Bar Kalaf, le jeune homme de 33 ans qui s’est immolĂ© par le feu mardi après n’avoir pas Ă©tĂ© reconnu par le ministère de la DĂ©fense, est dĂ©cĂ©dĂ©.
Kalef a Ă©tĂ© transportĂ© Ă l’hĂ´pital de Sheba dans un Ă©tat grave. Il a Ă©tĂ© soignĂ© dans une salle de choc par les Ă©quipes mĂ©dicales du Centre de mĂ©decine d’urgence et du Centre national des brĂ»lĂ©s de Sheba.
Kochava, la mère de Bar a pointĂ© un doigt accusateur sur le ministère de la DĂ©fense. « Vous ne pouvez pas prendre des garçons de 18 ans pendant trois ans et après cela, ils doivent affronter la vie et penser que rien ne se passera », a-t-elle dĂ©clarĂ©. « Il a traversĂ© un long processus, ils ont lu le dossier mĂ©dical et c’est tout, ils l’ont sous-estimĂ©. »
Elle s’est souvenue plus tard du jour oĂą elle a Ă©tĂ© informĂ©e que la demande de reconnaissance de son fils comme post-traumatique avait Ă©tĂ© rejetĂ©e : « J’ai Ă©tĂ© choquĂ©e. J’ai appelĂ© après le rejet et j’ai dit innocemment que je voulais des mĂ©dicaments pour mon fils, vous ne pouvez pas lui faire signe de partir. Je vois le groupe de parents comme les seuls Ă faire le travail. Liant le trouble de stress post-traumatique aux maladies, mon fils n’Ă©tait pas malade, c’est un enfant fort. »
« Nous nous sommes tous les deux sentis perdus dans tous les systèmes, la sĂ©curitĂ© sociale et les associations qui ont essayĂ© d’aider. Je me sens perdu dans ce monde. Je ne pensais pas que quelque chose comme ça pouvait arriver, je ne pensais pas qu’il se blesserait. »
Elle a Ă©galement dĂ©clarĂ©: « Les personnes qui l’ont rencontrĂ© sur le chemin et l’ont accompagnĂ© ont rĂ©vĂ©lĂ© que ce sont des choses qui se sont produites dans l’armĂ©e. J’ai aussi pensĂ© Ă la vĂ©ritĂ©, mais je ne voulais pas la voir. Environ quatre ans après l’armĂ©e, il est venu de retour bouleversĂ©, en colère et a eu des crises de colère. Il y a eu une sorte de dĂ©clencheur. C’est une personne qui veut passer Ă autre chose, ce n’est pas du genre Ă vouloir devenir une victime.
Elle a dĂ©clarĂ© plus tard que son fils n’avait pas dit qu’il se ferait du mal : « Il Ă©tait dĂ©sespĂ©rĂ© et ne pouvait pas obtenir d’aide. Il a soumis une demande au ministère de la DĂ©fense pour ĂŞtre reconnu. Il a Ă©crit qu’il avait de l’anxiĂ©tĂ© mais me l’a dit. Nous devons enquĂŞter davantage sur ce qui est arrivĂ© Ă Bar, il n’Ă©tait pas malade.
Le ministère de la DĂ©fense a dĂ©clarĂ© qu' »une enquĂŞte prĂ©liminaire montre que l’homme a servi dans l’armĂ©e israĂ©lienne en 2011-2008. Sa demande pour ĂŞtre reconnu handicapĂ© par Tsahal a Ă©tĂ© examinĂ©e en profondeur et rejetĂ©e après qu’il ait Ă©tĂ© diagnostiquĂ© comme souffrant d’une maladie mentale, qui n’est pas post-traumatique et n’est pas liĂ©e Ă son service militaire. »
« Il convient de noter que les mĂ©decins qui l’ont examinĂ© et soignĂ© au cours de l’annĂ©e et demie Ă©coulĂ©e n’ont pas diagnostiquĂ© de trouble de stress post-traumatique. Le ministère de la DĂ©fense a Ă©tĂ© en contact permanent avec sa famille tout au long de l’instruction de la demande et des souhaits de sa sĂ©curitĂ© et sa santé », a-t-il ajoutĂ©.
L’ami de Kalaf du temps de son service militaire a dĂ©clarĂ© Ă N12 : « Dans l’armĂ©e, c’Ă©tait un soldat de la terre, il n’y avait pas une personne qui ne se connectait pas avec lui et ne l’aimait pas. Très sociable et intelligent, une personne avec une tĂŞte sur les Ă©paules. C’Ă©tait un commandant très fort Ă la fois physiquement et mentalement. Une personne de caractère pur et bon.
Il a ajoutĂ© qu’il y a quelques annĂ©es après leur libĂ©ration « il y a eu un incident dans la famille oĂą il a perdu de l’argent ou quelque chose comme ça et son Ă©tat a commencĂ© Ă se dĂ©tĂ©riorer ». Il a ajoutĂ©: « Nous avons créé un groupe de tous les gars du service pour essayer de l’aider, nous avons collectĂ© des fonds pour le faire entrer dans l’institut qui Ă©tait censĂ© l’aider et Ă la fin, il s’est enfui. »
« Il vit avec sa mère qui s’est battue pour lui et a essayĂ© d’obtenir des rĂ©ponses et a toujours parlĂ© Ă la bonne personne », a-t-il poursuivi. « Il n’Ă©tait pas dans un bon Ă©tat mental. Quelque chose dans son âme a mal tournĂ©, il a subi un traumatisme et ce n’est pas si clair ce que c’Ă©tait. Mais dans mes pires rĂŞves, je n’ai jamais pensĂ© ou imaginĂ© qu’il finirait dans un tel État. »








