Pour l’Ă©lĂ©vation des Ă‚mes de Louise Yoheved Bat Noira Shoshana et Gilda Adina bat Louise Yoheved
Le pĂ©chĂ©, dit le Maharal, n’est qu’accessoire Ă la neshamah (âme) du juif. Il ne peut pas endommager la neshamah elle-mĂŞme mais il superpose plutĂ´t des couches d’impuretĂ© qui les sĂ©parent de son essence. Cela forme Ă©galement une barrière qui le sĂ©pare de sa connexion avec Hachem, puisque sa connexion Ă Hachem se fait par cette essence qui reste toujours sainte, pure et intacte. Quand on s’Ă©loigne et on se dĂ©tache de son essence, on devient Ă©galement Ă©tranger Ă Hashem.
La Techouva (repentance) est donc le retour du Juif Ă son essence et la destruction des barrières qui le sĂ©parent de Hachem. Hachem ne quitte pas le Juif quand il pèche ; le juif perd plutĂ´t le contact avec Hachem, qui rĂ©side toujours dans l’essence de son âme. Comme les sages le disent sur le verset : «Je dors, mais mon cĹ“ur est rĂ©veillé» (Shir HaShirim 5: 2), mon cĹ“ur se rĂ©fère Ă Hachem. Bien que le Juif dorme et perd conscience de Hachem, Hachem occupe toujours son cĹ“ur.
Cela nous aide Ă comprendre une autre raison pour laquelle il faut faire le « vidouï ». En articulant son pĂ©chĂ© par le « vidouï », le Juif en fait quelque chose d’extĂ©rieur Ă lui-mĂŞme.
Ensuite, il est capable de dĂ©tacher les couches de pĂ©chĂ© qui se sont accumulĂ©es sur sa neshamah. Le « vidouï » lui-mĂŞme devient un acte de purification. Ainsi, Targum Yonathan traduit le mot «purifier» dans le verset «Avant Hachem, vous devriez vous purifier» (Vayikra 16:30), en tant que    « « vidouï »». La confession est en elle-mĂŞme l’acte de purification.
Quand un juif pense qu’Hachem l’a abandonnĂ©, dit Sforno, il abandonne tout espoir, car il pense que c’est Dieu qui doit d’abord revenir. Mais en vĂ©ritĂ©, c’est l’homme qui s’est Ă©cartĂ© de son essence et il peut trouver D.ieu oĂą il l’a quittĂ© Ă l’origine. La Techouva est donc littĂ©ralement la rĂ©demption: «Reviens Ă moi car je t’ai racheté» (Yeshayahu 44:22). On rachète son essence intacte des couches de pĂ©chĂ© et d’impuretĂ© qui l’incruste.
(Rabbi Zev Leff)






