Depuis les troubles dans les villes israélo/arabes, les femmes juives quittent leur conjoint arabe

La situation sĂ©curitaire difficile, sous la forme de l’opĂ©ration militaire dans la bande de Gaza et de la violence arabe dans les villes concernĂ©es, a créé de grandes difficultĂ©s parmi de nombreux civils menacĂ©s par les roquettes du Hamas et les Ă©meutes Ă  travers le pays. Mais il y a ceux qui ont profitĂ© des Ă©vĂ©nements rĂ©cents pour abandonner leur passĂ© et ouvrir un nouveau chapitre dans leur vie. Yad Laachim note que bon nombre de femmes qui dirigeaient un système relativement matrimonial avec des membres de minoritĂ©s ont choisi de rompre les liens avec elles en raison de la situation.

« Mon partenaire a promis de se convertir », explique S., qui avait jusqu’Ă  rĂ©cemment une relation amoureuse avec un partenaire arabe. « Mais dernièrement, je l’ai seulement entendu parler contre le peuple juif et j’ai rĂ©alisĂ© qu’il aimait son peuple et n’avait pas vraiment l’intention de se convertir comme il l’avait promis. Je suis heureuse d’avoir compris cela Ă  temps et d’avoir une autre opportunitĂ© de revenir en arrière. « 

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Sapir (pseudonyme) 25 ans a grandi dans une famille religieuse et pendant son service national elle a rencontrĂ© un jeune arabe. La relation s’est transformĂ©e en une relation amoureuse et elle Ă©tait sĂ»re d’avoir trouvĂ© son futur mari. Suite aux incidents de violence dans les villes concernĂ©es, elle a commencĂ© Ă  contester son choix et en a parlĂ© avec l’un des faits sociaux de Yad Laachim.

« Il aime se lancer dans ces conversations », a-t-elle Ă©crit, ajoutant qu’il est « contre la violence et tous les lynchages qui se dĂ©roulent dans le pays. Mais il ne justifie pas non plus notre cĂ´tĂ©. Comme si nous en Ă©tions la cause « . Elle a poursuivi en disant qu’elle Ă©tait en train de lui dire au revoir : « Lentement, je commence Ă  choisir cela, je n’y vais pas… Tous les Ă©vĂ©nements qui se produisent maintenant aident davantage Ă  choisir notre camp, en termes d’adaptation et en termes de sionisme. »

Naama (pseudonyme), 40 ans, originaire du sud du pays, a choisi de rompre avec le bĂ©douin avec qui elle vit depuis l’âge de 20 ans. Elle a Ă©tĂ© pendant des annĂ©es la seconde Ă©pouse d’une personne dĂ©jĂ  mariĂ©e Ă  une autre et le père de huit enfants. MĂŞme avant les Ă©meutes, elle a dĂ©cidĂ© de le quitter après avoir reçu une proposition de mariage de sa part et leur fils commun est nĂ©. Elle avait rĂ©cemment commencĂ© Ă  rĂ©flĂ©chir au geste qu’elle avait fait et envisageait de retourner dans ses bras, mais les rĂ©cents incidents de sĂ©curitĂ© l’ont convaincue du contraire. « Je suis arrivĂ©e Ă  la conclusion », Ă©crit-elle au reprĂ©sentant de l’association qui l’accompagnait, « qu’ils n’ont pas la foi et qu’ils sont avec les Arabes de Gaza et pas vraiment des citoyens du pays… Je suis contente que j’ai coupĂ© complètement ma relation avec lui. « 

« Il y a trois rĂ©actions principales chez les patients : la rĂ©pression, la sĂ©paration (« ce n’est pas mon partenaire arabe, c’est eux ») et la prise de conscience », explique Bruria, assistante sociale Ă  Yad Laachim. Elle note qu’« il s’agit d’une pĂ©riode très complexe pour les femmes qui vivaient dans la sociĂ©tĂ© musulmane et leurs enfants, d’autant plus que cette fois l’opĂ©ration n’a pas seulement Ă©tĂ© menĂ©e entre le Hamas et IsraĂ«l mais s’est Ă©galement dĂ©roulĂ©e en IsraĂ«l dans les villes concernĂ©es ». L’association rappelle qu’outre la complexitĂ© Ă  laquelle font face les femmes, celles qui se trouvent dans la situation problĂ©matique et sont souvent entre le marteau et l’enclume sont les enfants en commun.

Michal (pseudonyme) Ă©tait en couple avec un Arabe depuis 11 ans et ils ont mĂŞme eu des enfants. Elle a dĂ©clarĂ© qu’il l’avait traitĂ©e verbalement et financièrement, l’avait enfermĂ©e chez elle, l’avait soupçonnĂ©e de tout acte qu’elle avait commis et l’avait traitĂ©e comme une « femme de chambre ». Suite Ă  son comportement, elle a choisi de le quitter avant que ses enfants ne grandissent, mais la rĂ©alitĂ© rĂ©cente a aggravĂ© la grande difficultĂ© de sa vie.

Il y a environ un an, au dĂ©but de la crise de Corona, son fils aĂ®nĂ© a dĂ©cidĂ© qu’il Ă©tait intĂ©ressĂ© Ă  vivre avec son père dans l’une des villes concernĂ©es. Selon elle, il a Ă©tĂ© incitĂ© par son père et l’affaire s’est encore intensifiĂ©e lors de la dernière pĂ©riode de tensions sĂ©curitaires.

« Mon fils est avec son père et il est exposĂ© Ă  tout ce qui s’y passe. Toute la violence et toute l’incitation et le mal », a-t-elle Ă©crit Ă  l’assistante sociale de Yad Laachim qui l’accompagne, elle et ses enfants. « Mon fils est très affectĂ© par son environnement et sa famille… J’ai l’impression de le perdre complètement Ă  cause de cette situation. Comme s’il prĂ©fĂ©rait l’autre cĂ´tĂ© malheureusement. Il n’y a pas grand chose Ă  faire. »

L’association souligne que les rĂ©cents Ă©vĂ©nements sont l’occasion pour de nombreuses femmes en contact avec des minoritĂ©s d’affiner leurs positions et leur vision du monde et leur permettent de rompre plus facilement les liens avec elles. Les rĂ©cents Ă©vĂ©nements sont une bonne occasion pour nos patients de se rappeler, ainsi qu’Ă  leurs enfants, qui nous sommes et quelle est notre identitĂ© », explique une conseillère parentale de l’association, Sufiya Ben-Pezi. Bien sĂ»r, nous devons contenir la complexitĂ© et nous rappeler, ainsi qu’Ă  notre enfant, que nous ne combattons pas une personne en particulier mais la nation arabe qui essaie de nous affaiblir. Mais nous devons crĂ©er pour nous-mĂŞmes et notre enfant, dès maintenant, une identitĂ© juive fière et claire. »

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