Attaque de huit terroristes à Rafah pendant la trêve : la preuve que le Hamas ne respecte aucun cessez-le-feu

Un incident sécuritaire grave s’est produit dans la nuit dans la région de Rafah, au sud de la bande de Gaza, alors même qu’une trêve est censée être en vigueur. Selon les informations relayées par des sources israéliennes, huit terroristes du Hamas seraient sortis d’un puits de tunnel dans le but de mener une attaque contre des soldats de Tsahal déployés dans le secteur.

L’événement n’a pas tourné au drame uniquement grâce à la vigilance des unités d’observation, qui auraient identifié le mouvement suspect en temps réel. L’alerte déclenchée a permis une réaction rapide de l’aviation israélienne. L’armée de l’air a frappé la zone, neutralisant une partie des assaillants. À l’heure actuelle, des recherches et des opérations de ratissage sont toujours en cours afin de localiser les terroristes restants.

Un scénario lourd de menaces

Huit combattants armés sortant simultanément d’un tunnel ne relèvent pas d’un incident mineur. Un tel nombre suggère une opération planifiée, coordonnée et potentiellement destinée à une attaque de grande ampleur. Des experts sécuritaires estiment qu’un groupe de cette taille peut correspondre à une tentative d’embuscade complexe, voire à un scénario de capture de soldats, méthode déjà utilisée par le Hamas par le passé.

Le fait que cette tentative se produise pendant une période qualifiée de “cessez-le-feu” soulève de lourdes interrogations. Une trêve, par définition, implique un arrêt des hostilités, ou à tout le moins une réduction significative des activités offensives. Or, la sortie de terroristes armés depuis un tunnel actif démontre que l’infrastructure militaire du Hamas reste pleinement opérationnelle.

Une trêve à sens unique ?

Depuis plusieurs semaines, les discussions autour d’une pause humanitaire ou d’un cessez-le-feu sont présentées comme un levier de stabilisation. Pourtant, sur le terrain, les faits rapportés dessinent une autre réalité : le Hamas continue d’exploiter les périodes de relâchement opérationnel pour tenter d’agir.

Cet incident renforce une critique déjà largement formulée au sein de l’opinion israélienne : celle d’une trêve asymétrique, respectée par Israël mais utilisée par le Hamas comme une fenêtre tactique. Les tunnels, pilier central de la stratégie militaire de l’organisation, ne disparaissent pas avec une déclaration diplomatique. Ils restent des outils actifs, creusés, entretenus et utilisés pour des opérations offensives.

Le mythe du désarmement volontaire

Chaque nouvel épisode de ce type affaiblit un peu plus l’idée selon laquelle le Hamas pourrait être amené à se désarmer volontairement ou à abandonner le contrôle militaire de Gaza dans le cadre d’un accord politique. Les faits observés sur le terrain vont dans la direction inverse.

Le Hamas ne se comporte pas comme un acteur en voie de normalisation, mais comme une organisation armée qui préserve, teste et active ses capacités, même lorsque les conditions diplomatiques devraient l’en dissuader. Tant que ses structures militaires restent intactes — tunnels, commandement, logistique —, toute trêve demeure fragile.

Le dilemme stratégique israélien

Pour Israël, ce type d’événement pose un dilemme complexe. D’un côté, la pression internationale pousse à la retenue, à la désescalade et à l’ouverture de corridors humanitaires. De l’autre, la sécurité immédiate des soldats et la prévention de nouvelles attaques exigent une réponse ferme.

L’incident de Rafah illustre précisément ce conflit entre temps diplomatique et temps militaire. Une attaque avortée reste une attaque. Et chaque tentative non sanctionnée peut être interprétée comme un signal de tolérance, voire de faiblesse.

Une réalité difficile à ignorer

Ce qui s’est produit dans la nuit n’est pas un accident isolé, mais s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’un Hamas qui n’abandonne ni ses objectifs ni ses moyens, indépendamment des annonces de cessez-le-feu.

La question centrale demeure donc entière : comment mettre fin à une menace qui continue d’agir même lorsque les armes devraient se taire ? Les partisans d’une ligne dure estiment que seule une pression militaire continue et décisive peut conduire à l’effondrement réel des capacités du Hamas. D’autres redoutent une spirale sans fin.

Mais une chose apparaît de plus en plus clairement aux yeux d’une large partie du public israélien : les faits sur le terrain ne correspondent pas au récit d’un Hamas affaibli ou en retrait.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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