Le commissaire de police Kobi Shabtai a informĂ© hier soir (mercredi) le prĂ©sident de Otsma Yehudi, les dĂ©putĂ©s Itamar Ben Gvir et Mai Golan, qu’il leur Ă©tait interdit de marcher Ă la porte de Naplouse Ă JĂ©rusalem et d’agiter le drapeau israĂ©lien, par crainte d’Ă©meutes dans la rĂ©gion.
Suite Ă la dĂ©cision du commissaire, Ben Gvir a dĂ©posĂ© ce matin une requĂŞte auprès de la Cour suprĂŞme, afin d’Ă©viter une situation constitutionnelle grave dans laquelle le commissaire, aussi haut fonctionnaire soit-il, empĂŞche l’accès Ă un lieu public Ă des membres de la Knesset, et ne permet pas aux membres de la Knesset d’agir pour leurs activitĂ©s et de s’acquitter correctement de leurs fonctions. Il est en outre allĂ©guĂ© dans la pĂ©tition que la dĂ©cision du commissaire comprend le manque d’autoritĂ©, la dĂ©viation de l’autoritĂ© et l’absence de droit d’argument (audience).
Ben Gvir a rĂ©pondu : « Les dĂ©cisions de restreindre le passage pour des raisons de sĂ©curitĂ© nationale devraient ĂŞtre prises par les responsables de la sĂ©curitĂ© nationale – le Premier ministre et le ministre de la DĂ©fense – et non par les responsables de l’ordre public. La dĂ©cision du commissaire est sans prĂ©cĂ©dent lorsqu’il s’agit de dĂ©cider de la première fois. Le commissaire a l’intention de refuser l’accès aux membres de la Knesset en violation de la loi sur l’immunitĂ©, et en l’absence d’autoritĂ© lĂ©gale pour le faire. »
Ben Gvir a ajoutĂ© : « Le commissaire de police, dans une dĂ©cision sans prĂ©cĂ©dent, a nui non seulement Ă moi, mais Ă toute la dĂ©mocratie israĂ©lienne. Il s’agit d’un commissaire qui n’a pas traitĂ© les Ă©meutiers de Lod, Ramla, Acre et les routes du NĂ©guev, et qui viole maintenant la libertĂ© de mouvement d’un membre de la Knesset et la souverainetĂ© d’IsraĂ«l Ă JĂ©rusalem.
Un haut responsable du cabinet du Premier ministre a tentĂ© ce soir (mercredi Ă jeudi) de parvenir Ă un compromis entre le dĂ©putĂ© Itamar Ben Gvir et la police, concernant une marche que Ben Gvir prĂ©voyait d’organiser aujourd’hui dans le quartier musulman – mais le commissaire de police Yaakov Shabtai a refusĂ© le proposition de compromis. La proposition soumise au commissaire : Ben Gvir et Golan marcheront seuls, sans militants supplĂ©mentaires, de la porte de Naplouse au Mur du Kottel Ă 13h00, quatre heures avant une manifestation arabe prĂ©vue sur le site.
Hier, le commissaire a interdit aux dĂ©putĂ©s Ben Gvir et Mai Golan de marcher de la porte de Naplouse au mur occidental. La dĂ©cision a Ă©tĂ© soutenue par le procureur gĂ©nĂ©ral. La dĂ©cision du commissaire d’interdire la marche est considĂ©rĂ©e comme hautement inhabituelle, ou un secret militaire.
Hier (mercredi), le mouvement Komi Israel a fait appel au procureur gĂ©nĂ©ral et au conseiller juridique de la Knesset pour empĂŞcher les considĂ©rations de sĂ©curitĂ© du dĂ©putĂ© Ben Gvir et d’autres dĂ©putĂ©s de violer la dĂ©cision du cabinet selon laquelle le dĂ©filĂ© des drapeaux aura lieu mardi. Cet appel intervient après que les dĂ©putĂ©s, dirigĂ©s par Ben Gvir, aient dĂ©cidĂ© de dĂ©filer aujourd’hui Ă la porte de Naplouse et dans le quartier musulman, dans le cadre de leur colère contre le gouvernement, qu’ils prĂ©tendent cĂ©der au Hamas.
Le dĂ©putĂ© Itamar Ben Gvir, qui a lu la lettre, n’a pas Ă©tĂ© Ă©mu et a dĂ©clarĂ© : « Il est Ă©tonnant que le mouvement qui a organisĂ© l’incitation Ă Balfour contre le Premier ministre Netanyahu et son peuple ait criĂ© la gorge rauque contre la libertĂ© d’expression, cherchant Ă enfreindre la libertĂ© de mouvement d’un membre de la Knesset. » Hier, ils m’ont demandĂ© de m’adapter au Mont du Temple et aujourd’hui, ils me demandent dĂ©jĂ d’arrĂŞter de marcher. « Selon l’extrĂŞme gauche, la libertĂ© d’expression n’est rĂ©servĂ©e qu’aux terroristes et aux manifestants Balfour – les hypocrites en ont marre. »






