Un épisode météorologique exceptionnel est attendu ce dimanche en Israël. Selon le service météorologique israélien, les températures devraient atteindre des niveaux jamais observés au mois de février depuis 1987. Ce pic de chaleur inhabituel, causé par l’arrivée d’un flux d’air chaud et sec en provenance du sud, tranche radicalement avec les normales saisonnières et confirme une tendance de plus en plus marquée à des hivers irréguliers et instables.
D’après les prévisions officielles, les températures grimperont de manière significative sur l’ensemble du pays. Dans les régions montagneuses, les thermomètres devraient afficher jusqu’à 25 degrés, tandis que dans la plaine côtière, la Shfela et le nord du Néguev, les maximales pourraient atteindre voire frôler les 30 degrés. De tels niveaux sont extrêmement rares pour cette période de l’année et constituent un record sur près de quatre décennies.
Les météorologues soulignent que ces valeurs sont nettement supérieures aux moyennes habituelles du mois de février, qui oscillent généralement entre 12 et 18 degrés selon les régions. Cette anomalie thermique est attribuée à une masse d’air chaud et sec remontant depuis le sud, combinée à une situation atmosphérique stable favorisant un ensoleillement continu et une absence quasi totale de nuages.
Le service météorologique rappelle qu’un épisode similaire avait été observé en février 2010, notamment dans le centre du pays, avec des températures élevées pour la saison. Toutefois, même à cette occasion, le seuil symbolique des 30 degrés n’avait pas été atteint. Le pic attendu ce dimanche dépasserait donc clairement celui enregistré il y a seize ans, renforçant son caractère exceptionnel.
Cette vague de chaleur hivernale ne devrait cependant pas s’installer durablement. Les prévisions indiquent qu’elle prendra fin dès lundi soir, avec un changement progressif des conditions météorologiques. Des pluies sont attendues dans le nord et le centre du pays, et devraient se poursuivre durant la journée de mardi. Cette transition rapide entre chaleur extrême et retour des précipitations illustre le contraste marqué qui caractérise de plus en plus les épisodes météorologiques en Israël.
Selon les experts, le début du mois de février devrait rester relativement chaud par rapport aux normales saisonnières, sans toutefois connaître de nouvelles vagues de chaleur comparables à celle annoncée pour ce dimanche. Les météorologues estiment également que les précipitations prévues en début de semaine ne suffiront pas à compenser le déficit pluviométrique accumulé dans certaines régions depuis le début de l’hiver.
Au-delà de l’aspect spectaculaire des chiffres, cet épisode soulève des interrogations plus larges sur l’évolution du climat régional. Les hivers israéliens sont traditionnellement marqués par des périodes fraîches et pluvieuses, essentielles pour les ressources en eau, l’agriculture et les écosystèmes naturels. Des températures proches de 30 degrés en plein mois de février constituent donc une anomalie significative, susceptible d’avoir des conséquences indirectes, notamment sur la végétation, la consommation d’eau et les risques d’incendies précoces.
Les autorités appellent le public à la vigilance, en particulier les populations sensibles telles que les personnes âgées, les enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques. Bien que la chaleur soit de courte durée, une exposition prolongée au soleil et des efforts physiques intenses peuvent entraîner des malaises, même en hiver. Les services de santé recommandent de boire régulièrement, d’éviter les activités physiques aux heures les plus chaudes de la journée et de se protéger du soleil, malgré la saison.
Dans le secteur agricole, cette hausse brutale des températures pourrait perturber certains cycles de culture, notamment pour les cultures d’hiver qui ne sont pas adaptées à des conditions aussi chaudes. Les agriculteurs suivent de près l’évolution de la situation, conscients que des variations climatiques rapides peuvent affecter les rendements et la planification des semis.
Les météorologues rappellent toutefois qu’un épisode isolé ne suffit pas à tirer des conclusions définitives, mais ils soulignent que la multiplication de phénomènes extrêmes, qu’il s’agisse de vagues de chaleur hors saison ou d’épisodes de pluies intenses concentrées sur de courtes périodes, s’inscrit dans une tendance observée depuis plusieurs années. Israël, situé dans une zone climatique sensible, est particulièrement exposé à ces fluctuations.
En attendant le retour de conditions plus hivernales en début de semaine, les Israéliens s’apprêtent donc à vivre un dimanche aux allures de printemps avancé, voire d’été précoce. Une situation paradoxale qui, tout en offrant un répit ensoleillé, rappelle la fragilité de l’équilibre climatique et l’importance d’une gestion responsable des ressources naturelles.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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