Dans des mosquées : Tsahal et le Shin Bet détruisent des dépôts d’armes à Chati et Deir al-Balah

Les forces de Tsahal et le Service de sécurité générale (Shin Bet) ont mené récemment une frappe ciblée dans les zones de Chati et Deir al-Balah, dans la bande de Gaza. Au cours de cette opération, les forces ont détruit deux dépôts d’armement appartenant à l’organisation terroriste du Hamas. Ces dépôts contenaient des dizaines d’armes de type Kalachnikov, de nombreux chargeurs ainsi que du matériel militaire supplémentaire.

Selon des sources sécuritaires, ces armes avaient été délibérément entreposées à l’intérieur de deux mosquées situées dans le nord de la bande de Gaza, des bâtiments qui servaient dans les faits de refuge opérationnel pour les terroristes de l’organisation.

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Des précautions prises avant la frappe

Les autorités sécuritaires soulignent qu’avant l’exécution des frappes, une série de mesures a été mise en œuvre afin de réduire au maximum le risque de porter atteinte à des civils non impliqués. Dans ce cadre, des avertissements préalables ont été diffusés à la population locale, un armement de précision adapté à la mission a été employé, et des observations aériennes approfondies ont été menées en direction des cibles.

Des sources au sein de Tsahal ont indiqué que cet événement constitue un nouvel exemple de l’usage systématique que fait le Hamas des infrastructures civiles, notamment des institutions religieuses comme les mosquées, en violation flagrante du droit international. L’objectif de ce type de retranchement est de favoriser et de mettre en œuvre des plans terroristes visant les civils de l’État d’Israël ainsi que les forces de Tsahal opérant dans la zone de la ligne jaune.

Parallèlement au bilan de cette frappe, il a été précisé que les forces de Tsahal placées sous le commandement Sud demeurent déployées dans la zone d’opération conformément à l’accord en vigueur, et qu’elles continueront d’agir avec détermination afin de lever toute menace immédiate dans le secteur.

Un usage récurrent des lieux de culte comme couverture

Ce type de découverte n’est pas un cas isolé dans la bande de Gaza. Depuis des années, l’armée israélienne rapporte régulièrement la présence d’infrastructures militaires du Hamas dissimulées à l’intérieur ou à proximité de mosquées, transformant ces lieux en cibles légitimes au regard du droit des conflits armés dès lors qu’ils sont utilisés à des fins militaires. Des experts en droit international, comme le professeur Asa Kasher, auteur du code éthique de Tsahal, ont souligné à plusieurs reprises que le Hamas recourt systématiquement aux infrastructures civiles — écoles, mosquées et hôpitaux — pour dissimuler ses opérations et maximiser les pertes civiles en cas de riposte israélienne, une stratégie qui complique considérablement le respect du principe de distinction entre cibles militaires et civiles.

Cette opération intervient alors que Tsahal continue de mener des actions ponctuelles de neutralisation de capacités résiduelles du Hamas dans la bande de Gaza, dans le cadre du dispositif de sécurité mis en place le long de la ligne de démarcation actuelle, tout en évitant une reprise generale des combats. Les forces israéliennes affirment rester vigilantes face à toute tentative de reconstitution de l’arsenal du mouvement terroriste, en particulier dans les zones densément peuplées où les combattants cherchent traditionnellement à se fondre parmi la population civile.

Pour mieux comprendre cette stratégie récurrente d’utilisation des infrastructures civiles à des fins militaires par le Hamas, notre article sur la défense de l’éthique de Tsahal par le professeur Asa Kasher face aux accusations de génocide apporte un éclairage complémentaire sur ce sujet.