À ce jour, plus de 3 000 blessés sont arrivés dans les hôpitaux à la suite du massacre perpétré par le Hamas. Israel Hayom a appris que les civils et les soldats ne sont pas les seuls à être soignés par les équipes médicales. Il s’avère que des terroristes blessés ont également été transportés dans certains hôpitaux, au grand désarroi des équipes médicales locales.
« On nous demande d’accepter les terroristes qui ont participĂ© au massacre et qui ont Ă©tĂ© capturĂ©s et de les soigner, mais lorsqu’ils arrivent ici, cela nous prive de ressources insensĂ©es », a dĂ©clarĂ© Ă IsraĂ«l Hayom un haut responsable mĂ©dical de l’un des hĂ´pitaux.
Regardez le documentaire dramatique : Les raiders du MGB sauvent des soldats blessés sous un feu nourri / Porte-parole de la police
Il convient de souligner que dans le passĂ©, les terroristes Ă©taient soignĂ©s dans un hĂ´pital après que les soldats de Tsahal les avaient neutralisĂ©s, ce qui a provoquĂ© un vif dĂ©bat public. RĂ©cemment, le commentateur de la santĂ© d’Israel Hayom, Ran Reznik, a rĂ©vĂ©lĂ© que le Bureau d’Ă©thique de l’Association mĂ©dicale avait rĂ©digĂ© une règle Ă©thique qui Ă©tait censĂ© apporter des rĂ©ponses Ă des questions difficiles concernant la fourniture de soins mĂ©dicaux aux terroristes. La règle stipulait que « les besoins de votre ville passent en premier », c’est-Ă -dire dans une situation oĂą il y a un manque de personnel ou d’Ă©quipement lors d’un incident terroriste avec de nombreuses victimes, les victimes des attentats doivent ĂŞtre soignĂ©es avant les terroristes.
Cependant, une modification a Ă©tĂ© rĂ©cemment apportĂ©e aux règles d’Ă©thique mĂ©dicale et il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© d’annuler complètement cette directive. La seule règle qui reste en vigueur est celle qui stipule que les blessĂ©s doivent ĂŞtre soignĂ©s en fonction de leur degrĂ© de gravitĂ© et de leur capacitĂ© de survie, et non selon d’autres critères.
Le rabbin Yuval Sharlo, chef du dĂ©partement d’Ă©thique de l’organisation Zahar, a Ă©galement Ă©tĂ© interrogĂ© prĂ©cĂ©demment sur la question de la fourniture d’un traitement mĂ©dical aux terroristes et, dans une interview avec Israel Today, il a dĂ©clarĂ© que « le principe de prioriser le traitement en fonction des conditions mĂ©dicales fait partie d’ une vision mĂ©dicale acceptĂ©e du monde, mais il existe des principes moraux plus Ă©levĂ©s que cela. Si le traitement d’un terroriste se fait au dĂ©triment du traitement des blessĂ©s, cela ne fait aucun doute. Leur traitement passe avant pour les victimes, mĂŞme s’ils sont lĂ©gèrement blessĂ© et le terroriste est gravement blessĂ©. Pour le reste du monde, le bien-ĂŞtre de la victime passe avant tout au profit du dĂ©linquant. Le monde mĂ©dical a pris sur lui de se tenir en dehors de la question du jugement de valeur, mais ici, Ă mon avis, le monde mĂ©dical est allĂ© trop loin. Je comprends et sympathise avec le dĂ©sir que le système mĂ©dical ne devienne pas un système judiciaire, mais mĂŞme cela a une limite. On ne peut pas traiter le dĂ©linquant avant de soigner la victime. »
Alors que les parents d’un soldat dont le fils est actuellement hospitalisĂ© dans l’un des hĂ´pitaux après avoir Ă©tĂ© abattu par un terroriste près du kibboutz Reim ont dĂ©clarĂ© à « Israel Hayom » : « Nous avons perdu notre dignitĂ© et notre honte. Ce sont des animaux humains et c’est ainsi qu’ils devraient ĂŞtre soignĂ©s Ă tout moment et n’importe oĂą. Penser que ces sous-humains reçoivent un traitement au mĂŞme endroit oĂą repose notre fils indique non seulement un manque de sensibilitĂ© de la part des dĂ©cideurs mais aussi un manque d’humanitĂ©.
Il sera prĂ©cisĂ© que les terroristes capturĂ©s ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s Ă l’enquĂŞte du Service gĂ©nĂ©ral de sĂ©curitĂ©. La police et le Magen David nient avoir Ă©tĂ© obligĂ©s de transporter les terroristes blessĂ©s vers les hĂ´pitaux.





