S., qui dĂ©tient un certificat mĂ©dical, est imam dans une mosquĂ©e et travaille actuellement au ministère de l’IntĂ©rieur, il a rĂ©cemment dĂ©posĂ© une plainte contre la sociĂ©tĂ© El Al devant le tribunal des petites crĂ©ances de Kfar Saba. Dans la dĂ©claration, S a dĂ©taillĂ© comment, dans trois cas diffĂ©rents, il a Ă©tĂ© gravement humiliĂ©e lors des contrĂ´les de sĂ©curitĂ©.
Selon lui, en 2016 Ă l’aĂ©roport de Rome, il a Ă©tĂ© retenu pendant deux heures au poste d’enregistrement lorsque son tĂ©lĂ©phone portable lui a Ă©tĂ© retirĂ© par un inspecteur de sĂ©curitĂ©. Il a Ă©tĂ© dĂ©pouillĂ© devant tous les passagers et passĂ© Ă travers un dĂ©tecteur de mĂ©taux. « Ils m’ont demandĂ© de me dĂ©shabiller Ă nouveau mais j’ai refusĂ© et prĂ©fĂ©rĂ© ne pas prendre ce vol et retourner en IsraĂ«l sur un autre vol deux jours plus tard », a notĂ© S..
La troisième humiliation selon lui a eu lieu Ă l’aĂ©roport, l’un des plus grands au monde, Ă Frankenfort en Allemagne. Il a Ă©tĂ© retirĂ© de son groupe et placĂ© dans une pièce annexe Ă l’aĂ©roport. « L’agent de sĂ©curitĂ© m’a dit : ‘Je te rends service en ne te dĂ©shabillant pas devant toute la foule Ă l’extĂ©rieur' », se souvient S.. « Une fois de plus, je n’Ă©tais pas prĂŞt Ă subir l’humiliation et j’ai dĂ©cidĂ© de voler deux jours plus tard sur un autre vol. »
El Al, pour sa part, a dĂ©posĂ© un mĂ©moire en dĂ©fense dans lequel il a cherchĂ© Ă rejeter la demande de S au motif que la sociĂ©tĂ© bĂ©nĂ©ficie de l’immunitĂ© de l’État pour effectuer des contrĂ´les de sĂ©curitĂ© stricts pour les passagers afin de maintenir la sĂ©curitĂ© des passagers de l’avion. La sociĂ©tĂ© a Ă©galement affirmĂ© que les deux premiers cas, Ă Rome et Ă Amsterdam, Ă©taient prescrits et ne devaient pas ĂŞtre discutĂ©s.
Le juge Eldad Nebo, qui a entendu le procès, a dĂ©cidĂ© qu’El Al devait indemniser S d’un montant de 6 500 NIS pour les tests humiliants qu’il a subis, ce qui Ă©tait très inhabituel.





