« Arme du Jugement dernier » : la Chine planche sur un « Étoile de la mort » capable de frapper la Terre depuis l’espace

La Chine a récemment levé le voile sur un projet militaire qui semble tout droit sorti d’un film de science-fiction. Selon des révélations diffusées par les médias d’État chinois, Pékin travaillerait sur un concept baptisé « Luanniao » – littéralement « l’oiseau mythologique vert » – une plateforme de guerre géante destinée à évoluer à la limite de l’atmosphère et à projeter une puissance de feu globale depuis le ciel.

Présenté comme une sorte de porte-avions spatial, ce mastodonte serait, s’il voyait le jour, le plus grand objet volant jamais conçu par l’humanité. D’après les données publiées, l’appareil afficherait un poids au décollage d’environ 120 000 tonnes, soit près de 20 % de plus que le plus grand porte-avions américain actuellement en service, l’USS Gerald R. Ford.

Les dimensions annoncées donnent le vertige : environ 242 mètres de long pour une largeur pouvant atteindre 684 mètres. Son design triangulaire et sombre rappelle de manière troublante les destroyers stellaires de la saga Star Wars. La mission affichée : embarquer près de 90 drones de combat furtifs, capables de manœuvres rapides, ainsi que des missiles hypersoniques pouvant être lancés depuis les confins de l’atmosphère vers n’importe quel point du globe.

« Hors de portée de tous »

Pour les analystes militaires, l’intérêt stratégique d’un tel engin est évident. Positionnée à très haute altitude, la plateforme serait hors d’atteinte de la majorité des systèmes de défense aérienne actuels. Peter Layton, expert en défense à l’Institut Griffith pour l’Asie, explique dans The Telegraph que si un tel système devenait opérationnel, il « dépasserait tout ce qui existe aujourd’hui ».
« À cette altitude, on se trouve au-dessus des phénomènes météorologiques et, surtout, en dehors de la portée de la plupart des défenses connues », souligne-t-il.

La capacité de stationner durablement au-dessus de zones sensibles et de frapper depuis le quasi-espace permettrait de contourner les systèmes antimissiles classiques. Pour le diplomate et spécialiste spatial allemand Heinrich Kreft, interrogé par DW, le message de Pékin est limpide : il vise avant tout Taïwan et les États-Unis, dans un contexte de rivalité stratégique croissante en Indo-Pacifique.

Propagande ou vision à long terme ?

Malgré les vidéos spectaculaires et les déclarations grandiloquentes, de nombreux experts appellent à la prudence. Les verrous technologiques sont immenses : propulsion totalement nouvelle, gestion énergétique colossale, stabilité à très haute altitude et capacité à maintenir un tel engin en vol prolongé. À ce jour, aucune puissance mondiale ne maîtrise pleinement ces technologies.

Même la Chine, malgré ses avancées rapides, reste en retrait dans certains domaines clés, notamment celui des lanceurs réutilisables, où elle accuserait encore un retard estimé entre 10 et 15 ans par rapport à SpaceX d’Elon Musk.

Les projections les plus optimistes évoquent une éventuelle capacité opérationnelle dans 20 à 30 ans. D’ici là, beaucoup d’analystes estiment que le projet relève avant tout de la démonstration de puissance et de la guerre psychologique : un moyen d’impressionner l’opinion publique chinoise et d’envoyer un signal de supériorité technologique au reste du monde.

« Pour le public extérieur, cela donne l’impression que Pékin travaille sur des technologies auxquelles les autres ne peuvent même pas aspirer. C’est du pur Star Wars », résume Layton. Qu’il se concrétise ou non, le projet « Luanniao » joue déjà son rôle : alimenter la crainte et rappeler que la militarisation de l’espace est devenue un nouvel axe majeur des rivalités mondiales.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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