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C’est l’une des raisons pour lesquelles de nombreux rĂ©servistes tombent au combat Ă  Gaza comme au Liban 

Le dĂ©putĂ© Moshe Tor-Paz, prĂ©sident du lobby des reservistes Ă  la Knesset, a fait des dĂ©clarations sĂ©rieuses sur les diffĂ©rences dans l’Ă©quipement que reçoivent les soldats de rĂ©serve par rapport aux soldats rĂ©guliers

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Il exprime sa colore sur le plateau de Medad, concernant la grande difference de l’Ă©quipement militaire entre des soldats reguliers et des reservistes. Il explique que si de nombreux soldats reservistes, des peres de familles tombent au combat est aussi liĂ© au manque d’Ă©quipement de premiere base, fragilisant les soldats face Ă  une guerre qui dure depuis plus d’une annĂ©e. Il ajoute qu’on ne parle pas de climatision, ou d’Ă©quipement de conforts mais d’Ă©quipement militaire de base, concernant des armes tres vielle, qui parfois ne marchent pas.

Dans un autre média, il raconte sa propre experience en tant que reserviste 24 heures apres le 7 octobre 2023 :

 » Je me suis rĂ©veillĂ© Ă  cinq heures du matin, après un mauvais sommeil. J’ai reçu un message tĂ©lĂ©phonique du chef de l’ACA confirmant mon engagement dans la rĂ©serve, j’ai emballĂ© mon matĂ©riel qui prenait la poussière depuis un an et demi, au cours duquel mon service de rĂ©serve Ă©tait gelĂ©, et je suis parti pour la Division de Gaza, n’ayant aucune idĂ©e de ce qui m’attendait sur le terrain. Vers dix heures du matin, j’arrivais au MahanĂ© Urim, la base arrière de la division. Je ne savais pas que quelques heures auparavant, les terroristes Ă©taient arrivĂ©s au camp voisin, en route vers la base des renseignements. Ceux qui les ont arrĂŞtĂ©s, Ă  un prix très Ă©levĂ©, Ă©taient les soldats de la division de Gaza et d’autres combattants arrivĂ©s sur les lieux.

Dès mon entrĂ©e dans la base, j’ai compris l’ampleur du volontariat du public israĂ©lien. Une très longue file de soldats se tenait Ă  l’entrĂ©e. Aucun d’entre eux n’a Ă©tĂ© officiellement recrutĂ©. Tout le monde se sentait obligĂ© de sortir et de se battre pour son pays. Ces types m’informent que les combats se poursuivent dans le secteur, y compris sur l’axe menant Ă  la base de division, oĂą je dois me rendre. Ils me disent que ce n’est pas sage d’aller vers la base, mais je dois y arriver. J’ai appris au fil des annĂ©es Ă  toujours m’efforcer d’aller au front, lĂ  oĂą se prennent les dĂ©cisions. Au mĂŞme moment, c’est un grand dĂ©sordre Ă  la base d’Orim. De plus en plus de soldats arrivent et recherchent leur unitĂ©, tandis qu’au mĂŞme moment les jeeps militaires chargent du matĂ©riel et reprennent immĂ©diatement leur route.

Il m’arrive de rencontrer Yoaz Handel, qui est Ă©galement en route vers la division. Notre connaissance remonte Ă  des annĂ©es, lorsque nous Ă©tions tous deux lieutenants-colonels dans les rĂ©serves de la division de Gaza. Nous sommes ensuite devenus partenaires politiques Ă  la Knesset. MĂŞme si nous n’Ă©tions pas dans le mĂŞme parti, nous Ă©tions membres de la mĂŞme coalition pour le changement et pour sortir IsraĂ«l du piège politique dans lequel nous Ă©tions coincĂ©s. Après avoir rattrapĂ© quelques diffĂ©rences – après tout, cela fait quelques mois depuis notre dernière sortie – nous avons dĂ©cidĂ© de partir dans un convoi de vĂ©hicules civils, et nous Yoaz a rĂ©ussi Ă  recevoir une arme dans l’unitĂ© avant notre dĂ©part, tandis que j’avais mon arme civile . les autres officiers du gĂ©nie de rĂ©serve, sont partis sans armes sur eux.

