L’Iran est aujourd’hui courtisĂ© par de nombreux pays europĂ©ens, depuis l’accord nuclĂ©aire avec Obama. Ces pays europĂ©ens ont tendance Ă fermer les yeux sur ce pays dictatorial qui continue aujourd’hui Ă tuer des civils sans raison, prĂ©fĂ©rant cumuler des restrictions Ă l’encontre de la seule dĂ©mocratie au Moyen Orient : IsraĂ«l.
Dans le cas qui nous occupe aujourd’hui, un mĂ©decin et professeur Ahmadreza Djalali. Ce ressortissant iranien sera exĂ©cutĂ© dans deux semaines, après avoir Ă©tĂ© accusĂ© d’espionnage lors d’une visite Ă sa famille en Iran en avril 2016.
Selon ses proches, Djalali est un mĂ©decin apolitique qui s’est concentrĂ© dans plusieurs missions dans le monde entier pour venir en aide aux sinistrĂ©s lors de catastrophes humanitaires.
Il a Ă©tĂ© condamnĂ© sans vĂ©ritable procès et sans avocat. Les seuls faits qui lui sont reprochĂ©s sont des contacts avec des Ă©trangers Ă l’universitĂ© de Bruxelles et des collègues IsraĂ©liens, uniquement dans un but scientifique.
Une pĂ©tition a Ă©tĂ© lancĂ©e, et 40.000 signataires demandent sa libĂ©ration. Le docteur a fait trois grèves de la faim , ce qui n’a pas permis de le faire libĂ©rer. Il avait Ă©tĂ© forcĂ© de signer des aveux sous la torture.
Ahmadreza Djalali est chercheur au CRIMEDIM, un centre de recherche en mĂ©decine de catastrophe situĂ© dans le nord de l’Italie qui collabore avec la VUB.
Selon le professeur Ives Hubloue (VUB) « nos formations dans ce centre sont très recherchĂ©es et nous avons des docteurs d’un peu partout dans le monde qui les suivent. Donc, des docteurs qui viennent aussi des États-Unis, d’Arabie saoudite et d’IsraĂ«l. Ces accusations sont un non-sens, on ne peut pas lui reprocher des collaborations au niveau international puisque c’est un des aspects cruciaux de ce genre de collaboration surtout lorsqu’on doit faire face Ă des drames de grosses ampleurs. »
Une opinion partagĂ©e par Gerlant van Berlaer : « Ahmadreza a la double nationalitĂ© suĂ©doise et iranienne. Nous travaillons rĂ©gulièrement avec des collègues israĂ©liens, nous menons des recherches sur les tremblements de terre et les catastrophes nuclĂ©aires qui entraĂ®nent l’utilisation de termes sensibles ».




