« Balbutiements … et justice divine » le nouveau roman de Thérèse Zrihen-Dvir

Et tout au bout, il y a la Terre promise et sa verdure de Dieu !

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Nous n’en pouvons plus en Occident désormais. Nous sommes au bord de l’épuisement. Tout est sec en nous : notre regard qui ne regarde plus personne et plus rien, notre bouche sèche qui ne sait plus prononcer des mots de tendresse et de compassion. Notre âme est horriblement vide, fixée sur le sol, saoulée à satiété de biens matériels. Nous sommes les auteurs de notre propre turpitude car nous L’avons repoussé d’abord ; car nous nous obstinons à L’ignorer. Quand, dans un hasard que nous nous efforçons de vite oublier, il nous arrive de parler de Lui, nous ne voyons même pas que nous éprouvons de la honte comme de tout petits enfants qui viennent de faire une bêtise. Mais de qui parlez-vous donc ? Mais de Dieu bien sûr !!!

Alors, quand on commence la lecture de « Balbutiements … et justice divine » de Thérèse Zrihen-Dvir, c’est comme si on arrivait un jour d’été, après avoir longtemps marché, devant une fontaine et qu’on buvait et buvait jusqu’à plus soif. Car par ses mots et l’effet magique qu’ils exercent sur nous, nous voilà de retour dans le passé ; tout devient nostalgie de notre jeunesse ; tout redevient poésie ; tout reprend sens et on sent de nouveau Sa présence.

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Oh ! Ce n’est pas que la saga juive qui se déroule principalement dans le Mellah de Marrakech au Maroc, soit la description heureuse d’une famille dans le Jardin d’Eden. Loin s’en faut. Du malheur, il y en a à foison. Il n’y a même presque que cela. Mais c’est un malheur -sans doute direz-vous que je suis fou- sain. Il n’y a pas cette pourriture qui affecte le malheur d’aujourd’hui. Les personnages sont spontanés, naturels et sincères avec leurs sentiments et leurs émotions souvent très fortes. Et puis, il y a cette grande toile de fond qu’est le judaïsme, cette autoroute invisible qui guide, sans même qu’ils s’en aperçoivent les héros qui vont ponctuer les moments phares du roman.

Tout commence avec Miriam, petite orpheline, très tôt petite femme et très tôt aussi, -comme beaucoup de femmes juives- beauté … divine. Mais aussi petite femme fragile et naïve évidemment, sensuelle parce que là où le soleil brille fort et souvent, les gens ont très tôt le sang chaud. Et ce qui devait arriver, arriva. Miriam, subjuguée tombe dans la souricière d’un beau garçon, Paul, mais un beau garçon hédoniste et égoïste et qui, lorsqu’il apprendra qu’elle attend un bébé, au sein même de la synagogue, devant l’assemblée, devant le rabbin même, sur les rouleaux de la Torah, la répudiera aidé d’ailleurs par ses parents, des gens très riches et sans scrupules. On sait ce que deviennent pour la communauté, ces petites femmes abandonnées à leur sort : des filles qui ne peuvent échapper à la prostitution ! alors qu’elles ne sont coupables de rien … ou de si peu, ce si peu qui pour elle a un nom : prince charmant !

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Mais Dieu garde souvent un oeil sur ce qui se passe parmi cette humanité qui L’oublie souvent ou plutôt qui oublie ses préceptes. C’est alors qu’au sein de la synagogue un homme, Mardoché se lève et s’engage à prendre Miriam pour épouse. Celle-ci va bientôt accoucher de Salomon que Mardoché et toute sa vie, considérera comme son propre fils. Puis, entre Miriam et son époux va naître un amour inébranlable qui, comme un arbre, donnera des fruits sucrés comme Mercédés entre autres qui ressemblera à sa maman, comme deux gouttes d’eau et qui aimera Salomon comme son propre frère. Les jours passeront. De retour de France où il est allé faire ses études, Paul essaiera de reconquérir Miriam qui, au fond d’elle-même, mais sans le montrer bien sûr, chancellera un court moment. Mais Dieu lui viendra en aide, car Dieu sait séparer le bon grain de l’ivraie : et c’est ainsi que Paul mourra dans un accident atroce. Ses parents alors, qui n’avaient que cet enfant, sombreront dans la détresse et cette détresse, avec le temps, leur ouvrira les yeux, les fera prendre conscience de l’attitude infâme qu’ils avaient eue avec Miriam … une caresse de Dieu sans doute sur leur âme.

Les familles finiront par se rapprocher, non sans difficulté. On croira un instant, parce qu’il se rapprochera de ses grands-parents, Salomon hériter des défauts de son père et surtout, de son goût pour l’argent. Mais il n’en sera rien car c’est leur chagrin à eux qui l’éloignera de Miriam et Mardoché qu’il continuera d’aimer. Le sang parle dit-on. A tel point que Salomon ne pourra s’empêcher de rester près de sa grand-mère devenue dérangée psychologiquement parce qu’elle verra en son petit-fils, son fils Paul. Cette dévotion lui empêchera de fonder une famille n’ayant pas la chance de Mercédès qui tombera amoureuse d’un médecin français qui, pour la prendre pour épouse, se convertira avec joie au judaïsme. Après un passage au Canada, qui s’explique par le fait que les quelques Juifs restés au Maroc après l’indépendance en étaient réduits à survivre, toute la famille finira unie sur la terre d’Israël. Mais auparavant, le père de Paul confiera toute sa fortune à Mardoché. Et aujourd’hui, dans une alya réussie parce qu’heureuse, Miriam et Mardoché reposent presque dans les bras l’un de l’autre, dans le cimetière du Mont des Oliviers à Jérusalem.

On sort de ce roman presque revigoré, malgré tous les rebondissements, un peu comme on sort parfois d’une salle de cinéma mais avec la nostalgie des personnages qu’on vient de quitter et qu’on ne verra plus. Soyons confiants : peut-être, l’auteure qui a une imagination féconde, va t-elle, dans un an ou deux, nous offrir une suite qui se passera cette fois … uniquement en Eretz Israël !

Par Philippe ARNON pour Infos Israel News

 
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