L’armée israélienne modifie fondamentalement sa préparation opérationnelle à la frontière avec la Jordanie, suite à une augmentation de la contrebande d’armes en provenance du royaume et à la crainte d’attaques parrainées par l’Iran qui pourraient survenir le long de la frontière en 2024.
« Israel Hayom » a appris d’un responsable de l’armĂ©e que le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence auquel le commandement central se prĂ©pare est celui des tentatives du Hezbollah, ou d’autres milices pro-iraniennes, de percer depuis la frontière jordanienne vers l’une des localitĂ©s israĂ©liennes la plus proches de la frontière.
La contrebande d’armes Ă la frontière jordanienne a Ă©tĂ© dĂ©jouĂ©e
La frontière orientale avec la Jordanie s’Ă©tend sur 309 km et est la plus longue qu’IsraĂ«l ait avec l’un de ses voisins. Au cours des deux dernières annĂ©es, il y a eu une augmentation spectaculaire de la contrebande d’armes de la Jordanie vers la JudĂ©e Samarie, et les FDI estiment que l’Iran est derrière les expĂ©ditions. Il s’agit de plus de 1.000 types d’armes entre autres, les contrebandiers utilisent des carabines Ă air comprimĂ© M-16, quand en IsraĂ«l les assemblages adaptĂ©s aux ballons Ă air sont remplacĂ©s par ceux adaptĂ©s aux projectiles standards. Dans un cas, une bombe Kalimagor de fabrication iranienne a mĂŞme Ă©tĂ© saisie Ă la frontière. Tsahal sait que seule une partie des produits de contrebande est capturĂ©e. C’est l’une des explications de l’augmentation des attaques terroristes et de la disponibilitĂ© d’armes dans la rĂ©gion de JudĂ©e-Samarie au cours des deux dernières annĂ©es.
L’armĂ©e exclut un scĂ©nario de « renversement » de la part de l’armĂ©e jordanienne, mais admet que certains soldats pourraient dĂ©clencher une fusillade, comme cela s’est dĂ©jĂ produit dans le passĂ©.
La contrebande s’effectue tout au long de la frontière – depuis l’Arabah, en passant par la mer Morte jusqu’au triangle frontalier entre la Jordanie, IsraĂ«l et la Syrie. Face Ă l’augmentation de la contrebande et des menaces, l’armĂ©e israĂ©lienne a dĂ©jĂ doublĂ© la taille de ses forces le long de la frontière. Le plan de travail pour 2024 est encore plus vaste. L’armĂ©e devrait demander au gouvernement de construire un obstacle le long de la frontière, comme c’est le cas entre IsraĂ«l et l’Egypte. En plus de cela, des postes d’observation et des gardes de sĂ©curitĂ© seront Ă©tablis et rĂ©parĂ©s. D’autres mesures, pour faire face Ă la contrebande et contrecarrer d’Ă©ventuelles attaques.
Des coups de feu fréquents
Le changement de rĂ©fĂ©rence d’une « frontière pacifique » Ă une « frontière chaleureuse » intervient dans le sillage d’une contestation de plus en plus croissante des mĂ©tastases iraniennes envers le Royaume hachĂ©mite ces derniers mois. Les forces soutenues par l’Iran tentent d’y pĂ©nĂ©trer, depuis l’Irak et la Syrie, et mettent en danger la souverainetĂ© du royaume. Les Jordaniens, de leur cĂ´tĂ©, s’efforcent d’arrĂŞter les envahisseurs.
Il y a deux semaines, une attaque particulièrement violente a eu lieu, qui, selon l’armĂ©e jordanienne, « a durĂ© 14 heures, et de grandes quantitĂ©s de canons anti-aĂ©riens, de roquettes et d’armes de divers types ont Ă©tĂ© saisies ».
Afin de lutter ensemble contre ce phĂ©nomène, Tsahal maintient des contacts avec l’armĂ©e jordanienne. Ce contact a Ă©galement Ă©tĂ© maintenu ces dernières semaines, lorsque les rĂ©sidents israĂ©liens le long de la vallĂ©e du Jourdain rapportent de frĂ©quents coups de feu venant de la zone frontalière. Des vidĂ©os ont mĂŞme Ă©tĂ© mises en ligne sur les rĂ©seaux sociaux, documentant les bruits de coups de feu entendus depuis les chutes Ya’akov et ses environs.
Tsahal accepte l’explication de l’armĂ©e jordanienne selon laquelle il s’agit de tirer dans les fourrĂ©s et dans l’eau le long du ruisseau pour dissuader les trafiquants d’armes, qui tentent de transfĂ©rer des armes du cĂ´tĂ© israĂ©lien de la barrière sous sa protection et de nuit. en mĂŞme temps, suite aux plaintes des habitants et comme leçon de l’attaque du Hama du 7 octobre, les unitĂ©s de rĂ©serve dans les localitĂ©s, afin d’arrĂŞter une invasion, Ă Dieu ne plaise, qu’il y en ait une.
Des immigrants s’infiltrent depuis la Jordanie
Dans l’armĂ©e, ils excluent un scĂ©nario de « renversement » de la part de l’armĂ©e jordanienne, mais conviennent qu’il est possible que des soldats isolĂ©s dĂ©clenchent une fusillade, comme cela s’est dĂ©jĂ produit dans le passĂ© (en 1997, un soldat jordanien a ouvert le feu sur des Ă©tudiantes. En consĂ©quence, sept jeunes filles israĂ©liennes ont Ă©tĂ© assassinĂ©es et quatre filles et un enseignant ont Ă©tĂ© blessĂ©s – un incident appelĂ© « le massacre de Naharim ». Cependant, Tsahal se prĂ©pare Ă un scĂ©nario tout aussi grave, dans lequel les mĂŞmes milices iraniennes rĂ©ussiraient Ă pĂ©nĂ©trer en Jordanie et, de lĂ , Ă attaquer IsraĂ«l.Â






