DĂ©pendance Ă  l’alcool? C’est terminĂ© ! Grâce Ă  une dĂ©couverte israĂ©lienne !

 

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Des chercheurs en IsraĂ«l et Ă  San Francisco ont dĂ©couvert dans le cerveau, la zone de mĂ©moire chez les rats, responsable de la dĂ©pendance Ă  l’alcool.  Les tests sur les humains sont attendus prochainement.  Les rĂ©sultats peuvent Ă©galement conduire au traitement du manque de nicotine.

Les chercheurs amĂ©ricains et israĂ©liens ont identifiĂ©, et ont rĂ©ussi Ă  dĂ©sactiver la zone responsable des envies d’alcool, ce qui empĂŞche les rongeurs de boire.

Les chercheurs, dirigĂ©s par le Dr Segev Barak, responsable de la section des sciences psychologiques de l’École Sagol of Neuroscience de l’UniversitĂ© de Tel Aviv, ainsi que Dorit Ron et Janak, patricien de l’UniversitĂ© de Californie Ă  San Francisco ont publiĂ©, ce dimanche, les rĂ©sultats en ligne sur le site Nature Neuroscience. L’Ă©tude a Ă©tĂ© menĂ©e Ă  l’UniversitĂ© de Californie, Ă  San Francisco, dans le laboratoire du professeur Ron Dorit.

Bien que la recherche a Ă©tĂ© menĂ©e sur des animaux de laboratoire, les auteurs annoncent que des Ă©tudes similaires seront bientĂ´t testĂ©es chez l’homme, car cette Ă©tude ouvre la voie pour le traitement d’autres addictions comme le tabac.

« L’une des principales causes de la rechute chez les alcooliques, est dĂ©clenchĂ©e par la zone mĂ©moire dans le cerveau, comme par exemple, aller dans un bar, ou l’odeur ou le goĂ»t de l’alcool», a dĂ©clarĂ© Barak, :  « Ce que nous avons appris, c’est que lorsque les rats ont Ă©tĂ© exposĂ©s Ă  l’odeur ou au goĂ»t de l’alcool, il y avait une petite fenĂŞtre d’opportunitĂ© pour cibler la zone du cerveau dans la zone mĂ©moire qui rappelle ce besoin d’alcool. Notre dĂ©couverte pourrait permettre d’affaiblir ou effacer la mĂ©moire et donc l’envie.  »

Dans l’Ă©tude, les chercheurs ont entraĂ®nĂ© des rats Ă  boire volontairement une solution d’alcool de 20%  dans des chambres spĂ©ciales en poussant des leviers, et ils buvaient de grande quantitĂ© d’alcool pendant trois mois. Ils ont ensuite Ă©tĂ© soumis Ă  une pĂ©riode de 10 jours d’abstinence d’alcool.

Plus tard, les animaux ont Ă©tĂ© exposĂ©s Ă  l’alcool, soit par l’odorat ou le goĂ»t. Dans la première partie de l’expĂ©rience, les rongeurs ont ensuite Ă©tĂ© tuĂ©s (sous anesthĂ©sie) et leurs cerveaux analysĂ©s afin d’identifier la voie neuronale qui extrait et reconsolide  la mĂ©moire de l’alcool. Ils ont trouvĂ© l’activation d’une voie molĂ©culaire appelĂ© la cible mammalienne de la rapamycine complexe 1 (ou, mTORC1). Cette zone est spĂ©cifique Ă  une rĂ©gion sĂ©lectionnĂ©e de l’amygdale, une structure liĂ©e Ă  des rĂ©actions Ă©motionnelles et de sevrage de l’alcool, et les rĂ©gions corticales impliquĂ©es dans le traitement de la mĂ©moire.

Dans la deuxième partie. les chercheurs ont tentĂ© d’empĂŞcher la reconsolidation de la mĂ©moire, ce qui Ă©vite la rechute. Ils ont dĂ©couvert que lorsque l’on a montrĂ© aux rats une petite goutte d’alcool, l’odeur et le goĂ»t a activĂ© la voie mTORC1. Une fois activĂ©, l’alcool mĂ©moire Ă©tait stabilisĂ©e (reconsolidĂ©) et les rats ont rechutĂ© les jours suivants, ce qui signifie dans ce cas, qu’ils ont poussĂ© le levier pour boire plus d’alcool.

Cependant, chez le rat, oĂą la voie mTORC1 a Ă©tĂ© dĂ©sactivĂ©e Ă  l’aide d’un mĂ©dicament appelĂ© rapamycine, il n’y avait pas de rechute Ă  l’alcool et la consommation a Ă©tĂ© interrompue pendant 14 jours .

« L’odeur et le goĂ»t de l’alcool qui sont des signaux forts ont ciblĂ© la mĂ©moire spĂ©cifiquement sans affecter d’autres souvenirs (comme une envie de sucre, par exemple) », a dĂ©clarĂ© Barak, qui a ajoutĂ© qu’il a fait des Ă©tudes du cerveau pendant de nombreuses annĂ©es et il n’a jamais vu une si forte attirance spĂ©cifique dans le cerveau.

L’Ă©tude est une «première Ă©tape importante dans la recherche, mais d’autres Ă©tudes sont nĂ©cessaires pour dĂ©terminer si la rapamycine – un mĂ©dicament actuellement approuvĂ© comme immunosuppresseur pour les patients transplantĂ©s rĂ©naux – aurait le mĂŞme effet chez l’homme.

«L’un des principaux problèmes de l’alcoolisme est la rechute, et il n’y a pas beaucoup de traitements. MĂŞme avec un traitement efficace, 70% Ă  80% des patients vont rechuter dans la première annĂ©e », a dit Barak. «C’est vraiment passionnant que nous ayons trouver le moyen d’effacer complètement de la mĂ©moire l’attirance Ă  l’alcool et ainsi prĂ©venir les rechutes chez ces animaux. Cela pourrait ĂŞtre une rĂ©volution dans les mĂ©thodes de traitement de la dĂ©pendance, mais aussi effacer les souvenirs indĂ©sirables et manipuler ainsi les dĂ©clencheurs du cerveau qui sont si problĂ©matique pour les personnes souffrant d’une dĂ©pendance « a-t-il dit.

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