« Closeness » (La proximité) du réalisateur russe de 26 ans, Kantemir Balagov, dans sa ville natale de Nalchik en 1998, a remporté le prix de la critique internationale du Festival de Cannes, ce samedi.
L’intrigue est basĂ©e sur une histoire de Balagov racontĂ©e par son père et ses voisins Ă Nalchik, capitale de la RĂ©publique autonome de Kabardino-Balkaria, dans le nord du Caucase.
« Nous avons essayé de montrer la vie de la communauté juive à Nalchik, pour montrer la différence dee mentalités : le russe, le Caucase, le Juif », a déclaré Balagov à TASS.
En 1998, Ă Nalchik, Ilana, 24 ans, travaille dans le garage de son père pour l’aider Ă joindre les deux bouts. Un soir, sa famille Ă©largie et ses amis se rĂ©unissent pour cĂ©lĂ©brer l’engagement de son jeune frère David. Plus tard cette nuit-lĂ , le jeune couple est kidnappĂ© et une demande de rançon a Ă©tĂ© demandĂ©e. Dans cette enclave juive Ă©troite, impliquer la police est hors de question. Comment la famille aura-t-elle l’argent pour sauver David?
Ilana et ses parents, chacun Ă leur manière, vont aussi loin que nĂ©cessaire, quels que soient les risques pour eux-mĂŞmes …
« Cette histoire d’un enlèvement, est relativement rĂ©pandue dans les annĂ©es quatre-vingt-dix (ce genre de problème n’existe pas depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000) – J’ai seulement entendu parler de mon père, Ă l’âge de 17 ou 18 ans », a dĂ©clarĂ© Balagov dans le dossier de presse pour son film.
« Plus tard, lorsque j’Ă©tudiais, je pensais que c’Ă©tait un bon film et je commençai Ă explorer la question de la diaspora juive – ce qu’il en restait Ă Nalchik Ă l’Ă©poque. Ce qui m’a le plus intĂ©ressĂ©, ce sont les sentiments qu’une famille ressentira lors de l’annonce de l’enlèvement de leur fils et, surtout, de ce que ces parents seraient pas prĂŞt Ă faire pour sauver leur enfant. C’est ce conflit moral dont je voulais explorer et parler. De toute Ă©vidence, on fera n’importe quoi pour sauver un ĂŞtre cher, mais ce que les gens ne sont pas prĂŞts Ă faire, c’est ce qui Ă©tait le plus intĂ©ressant Ă explorer.  »
Le Monde a jailli de Balagov la semaine dernière: «Vingt [six] ans. Le visage d’un ange. Une dispersion de fines lignes brisĂ©es tatouĂ©es le long du bras droit. Il y a deux âmes: celle qui s’attache Ă lui, l’autre qui veut la fuir; Ou deux personnalitĂ©s, une terrestre, l’autre regardant vers le ciel. Le garçon s’appelle Kantemir Balagov et nous parierons que vous n’arrĂŞtez pas de parler de lui. Il est l’auteur de Tesnota («proximité»), une rĂ©vĂ©lation divine, comme on espère chaque annĂ©e que le Festival nous proposera au moins une.
Les prix de la FĂ©dĂ©ration internationale des critiques de cinĂ©ma (FIPRESCI) ont Ă©tĂ© annoncĂ©s un jour avant l’annonce officielle des vainqueurs de la Palme d’Or du Festival de Cannes le 28 mai. Les prix ne coĂŻncident pas toujours avec ceux sĂ©lectionnĂ©s par le jury officiel international de Cannes.




