Alors qu’en Israël, les personnalités politiques supposées avoir fauté sont condamnées à de la prison (Katsav, Olmert…) ou doivent démissionner en attendant que l’enquête les blanchisse (Lieberman), il n’en va pas de même dans certains pays européens qui se targuent de faire « la morale » à notre pays* ! Ainsi, au cœur de l’Europe, une affaire touchant la Ministre fédérale de l’Intérieur est volontairement étouffée par les grands médias nationaux… à la veille des élections régionales, fédérales et européennes du 25 mai.
Les prémices de l’histoire se situent en janvier 2014 : lors d’une retraite, organisée au fin fond de la Belgique par le Collège Saint-Michel, école catholique renommée mais accueillant des élèves de confessions et de classes sociales différentes, une jeune élève a pénétré dans le dortoir des garçons, s’est rendue (à leur « invitation » ?) avec cinq d’entre eux dans la salle de bain, a honoré de façon buccale deux d’entre eux, s’est donnée totalement à deux autres et est revenue à sa première pratique avec le cinquième. Elle fut ensuite, en raison des protestations d’un sixième dont elle souhaitait partager la chaleur de la couche, chassée de la pièce. Cette « tournante » (Puisqu’il nous faut bien appeler les choses par leur nom !) ne vint aux oreilles de la direction de l’établissement qu’en avril, lorsqu’on a surpris le tendron exerçant à nouveau ses « talents », avec un sixième élève, dans l’infirmerie de ce haut lieu de l’éducation « bon chic, bon genre » que plusieurs membres de la famille royale belge ont fréquenté. Comme de juste, le directeur, ne pouvait laisser passer ça. Craignant que leur exemple ne fasse tache mais ne voulant cependant pas briser, par un vilain dossier judiciaire, le futur d’adolescents dont les parents lui avaient confié la garde, il ne s’est donc résolu qu’à exclure immédiatement, à un mois des examens, les pervers et à les envoyer poursuivre leur « éducation sexuelle » ailleurs. Quant à la gamine, en raison du fait qu’elle avait été auparavant fragilisée psychologiquement et sexuellement par un de ses proches, il l’autorisa à terminer son année avant d’aller vers d’autres horizons plus aptes à comprendre ses problèmes.
Notre but n’est pas ici de conter Ă nos lecteurs une sordide histoire de « coucherie » prouvant que la sociĂ©tĂ© occidentale vire, lentement mais sĂ»rement, vers la dĂ©cadence… Non ! Par cet article, nous voulons dĂ©voiler un scandale bien plus inquiĂ©tant : le machiavĂ©lisme et la perversitĂ© d’une Ministre de l’IntĂ©rieur, vice-Première Ministre fĂ©dĂ©rale et ancienne prĂ©sidente du Parti Social ChrĂ©tien (PSC), devenu sous sa houlette le Centre DĂ©mocrate Humaniste (cdH)… celle-lĂ mĂŞme qui avait appelĂ© ses troupes – le 11 janvier 2009 – Ă participer Ă une manifestation anti-israĂ©lienne gĂ©ante, y Ă©tait restĂ©e Ă sa tĂŞte (alors que des cris « Mort aux Juifs » y Ă©taient lancĂ©s, des drapeaux du H’amas et du H’ezbollah brandis, des drapeaux israĂ©liens incendiĂ©s, des calicots mĂ©tamorphosant l’Etoile de David en Croix gammĂ©e levĂ©s…) et avait appelĂ© – le 15 de ce mĂŞme mois, en la Salle Dar Salam sise dans une commune Ă majoritĂ© musulmane de Bruxelles – à « une enquĂŞte (contre IsraĂ«l) pour infraction au droit humanitaire »… Son temps aurait Ă©tĂ© mieux employĂ© Ă Ă©duquer ses enfants dans les vraies valeurs judĂ©o-chrĂ©tiennes !
« MachiavĂ©lisme » ? « PerversitĂ© » ? Oui ! Les mots ne sont pas trop forts quand on constate son attitude… car l’un des enfants impliquĂ©s n’est autre que son fils et sa rĂ©action pose problème, d’autant que – selon des sources internes Ă son Cabinet – elle s’en vanterait et serait « très contente que l’on parle d’elle en pĂ©riode Ă©lectorale ». En Belgique, la loi considère que les moins de 16 ans (La fille en avait 15 et non 16 comme l’a affirmĂ© erronĂ©ment, et peut-ĂŞtre volontairement, la presse subsidiĂ©e !) sont considĂ©rĂ©s comme mineurs sexuels, bien qu’entre 14 et 16 ans on peut parler de statut particulier. En effet, s’il y a « relation librement consentie » (Ce qu’une enquĂŞte impartiale devrait prouver !), il y aura quand mĂŞme infraction mais elle sera qualifiĂ©e d’attentat Ă la pudeur et non de viol, avec l’opportunitĂ© pour le Parquet de poursuivre ou non. La publication et la diffusion de textes « de nature Ă rĂ©vĂ©ler l’identitĂ© de mineurs » mĂŞlĂ©s Ă une affaire judiciaire est Ă©galement punissable. (Signalons, pour les lĂ©galistes, que l’enfant en question porte le nom de son père – et non celui de sa mère, qui se prĂ©sente aux suffrages sous son nom de jeune fille : JoĂ«lle Milquet – et donc que son « identitĂ© » n’est pas rĂ©vĂ©lĂ©e par cet article !) Or c’est la ministre elle-mĂŞme