Le prĂ©sident Trump autorisera l’armĂ©e amĂ©ricaine Ă quitter la Syrie, dans environ quatre mois, trois mois de plus qu’il ne l’avait initialement annoncĂ© pour ses 2 000 soldats des forces spĂ©ciales en Syrie, ont annoncĂ© lundi des responsables de l’administration au New York Times.
Une source politique israélienne de premier plan qui a parlé à des journalistes au Brésil a déclaré lundi que le Premier ministre Netanyahu était derrière ce changement, après avoir demandé à Trump que le retrait américain de la Syrie soit plus graduel.
Lundi matin, Trump a tweeté : « Je suis la seule personne en Amérique à pouvoir dire : « Je ramène nos grandes troupes à la maison, avec une victoire et à obtenir une mauvaise presse. Ce sont des Fake News qui ont échoué pendant des années et qui se plaignent. »
L’armĂ©e avait demandĂ© quatre mois après l’annonce du retrait de Trump, afin de laisser le temps de dĂ©cider du matĂ©riel Ă dĂ©placer ailleurs dans la rĂ©gion, ou Ă laisser aux alliĂ©s ou Ă dĂ©truire pour ne pas tomber aux mains de l’ennemi, a dĂ©clarĂ© le Times.
Donc, il n’est pas du tout clair si Netanyahu a prĂ©sentĂ© au prĂ©sident amĂ©ricain l’idĂ©e d’un retrait de 120 jours ou simplement ajoutĂ© sa voix aux autres autour de Trump qui ont conseillĂ© un retrait plus progressif.
Pendant ce temps, lors d’un entretien avec des journalistes israĂ©liens Ă Rio de Janeiro lundi, Netanyahu a clairement indiquĂ© que son propre retrait, Ă la place du Premier ministre, n’Ă©tait pas Ă prĂ©voir de si tĂ´t.
Le Premier ministre a dĂ©clarĂ© qu’il n’avait aucune intention de dĂ©missionner, mĂŞme s’il Ă©tait invitĂ© Ă une audience dans les affaires dont il est l’accusĂ©. « Il y a trois raisons Ă cela », a-t-il dĂ©clarĂ© lors d’une confĂ©rence de presse au BrĂ©sil.  » Tout d’abord, je crois que rien ne va en sortir, je n’ai pas changĂ© de position ; deuxièmement, IsraĂ«l est un pays de lois et, conformĂ©ment Ă la loi, le Premier ministre n’a pas Ă dĂ©missionner au cours de l’audience ; troisièmement, l’audience ne se termine pas tant que vous n’avez pas entendu mon cĂ´tĂ© – il n’a donc aucun sens de commencer une audience avant les Ă©lections si vous ne pouvez pas la terminer avant les Ă©lections. «Â
«Dans une dĂ©mocratie, celui qui est au pouvoir sera dĂ©terminĂ© en fonction des urnes et non par un processus juridique partiel », a dĂ©clarĂ© Netanyahu. «La chose logique et juste est de ne pas entamer un processus d’audience – s’il en existe un – avant les Ă©lections, si vous ne pouvez pas le terminer avant les Ă©lections. »
Netanyahu s’est adressĂ© aux services rĂ©pressifs israĂ©liens en ces termes : «Que se passera-t-il si un Premier ministre est destituĂ© Ă l’issue d’une audience et qu’il s’avère que l’affaire a Ă©tĂ© classĂ©e ? Ce serait une ingĂ©rence flagrante dans la dĂ©mocratie dans un tel cas. Mais ce n’est pas une question juridique, c’est une question de sens commun, de logique. Je ne peux influencer qu’une chose : que les citoyens se rendent aux urnes ».
Le Premier ministre a également salué ses relations avec le leader mondial, citant le président russe Vladimir Poutine, qui a déclaré que c’était leur relation personnelle proche qui empêchait un affrontement entre leurs deux armées de faire face à une confrontation en Syrie.
Netanyahu a rĂ©pĂ©tĂ© qu’il avait rencontrĂ© un certain nombre de dirigeants du monde arabe, certains en secret. «Je peux dire que je rencontre de nombreux dirigeants arabes», a-t-il dĂ©clarĂ©, notant qu’il ne pouvait pas dire quel pays arabe serait le prochain pays Ă normaliser ses relations avec IsraĂ«l. «Cela ne prendra pas longtemps, je les rencontre souvent, tout le temps», a-t-il dĂ©clarĂ©. « Quand cela arrivera, je vous inviterai [Ă le couvrir]. »