ImmĂ©diatement après la station-service en direction de l’ouest, il y avait un point de contrĂ´le de fortune. Une camionnette bloquait la route avec un vieux soldat et un jeune soldat debout Ă  cĂ´tĂ© d’elle. Nous nous approchons du poste de contrĂ´le et reconnaissons le gĂ©nĂ©ral (Ă  la retraite) Israel Ziv et son fils, armĂ©s uniquement de fusils, bloquant la route sur une initiative indĂ©pendante. Ils nous prĂ©viennent d’un incident de sĂ©curitĂ© plus loin sur la route. IsraĂ«l me connaĂ®t depuis que j’Ă©tais cadet dans une formation d’officier et qu’il Ă©tait gĂ©nĂ©ral de brigade parachutiste. Nous avons travaillĂ© ensemble dans l’armĂ©e et dans la vie civile, notamment dans des projets d’intĂ©gration des ultra-orthodoxes dans l’armĂ©e. Il nous dit qu’il mene une opĂ©ration de blocus pour empĂŞcher les soldats et les civils de continuer vers l’enclave sans ĂŞtre conscients des menaces qui les y attendent, mais sur nous, vous avez confiance que nous y parviendrons, et il comprend Ă©galement l’importance de notre arrivĂ©e Ă  la division. Apres une courte consultation, nous prenons un selfie de nous trois et continuons. Après quelques centaines de mètres, nous croisons un groupe d’hommes armĂ©s qui isolent un groupe de vĂ©hicules qui tentent de surveiller les explosifs laissĂ©s par une bataille qui a eu lieu quelques heures plus tĂ´t, prĂŞt Ă  une nouvelle rencontre Ă  tout moment.

Petit Ă  petit, et au fur et Ă  mesure que la route avance, nous sommes exposĂ©s Ă  des images de plus en plus difficiles : une jeep de la police coincĂ©e dans un fourgon terroriste avec des cadavres Ă  cĂ´tĂ© ; Des dizaines de vĂ©hicules israĂ©liens incendiĂ©s, les morts toujours Ă  l’intĂ©rieur ; Un terroriste mort au bord de la route, Ă  cĂ´tĂ© de lui se trouve une mitrailleuse de type chargeur chargĂ©e de RPG ; Des tas d’armes et de vĂŞtements civils se trouvent au bord de la route et Ă  cĂ´tĂ© se trouvent les corps de terroristes. Nous traversons un champ de bataille.

Les rapports difficiles, les photos et les histoires provenant de la zone de combat font que tous ceux qui le pouvaient cherchaient un moyen de se porter volontaires. Dans les premiers jours des combats, toutes les unitĂ©s spĂ©ciales de Tsahal sont arrivĂ©es dans la bande de Gaza. Des unitĂ©s qui, autrefois, n’Ă©taient engagĂ©es que dans des opĂ©rations spĂ©ciales, se sont dĂ©sormais lancĂ©es dans toutes les tâches requises, grandes ou petites. Ces unitĂ©s ont perdu beaucoup de soldats dans les batailles de Black Sabbath, mais les jours suivants, ils Ă©taient lĂ , comme beaucoup d’autres, prĂŞts Ă  accomplir n’importe quelle tâche.

Dans le cadre de mes fonctions d’officier gĂ©nĂ©ral de la division de Gaza, dans les Ă©quipes oĂą j’Ă©tais en service, j’avais la responsabilitĂ© d’acheminer les tâches, qui s’accumulaient, vers les forces dont nous disposions. Toutes ces tâches Ă©taient cruciales en termes de sĂ©curitĂ© sur le terrain. L’une d’elles a eu lieu au dĂ©but de mon deuxième quart de travail, le troisième jour de la guerre, et c’Ă©tait une tâche assez sensible, je m’en souviens encore aujourd’hui , et en temps rĂ©el je l’ai enregistrĂ© dans mes notes.

Un officier de l’armĂ©e de l’air est entrĂ© dans le HML et a demandĂ© Ă  me parler en privĂ©. Il m’a informĂ© que samedi, un vĂ©hicule avait quittĂ© un certain camp dans le secteur avec des appareils classifiĂ©s des FDI. Après des recherches approfondies, l’emplacement du vĂ©hicule a Ă©tĂ© dĂ©couverts – sans que les soldats ne voyagent Ă  bord. Dans le coffre du vĂ©hicule, l’officier, esperait que les documents classifiĂ©s pourront encore ĂŞtre retrouvĂ©s car s’ils tombent entre les mains de l’ennemi, leur divulgation aura un impact significatif sur nos capacitĂ©s. 