qui, indignĂ©e que l’on puisse mettre son rejeton Ă la porte et flanquĂ©e de son Conseil (MaĂ®tre Uyttendaele, avocat attitrĂ© du P.S. et Ă©poux de Laurette Onkelinx, vice-Première Ministre socialiste !), va mettre le feu aux poudres. Se considĂ©rant d’une classe « intouchable » et convoquant leurs petits copains de la Grande presse, ils les prient de publier une lettre – et d’en relayer l’esprit – oĂą le robin fustige en termes forts l’exclusion des six dĂ©voyĂ©s, et ce, en vue de « mettre la pression » pour que ceux-ci soient rĂ©intĂ©grĂ©s. De son cĂ´tĂ©, la Ministre de l’IntĂ©rieur s’exclame « Tout cela pour un truc Ă la c.. d’ados » (Ce qui laisse prĂ©sumer du niveau de savoir-vivre transmis Ă son fils !) et, selon l’excuse classique des violeurs, affirme aux mĂ©dias que « Tout le monde sait que cette fille est une marie-couche-toi-lĂ ! ». Ils s’imaginent ne rien risquer car, tout en rĂ©vĂ©lant aux journalistes l’identitĂ© de l’enfant, ils supputent que ces derniers ne pourront la dĂ©voiler Ă leur tour sans tomber sous le coup de la Loi et que l’accusĂ©e ne pourra se dĂ©fendre ouvertement. Mais le bouche Ă oreilles fonctionne, tant au travers des rĂ©seaux sociaux liĂ©s aux parents et Ă©lèves du Collège Saint-Michel qu’au travers de l’establishment. Dès le dĂ©but de la semaine suivante, un courageux quotidien en ligne, brussels-star.com, ose dĂ©voiler en termes prudents le pot aux roses (http://brussels-star.com/2014/05/06/exclusif-un-cas-decole/ ); de son cĂ´tĂ© – Agit-prop oblige : il faut bien que, parfois, il fonde ses divagations sur un fond de vĂ©ritĂ© ! – Laurent Louis, un agent subversif de l’Iran des Ayatollahs, dĂ©putĂ© fĂ©dĂ©ral de son Ă©tat, se saisit de l’occasion pour donner carrĂ©ment, dans un clip-vidĂ©o largement diffusĂ©, le nom de la mère. Les mĂ©dias belges « aux ordres » Ă©touffent, d’autres – moins importants mais plus indĂ©pendants – embrayent en lâchant timidement le terme de « Ministre fĂ©dĂ©ral » (« Het laaste nieuws », grand quotidien nĂ©erlandophone s’est cependant empressĂ© de le retirer, dès le lendemain, de son site en ligne !), l’hebdomadaire satirique Ubu-Pan raconte l’épisode sous couvert d’un article « science-fiction » oĂą « l’hĂ©roĂŻne » se trouve ĂŞtre « Teuqlim Elleoj » (anagramme de JoĂ«lle Milquet) et certains quotidiens Ă©trangers reprennent l’information. Aucun pourtant n’a rĂ©clamĂ© la dĂ©mission immĂ©diate de la Ministre de l’IntĂ©rieur et n’a pointĂ©, comme l’a fait brussels-star.com dans un deuxième article (http://brussels-star.com/2014/05/09/lorange-a-un-gros-pepin-2/ ), le vrai problème.
Car nous avons ici une ministre qui a enfreint la loi en divulguant Ă la presse l’identitĂ© de son fils et, l’affaire Ă©tant devenue publique, cela oblige la police Ă enquĂŞter. Or, cette mĂŞme police travaille sous ses ordres (Elle reste Ministre de l’IntĂ©rieur en « affaires courantes » jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement… ce qui, en Belgique, peut parfois durer plus de cinq cent jours !). De plus, elle sera Ă la table des nĂ©gociations afin de former une coalition après le 25 mai… de mĂŞme que Laurette Onkelinx (Parti Socialiste) – ancienne Ministre de la Justice -avec qui elle est comme cul et chemise et dont l’époux est son Conseil ! Etant donnĂ© que cette affaire concerne des mineurs et que « la publication et la diffusion des comptes rendus d’affaires portĂ©es devant des chambres de la jeunesse, des cours d’appel et des tribunaux de la jeunesse » est interdite (Vu qu’il s’agit d’une affaire de mĹ“urs, si un procès a lieu, ce sera de toute façon le « huis clos » !), la presse n’aura aucun droit de regard sur l’enquĂŞte et ses conclusions, on peut donc dès Ă prĂ©sent prĂ©juger de la mansuĂ©tude de la Justice, tant au pĂ©nal qu’au civil… car, il faut le rappeler, les parents sont Ă©galement responsables civilement des faits et gestes de leurs enfants !
Ah ! J’oubliais le plus cynique : Joëlle Milquet est aussi « Ministre de l’Egalité des Chances » et son très officiel cheval de bataille politique consiste dans « Les valeurs familiales »… Il y a vraiment quelque chose de pourri au Royaume de Belgique !
Yéh’ezkel Ben Avraham
* A ce propos, il paraĂ®trait que – lorsque le Parlement europĂ©en sollicite des autoritĂ©s israĂ©liennes de visiter les prisons de l’Etat juif « afin de pouvoir vĂ©rifier les conditions de dĂ©tention » – rien n’énerve plus ces Messieurs de Bruxelles que l’acceptation, avec un grand sourire, de cette demande… « sous condition de rĂ©ciprocitĂ© ». En effet, l’Europe ne s’en tirerait pas Ă son avantage et ils le savent très bien ! C’est pourquoi, sans surprise, les Ă©lus europĂ©ens sursoient chaque fois Ă leur revendication.




