Un nouveau système d’Ă©coute clandestine de la police israĂ©lienne, qui a Ă©tĂ© rĂ©cemment mis en service, a effectuĂ© des enregistrements partiels et aurait endommagĂ© des enquĂŞtes et des affaires pĂ©nales en cours – rapporte le journal Israel Hayom.
Selon le rapport, suite aux dysfonctionnements, le bureau du procureur gĂ©nĂ©ral a envoyĂ© de nombreuses lettres aux avocats de la dĂ©fense, les informant de l’opĂ©ration problĂ©matique.
Récemment, une série de consultations a eu lieu au ministère de la Justice et à la police israélienne, concernant les conséquences juridiques des défaillances du système sur les preuves mal enregistrées, conséquences encore floues.
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a informé le commissaire et le procureur que dès que les dysfonctionnements se reproduiraient, il cesserait de signer les certificats de confidentialité qui permettent de maintenir le secret du système.
En juin 2022, la police israĂ©lienne a commencĂ© Ă exploiter un système d’Ă©coute Ă©lectronique classifiĂ©, qui a remplacĂ© un système plus ancien. Il s’agit d’un moyen qui devrait enregistrer les appels tĂ©lĂ©phoniques des suspects, conformĂ©ment aux approbations donnĂ©es dans les ordonnances judiciaires.
Contrairement au système d’espionnage qui a Ă©tĂ© exposĂ© dans le journal « Calcalist », et qui a Ă©tĂ© Ă©tabli dans le rapport Merri, l’Ă©quipe chargĂ©e de vĂ©rifier les Ă©coutes tĂ©lĂ©phoniques des communications entre ordinateurs, parce qu’il y avait des cas dans lesquels elle fonctionnait illĂ©galement – il y avait une autoritĂ© lĂ©gale pour opĂ©rer. Mais deux mois après son fonctionnement, il s’est avĂ©rĂ© qu’il Ă©tait truffĂ© de dysfonctionnements, et qu’elle procĂ©dait Ă des enregistrements partiels de conversations, dont certaines sont essentielles pour les enquĂŞtes criminelles en cours, et dont certaines ont servi de base Ă des inculpations qui ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© dĂ©posĂ©es.
Les dysfonctionnements du système ont commencĂ© dans la pĂ©riode correspondant Ă la tempĂŞte NSO et Rogela, qui a Ă©tĂ© publiĂ©e dans « Calcalist ». Bien que la question ait Ă©tĂ© au cĹ“ur du discours public Ă l’Ă©poque, et qu’elle ne se soit d’ailleurs pas apaisĂ©e Ă ce jour, nous n’avons pas informĂ© les ministres de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure Ă ce sujet dans le système d’exĂ©cution – ni l’ancien Omar Bar-Lev ni l’actuel Itamar Ben Gvir. Ce n’est que rĂ©cemment, avec l’envoi des lettres aux avocats de la dĂ©fense, qu’un organisme chargĂ© de l’application de la loi a informĂ© Ben Gvir de la question.
« Je suis en train de discuter des conclusions du rapport Marari avec des responsables de la police et du ministère de la Justice, et il m’apparaĂ®t qu’Ă l’Ă©poque, les responsables Ă©taient effectivement au courant des dysfonctionnements du système et ne se sont pas donnĂ© la peine de mettez-moi Ă jour « , a Ă©crit Ben Gvir. Sinon – Pegasus. Dans la lettre, Ben Gvir a annoncĂ© que si les dĂ©fauts ne sont pas corrigĂ©s – il cessera de signer les certificats de confidentialitĂ© qui protègent le système et son fonctionnement.
La police israĂ©lienne a dĂ©clarĂ©: « En juin 2022, un nouveau système d’Ă©coute Ă©lectronique a Ă©tĂ© mis en place, qui a remplacĂ© un ancien système. Dans le cadre du processus d’absorption et de mise en Ĺ“uvre du système, un petit nombre de bogues techniques y sont apparus, qui ont Ă©tĂ© portĂ©s Ă l’attention du bureau du procureur gĂ©nĂ©ral et le ministère de la Justice. La police israĂ©lienne, en coopĂ©ration et en coordination avec le bureau du procureur gĂ©nĂ©ral, s’emploie Ă rĂ©duire les bugs technologiques et Ă les corriger. Le système a Ă©tĂ© testĂ© et validĂ© par les parties autorisĂ©es, et son utilisation se fait lĂ©galement. »





