Alors que les tensions régionales restent extrêmement élevées, de nouvelles menaces émanant de l’axe pro-iranien visent directement Israël. Selon plusieurs évaluations sécuritaires relayées ces dernières heures, des centaines de combattants seraient actuellement envoyés vers l’Iran sous couvert de pèlerinage religieux, notamment vers la ville de Mashhad, dans un contexte de protestations internes croissantes contre le régime de Téhéran.
Sur fond de manifestations qui s’étendent dans plusieurs provinces iraniennes, les autorités de la République islamique chercheraient à renforcer leurs capacités de répression. Des organisations de défense des droits humains, citées par l’agence AP, font état d’au moins 36 morts et de plus de 2 000 arrestations depuis le début de la vague de protestations. Malgré cela, l’évaluation dominante en Israël demeure prudente : la probabilité d’un effondrement rapide du régime iranien est jugée faible.
Parallèlement, des sources de l’opposition iranienne affirment que des milices chiites pro-iraniennes en provenance d’Irak ont commencé à recruter des combattants destinés à soutenir les forces de sécurité iraniennes. Ces informations coïncident avec des rapports faisant état d’une visite récente à Bagdad du commandant de la force Al-Qods, Ismaïl Qaani, signe d’une coordination régionale renforcée.
Sur le front nord, Israël continue de se préparer à plusieurs scénarios. Au sein de Tsahal, les responsables militaires attendent une décision du niveau politique concernant une éventuelle opération d’envergure au Liban. L’armée estime que l’affaiblissement du Hezbollah constitue une condition préalable à toute avancée diplomatique avec le gouvernement libanais, dont l’engagement réel à désarmer l’organisation reste largement remis en question.
Dans ce contexte, Tsahal a annoncé avoir éliminé deux terroristes impliqués dans la reconstruction d’infrastructures militaires du Hezbollah dans le sud du Liban. Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large visant à empêcher le rétablissement des capacités offensives de l’organisation chiite.
Sur le plan diplomatique, les États-Unis ont proposé la création d’une zone économique démilitarisée le long de la frontière entre Israël et la Syrie. Selon un haut responsable américain, cette initiative, discutée lors de négociations récentes à Paris, inclurait également un mécanisme de coordination conjointe en Jordanie pour superviser la démilitarisation du sud syrien et le retrait progressif de forces israéliennes, sous conditions sécuritaires strictes.
Pendant ce temps, les services de renseignement israéliens observent avec attention l’évolution de la situation intérieure en Iran. Si la loyauté des Bassidj et des Gardiens de la révolution semble pour l’instant intacte, les analystes estiment que Téhéran pourrait chercher à relancer les négociations nucléaires avec Washington afin d’alléger la pression exercée par l’administration Trump.
L’ensemble de ces développements dessine un tableau régional instable, où menaces sécuritaires, calculs diplomatiques et tensions internes s’entremêlent. Israël, tout en se préparant à des scénarios militaires larges, continue de privilégier une coordination étroite avec les États-Unis, conscient que la moindre étincelle pourrait embraser l’ensemble du Moyen-Orient.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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