Le chef d’Ă©tat-major rejette l’appel du ministre de la DĂ©fense pour la libĂ©ration de Elor Azria

Le ministre de la DĂ©fense Avigdor Liberman a demandĂ© dimanche au prĂ©sident Reuven Rivlin d’approuver le plaidoyer de pardon d’Elor Azria, reconnu coupable d’avoir tuĂ© un terroriste arabe qui avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© neutralisĂ© Ă  HĂ©bron en mars 2016.

Mais dimanche soir, les mĂ©dias israĂ©liens ont rapportĂ© que le chef de Tsahal, l’avocat militaire gĂ©nĂ©ral et le chef de la direction du personnel de Tsahal ont tous recommandĂ© que la demande de pardon ne soit pas acceptĂ©e, contrairement Ă  la position du ministre.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Les trois officiers supĂ©rieurs avaient soumis leurs objections au ministre de la DĂ©fense, qui a choisi de les ignorer. On estime que le prĂ©sident n’accĂ©dera pas Ă  la demande de Liberman mais se contentera plutĂ´t du poste de chef d’Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral Gadi Eizenkot, et il reste Ă  voir si l’incident conduira Ă  un dĂ©saccord entre le ministre Liberman et Eizenkot.

Il y a environ trois semaines, Azria a prĂ©sentĂ© une demande de pardon au prĂ©sident Rivlin, l’Ă©crivant d’une manière qui garantissait pratiquement que son plaidoyer serait rejetĂ©. ‘Malheureusement, je n’ai pas reçu justice – c’est mon sentiment et rien ne peut le changer’, a-t-il Ă©crit, ajoutant : ‘En tout cas, je demande Ă  l’honorable PrĂ©sident une mesure de misĂ©ricorde, qui est l’essence mĂŞme de l’institution.’

Le prĂ©sident ne peut pas Ă©ventuellement accepter cette demande, car accorder un pardon sans une expression de regret de la part de Azria confirmerait son affirmation selon laquelle il n’a pas reçu un procès Ă©quitable.

Le chef d’Ă©tat-major a dĂ©jĂ  rĂ©duit de quatre mois la peine de 18 mois d’Azria. Le ministre de la DĂ©fense, qui a Ă©tĂ© aux cĂ´tĂ©s d’Azria depuis le dĂ©but, devrait encore contacter le cabinet du Premier ministre Netanyahou, il a Ă©galement Ă©crit au prĂ©sident Rivlin qu’Ă  son avis, ‘Elor et sa famille avait payĂ© un lourd tribut personnel lors de ce procès. ‘

‘ Je crois que ce cas unique devrait Ă©galement ĂŞtre considĂ©rĂ© Ă  la lumière de l’intĂ©rĂŞt public ‘, a ajoutĂ© Liberman. ‘La nĂ©cessitĂ© de guĂ©rir les failles dans la sociĂ©tĂ©, et l’impact de l’incident et du procès sur les citoyens de l’Etat et sur les soldats de Tsahal face Ă  l’ennemi.’

5 Commentaires