J’ai levĂ© les yeux et demandĂ© Ă  voix haute « Quelle unitĂ© est disponible ? ». Des reprĂ©sentants de la patrouille des chefs d’Ă©tat-major interarmĂ©es, du Sheitat, du Sheldag et d’autres unitĂ©s spĂ©ciales parcouraient le HML, effectuant des missions de « chasse » pour leurs forces qui se trouvaient dans la rĂ©gion. Ă€ ce moment-lĂ , un officier d’une unitĂ© moins « considĂ©rĂ©e » s’est levĂ© d’un bond et a dit Ă  haute voix : « Je suis libre ». J’ai mis en relation l’entremetteur de l’unitĂ©, responsable de sa reprĂ©sentation au quartier gĂ©nĂ©ral de la division, avec le reprĂ©sentant de l’ArmĂ©e de l’Air, et ils ont discutĂ© pendant quelques minutes. Il y avait encore une crainte des terroristes dans le secteur. Je n’ai pas retardĂ© l’exĂ©cution de la mission. Environ 24 heures plus tard, alors que j’Ă©tais au quartier gĂ©nĂ©ral pour l’Ă©quipe suivante, l’officier de l’unitĂ© spĂ©ciale est entrĂ© avec deux valises sur lesquelles Ă©tait inscrit le  nom du sergent de l’armĂ©e de l’air. Il a dit que la journĂ©e dernière, lui et son Ă©quipe ont trouvĂ© le vĂ©hicule et qu’après beaucoup de problèmes, ils ont Ă©galement trouvĂ© les appareils classifiĂ©s qui s’y trouvaient et les ont amenĂ©s directement Ă  notre HML. J’ai placĂ© les prĂ©cieuses trouvailles dans un endroit sĂ»r au HML et ils furent respectueusement remis aux reprĂ©sentants de l’ArmĂ©e de l’Air. 

Cet incident n’est qu’un exemple du niveau de danger que nos soldats Ă©taient prĂŞts Ă  assumer Ă  cette Ă©poque. Et ce n’était que le dĂ©but du sacrifice incessant des forces de Tsahal, qui a durĂ© de très longs mois, surtout après l’entrĂ©e terrestre dans la bande de Gaza. Mon WhatsApp vibrait sans arrĂŞt de demandes de dons et d’équipements pour les soldats et la population du sud. « Il faut des chauffeurs pour sauver les habitants de leurs maisons » ; « Une unitĂ© militaire a besoin de 25 matelas et de 50 gilets » ; « Qui veut venir aider Ă  cuisiner pour le bataillon de mon fils qui descend vers la frontière de la bande de Gaza ? ce soir? » et ainsi de suite. De temps en temps, j’allais sur l’un des liens qui m’avaient Ă©tĂ© envoyĂ©s et j’Ă©tais Ă©tonnĂ© de constater que la totalitĂ© de la somme avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© collectĂ©e. C’est comme si tout un pays Ă©tait en alerte et se prĂ©cipitait pour faire un don Chaque fois que cela est possible – et pas seulement sur le plan matĂ©riel.

Dès les premiers jours, de nombreux Israéliens ont réalisé que le domaine dans lequel le gouvernement israélien a un sérieux problème est en fait l’un des domaines les plus importants dont dispose Aisha dans l’immédiat : le plaidoyer. Des projets sans précédent documentant les atrocités commises dans le sud furent rapidement mis en place, recrutant une longue lignée de bons Israéliens, parlant une multitude de langues, qui se portèrent volontaires pour documenter les atrocités de Black Sabbath. Les jeunes Arabes ont fondé le Centre de défense arabe ; les citoyens qui disposent de comptes actifs sur les réseaux sociaux ont mobilisé leurs comptes pour des activités de sensibilisation intensives.

Dans de nombreux cas, le volontariat et la mobilisation ne concernaient pas uniquement des individus, mais des familles entières. Pendant que l’homme, la femme, le fils ou la fille s’enrĂ´laient dans la rĂ©serve, le reste des membres de la famille s’enrĂ´laient dans l’assistance civile. Chez moi, c’Ă©tait exactement comme cela.

