
Une pierre a été lancée dans une synagogue à Gdansk, dans le nord de la Pologne, brisant la vitre d’une fenêtre pendant que des fidèles, y compris des enfants, se trouvaient à l’intérieur.
L’assaut de la nouvelle synagogue de Gdansk a eu lieu mercredi, pendant Yom Kippour, l’un des jours les plus sacrĂ©s du judaĂŻsme, a Ă©crit la communautĂ© religieuse juive de Gdansk sur sa page Facebook.
Le rocher est tombĂ© «dans l’atrium oĂą les femmes attendent Neilah qui est la prière finale de Yom Kippour», indique le communiquĂ©. «Il y avait des enfants autour. La roche a volĂ© Ă plusieurs centimètres de l’endroit oĂą les femmes se tenaient. »Personne n’a Ă©tĂ© blessĂ© dans l’incident.
L’agresseur a été identifié à huis clos et la police est censée faire face à l’attaque avec la plus grande urgence, a écrit le Congrès juif mondial dans un communiqué, dans lequel elle a fermement condamné l’attaque.
La police a publiĂ© une vidĂ©o de l’incident et a demandĂ© au public toute information susceptible de les conduire Ă l’auteur.
Dans sa dĂ©claration, le maire de Gdansk, Pawel Adamowicz, a qualifiĂ© le passĂ© rĂ©cent de sa ville comme lieu de naissance du syndicat anticommuniste et a dĂ©clarĂ©: «Je rejette catĂ©goriquement le comportement des auteurs et compte sur leur capture rapide. Je m’excuse auprès de la communautĂ© juive de Gdansk. Dans la citĂ© de la libertĂ© et de la solidaritĂ©, nous respectons toutes les religions et n’acceptons pas les actes de hooliganisme.
L’attaque contre la nouvelle synagogue de Gdansk est « choquante et consternante en soi, d’autant plus pĂ©nible qu’elle s’est dĂ©roulĂ©e Ă Yom Kippour, Ă©voquant les terribles tragĂ©dies survenues dans la Pologne occupĂ©e par les Allemands durant les annĂ©es de l’Holocauste », a dĂ©clarĂ© Le prĂ©sident du CMJ, Ronald S. Lauder, a dĂ©clarĂ©.
La communautĂ© dans sa dĂ©claration a dĂ©clarĂ© que l’incident a rappelĂ© les actions des ultranationalistes dans les annĂ©es 1930, qui «cibleraient souvent les synagogues Ă Yom Kippour». Mais de telles attaques sont très rares en Pologne aujourd’hui, oĂą les incidents antisĂ©mites documentĂ©s sont principalement verbaux.
En mai, le procureur général adjoint Agata Gałuszka-Górska a déclaré en Pologne que le nombre d’incidents antisémites avait chuté de 30%, passant de 160 en 2016 à 112% pour environ 6% de tous les crimes de haine enregistrés, elle a déclaré.
En novembre, 60 000 personnes ont participĂ© Ă une marche nationaliste en Pologne, qui comportait une rhĂ©torique antisĂ©mite et anti-musulmane. Certains juifs locaux disent que le gouvernement tolère l’ultra nationalisme qui augmente le risque de violence antisĂ©mite. Mais d’autres dirigeants d’organisations juives en Pologne rejettent cette affirmation.
L’opposition d’Israël et de groupes juifs à l’adoption par la Pologne en janvier d’une loi qui criminalise le blâme de la nation polonaise pour les crimes nazis a alimenté de nouvelles informations faisant état d’une montée de l’antisémitisme en Pologne.




