhéran continue de prétendre que son programme nucléaire est purement pacifique.

Les puissances occidentales ne sont pas d’accord avec cette affirmation. Les autorités américaines, israéliennes et européennes soulignent qu’il n’existe aucune justification civile à la production d’un uranium aussi hautement enrichi. Washington a à son tour renouvelé de sévères sanctions économiques contre Téhéran pour limiter les capacités nucléaires du pays.

Dans le même temps, l’Iran continue de restreindre l’accès des inspecteurs internationaux à ses installations nucléaires. Le rapport de l’AIEA souligne que depuis septembre 2023, le pays n’a pas autorisé certains des inspecteurs les plus expérimentés de l’agence à mener des inspections, ce qui entrave le contrôle objectif de ses activités nucléaires.

En outre, Téhéran a augmenté le nombre de cascades de centrifugeuses opérationnelles pour l’enrichissement de l’uranium. Au centre nucléaire souterrain de Fordow, leur nombre est passé à sept, et à Natanz à 27. Cela permet une accélération significative du processus d’augmentation des réserves d’uranium enrichi.

L’AIEA continue d’exiger des explications de l’Iran sur l’origine des traces d’uranium trouvées sur les sites de Varamin et Turkzabad. Cependant, aucun progrès n’est réalisé dans cette direction. « L’agence reste dans l’impasse pour résoudre ces problèmes », indique le rapport.

Malgré leurs déclarations sur leur volonté de négocier, les autorités iraniennes refusent toujours de coopérer avec l’AIEA. Le guide suprême du pays, l’ayatollah Ali Khamenei, avait auparavant autorisé des pourparlers, mais a récemment changé de discours, déclarant que « les négociations avec l’Amérique ne sont ni raisonnables, ni sages, ni honorables ».