10 octobre : Le quatrième jour de la guerre 

Entre les quarts de travail, je rentrais chez moi pendant quelques heures. L’ouverture Ă©tait bloquĂ©e par une pile de dizaines de matelas que mon fils, Eitan, avait rĂ©cupĂ©rĂ©s pour les soldats dans l’une des bases du sud. Après avoir mangĂ© et reposĂ© un peu, je suis reparti pour la base de division, emmenant cette fois deux des enfants avec moi. Asif, ma fille de 22 ans, qui a Ă©tĂ© enrĂ´lĂ©e dans la rĂ©serve de l’unitĂ© de Douvres de Tsahal, s’est rendue Ă  l’hĂ´pital Soroka pour ĂŞtre la première personne Ă  rencontrer les soldats blessĂ©s, Ă  documenter leurs histoires et Ă  les guider dans ce qui peut et ne peut pas ĂŞtre possible. Mon fils Eitan, le machiniste de 18 ans, Ă©tait en route vers le camp militaire de Lev Ehad Ă  Beer Sheva, il sert d’intermĂ©diaire entre les piles de dons et de matĂ©riel et entre les soldats et les familles qui n’ont pas encore Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©s. Je les ai dĂ©posĂ©s au carrefour de Beit Kama et je suis retournĂ© Ă  la base.

Pendant que nous descendions vers le sud, les autres membres de la maison ainsi que les autres membres de la communautĂ© de la localitĂ© oĂą nous vivons se sont mobilisĂ©s pour aider les quelque 300 Ă©vacuĂ©s du campement de Shlomit arrivĂ©s au kibboutz Kfar Etzion, ainsi qu’ une escouade locale en attente et diverses unitĂ©s militaires hĂ©bergĂ©es dans le kibboutz. Quatre membres de l’Ă©quipe d’urgence de Shlomit sont tombĂ©s au cours d’une bataille hĂ©roĂŻque alors qu’ils sortaient pour dĂ©fendre le moshav voisin, Peri Gan. Ils ont empĂŞchĂ© un massacre Ă  un coĂ»t très Ă©levĂ© et, en plus de faire face aux pertes et au chagrin, l’endroit a Ă©galement dĂ» faire face Ă  l’arrachement de son foyer, tandis que de nombreux hommes ont Ă©tĂ© recrutĂ©s dans les rĂ©serves. Ă€ ce stade, ils avaient besoin de nourriture, de lessive, d’équipement et de soins mentaux, et tout le kibboutz s’est mobilisĂ©.

Je suis très fier de ma famille et de ma communauté, mais je sais avec certitude qu’ils ne sont que deux exemples parmi tant d’autres de ce qui s’est passé dans le pays à cette époque. Chaque famille, chaque communauté, chaque ville et chaque localité, tout le monde était occupé à prodiguer les premiers soins aux blessés et aux victimes de la guerre. « Où est le pays ?! » Les évacués, les soldats et les civils qui ont tendu la main ont souvent demandé avec colère et frustration ; Mais personne n’attendait l’État et les citoyens se sont empressés de le remplacer dans la pratique. En tant que citoyen, j’ai ressenti à quel point la société dans laquelle je vis est résiliente et ingénieuse ; En tant que membre de la Knesset, j’étais profondément troublé.

Cette mobilisation, qui pour beaucoup était un point d’interrogation dans les mois qui ont précédé la guerre, était pour moi une évidence. Je n’ai jamais douté qu’au moment de vérité, nous saurions, en tant que société, nous mobiliser pour protéger la maison. Toujours, même et surtout dans les moments de crise et de danger les plus graves, nous avons su serrer les rangs et agir ensemble, malgré toutes les différences, pour protéger le peuple et le pays.

« Le problème du peuple juif, m’a dit un jour un ami proche, c’est qu’en temps de crise, nous savons comment mettre de cĂ´tĂ© tout dĂ©saccord et travailler ensemble pour atteindre le mĂŞme objectif. Mais en temps normal, nous pouvons nous manger les uns les autres vivant. » Malheureusement, il a raison, et c’était exactement la situation qui prĂ©valait dans les mois prĂ©cĂ©dant la guerre. »