Les loyers explosent dans la Dahiyeh, banlieue sud de Beyrouth et bastion historique du Hezbollah.
Selon un sondage publié par le quotidien libanais Al-Akhbar, les prix des locations ont fortement augmenté ces derniers mois, malgré les destructions massives subies pendant les affrontements avec Israël.
Ce paradoxe économique intervient dans un contexte de tension régionale persistante entre Israël et le Hezbollah, alors que des dizaines de milliers d’unités d’habitation ont été endommagées ou détruites.
Dahiyeh : près de 100 000 logements endommagés
La Dahiyeh a été l’un des épicentres des frappes israéliennes lors de la confrontation avec le Hezbollah.
Selon les données citées dans le sondage :
- 99 610 unités de logement auraient été détruites ou gravement endommagées ;
- une partie importante du parc immobilier reste inhabitable ;
- la reconstruction progresse lentement.
Malgré cela, les loyers oscillent désormais entre 300 et 600 dollars, voire davantage — un niveau considéré comme élevé au Liban.
Crise économique et pression immobilière
Le salaire minimum officiel au Liban est estimé à environ 312 dollars.
Dans un pays frappé par une crise économique durable, une telle hausse des loyers crée une pression sociale significative.
Selon les répondants du sondage :
- les prix fluctuent en fonction des menaces de guerre ;
- l’instabilité sécuritaire influence directement le marché immobilier ;
- la hausse semble déconnectée du pouvoir d’achat réel.
Ce phénomène s’explique en partie par une concentration de la demande dans des zones perçues comme stratégiques ou protégées par le Hezbollah.
Intervention du Hezbollah : une aide ciblée
La semaine dernière, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a annoncé que l’organisation financerait trois mois de loyers pour les familles ayant perdu leur logement lors des frappes israéliennes.
Cette initiative est perçue comme :
- un geste social destiné à maintenir la popularité du mouvement ;
- un message politique adressé au gouvernement libanais ;
- une démonstration d’influence territoriale.
Dans un contexte où l’État libanais est fragilisé, ce type d’intervention renforce le rôle quasi institutionnel du Hezbollah dans certaines zones.
Un marché sous tension stratégique
La flambée des loyers dans la Dahiyeh ne relève pas uniquement de l’économie.
Elle traduit :
- un retour progressif des habitants déplacés ;
- une volonté de maintenir une présence dans un bastion stratégique ;
- une anticipation d’éventuelles escalades avec Israël.
La zone avait notamment été le théâtre de frappes ciblées, dont celle ayant visé Salah al-Arouri, haut responsable du Hamas, tué à Beyrouth.
La tension régionale continue donc d’avoir un impact direct sur la dynamique urbaine locale.
FAQ
### Pourquoi les loyers augmentent-ils malgré les destructions ?
La forte demande, le retour des déplacés et le contrôle territorial influencent les prix.
### Quel est le salaire minimum au Liban ?
Environ 312 dollars, ce qui rend les loyers actuels particulièrement élevés.
### Le Hezbollah aide-t-il les habitants ?
Oui, l’organisation a annoncé financer trois mois de loyers pour les familles touchées.
### La situation peut-elle évoluer ?
Oui. Les prix restent sensibles à la situation sécuritaire et aux menaces d’escalade régionale.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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