🔳 ANNONCE 🔳
Home Actualité France / Europe Début du procès des attentats de 2015 à Paris | L’accusé principal...

Début du procès des attentats de 2015 à Paris | L’accusé principal : « Je suis un soldat de l’Etat islamique »

🔳 ANNONCE 🔳

Près de six ans après qu’environ 130 personnes ont été tuées dans l’attaque meurtrière de l’Etat islamique, 14 personnes sont jugées et 6 autres sont jugées pour leur absence dans le plus grand procès de l’histoire de France. « Il n’y a un seule divinité, Allah », a déclaré Salah ‘Abd al-Salam, le seul survivant de l’attaque.

Soyez le premier informé - Rejoignez notre page Facebook.

 

Le procès de 20 accusés impliqués dans l’attentat terroriste de 2015 à Paris s’est ouvert aujourd’hui (mercredi) sous haute sécurité dans la capitale française. Le procès, le plus important de l’histoire de la France, a débuté près de six ans après l’attentat de l’État islamique (EI), qui a fait environ 130 morts et des centaines de blessés. Six des prévenus sont jugés en leur absence, et cinq d’entre eux ne sont pas en vie selon les estimations.

🔳 ANNONCE 🔳

Lors de l’attentat qui a eu lieu le 13 novembre 2015, des kamikazes ont attaqué six bars et restaurants, la salle du Batacalan et le stade de football Parc de France dans la capitale française. L’Etat islamique a affirmé qu’il s’agissait d’une « vengeance » pour l’implication de la France dans la lutte internationale de l’organisation en Syrie et en Irak. Il s’agit de la pire attaque que la France ait connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Publicité 

Le principal accusé dans le procès est Salah ‘Abd a-Salam, le seul terroriste qui a survécu à l’attaque. Interrogé sur sa profession au début de l’audience, ‘Abd al-Salam, 31 ans, a retiré son masque noir et a répondu : « J’ai abandonné mon travail pour être soldat de l’État islamique ». Interrogé par le président du panel des juges pour donner son nom, ‘Abd a-Salam a cité le Shuhada : « Je témoigne qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et Muhammad le Messager d’Allah.

Les autres prévenus ont répondu à des questions sur leurs noms et professions.

Lors de l’attaque terroriste, a-Salam a abandonné sa voiture et sa ceinture d’explosifs brisée et s’est enfui à Bruxelles, sa ville natale. Il a été capturé en mars 2016, quelques jours avant que la même cellule de l’Etat islamique ne mène une attaque terroriste meurtrière dans la ville.

Victor Edo, un avocat représentant des huit des survivants du massacre du Bataclan, a déclaré que la déclaration d’Abd al-Salam était « très violente ». Il a déclaré : « Certains de mes clients ne se sentent pas bien après avoir entendu une déclaration qu’ils considèrent comme une menace nouvelle et directe. Cela va durer ainsi neuf mois.

D’autres ont déclaré qu’ils essayaient de ne pas attacher beaucoup d’importance aux propos du terroriste. « Il en faut plus que ça pour me choquer, je n’ai pas peur », a déclaré Thierry Mala, qui a également survécu au massacre du Bataclan.

En droit historique, il y a environ 1 800 requérants du côté de l’accusation et environ 300 avocats représentant toutes les parties. Le procès devrait durer neuf mois, jusqu’en mai. Le procès se déroule au Palais de justice, dans le centre de Paris, et des dizaines de policiers ont été déployés à ses côtés avant l’arrivée des prévenus.

S’ils sont reconnus coupables, tous les accusés, dont 11 sont déjà derrière les barreaux, devraient être condamnés à la prison à vie. Toutes les autres personnes impliquées sont accusées d’avoir fourni aux terroristes des armes, des véhicules ou d’avoir participé à la planification des attentats.

La salle d’audience a été construite à l’intérieur d’un palais du XIIIe siècle, où Marie-Antoinette et Emile Zola, entre autres, ont été jugés. Dans la salle, où sont placés des écrans géants, des centaines de personnes peuvent entrer et le procès sera retransmis en direct. Sans précédent, les victimes pourront bénéficier d’un lien sécurisé pour écouter une audience depuis leur domicile, avec un délai d’une demi-heure.

Les premiers jours du procès devraient porter principalement sur des questions techniques. Les témoignages des victimes seront entendus à partir du 28 septembre, et l’enquête des accusés débutera en novembre. Cependant, ils ne seront interrogés directement sur l’attentat et les semaines qui l’ont précédé qu’en mars.

Avant l’audience d’aujourd’hui, certains des survivants et des proches des morts ont déclaré qu’ils espéraient que le procès les aiderait à comprendre ce qui s’était passé cette nuit-là et pourquoi cela s’était produit, espérant que des attaques similaires ne se reproduiraient plus. « Cette nuit-là nous a mis sous un masque de terreur et de dégoût », a déclaré Jean-Pierre Albertini, dont le fils Stefan, 39 ans, a été assassiné dans la salle du Bataclan.

Jérôme Barthelemy, 48 ans, qui a survécu à l’attaque terroriste, a déclaré avoir longtemps souffert de dépression et d’anxiété après les attentats. « Je suis intéressé d’entendre au procès les témoignages d’autres survivants. Je veux savoir comment ils ont traversé ces six années », a-t-il déclaré. « Quant aux accusés, je ne m’attends même pas à ce qu’ils parlent. »

Le ministre français de l’Intérieur, Gerald Dermanin, a mis en garde contre des tentatives de perpétration d’autres attentats terroristes. « La menace pour la France est élevée, surtout pendant le procès », a-t-il déclaré dans une interview à une station de radio avant le début du procès. « J’ai demandé aux forces de sécurité de rester vigilants. Il a annoncé que plus d’un millier de policiers sécuriseraient le procès, et que ceux autorisés à se trouver à proximité de la salle d’audience ou dans les salles à partir desquelles les audiences seraient retransmises devraient passer plusieurs points de contrôle.

 

🔳 ANNONCE 🔳